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dimanche 23 avril 2017

❄ Update Lecture de ma PAL d'hiver ❄ #2

Comment ça, on est au printemps ?

Bon, je te l'accorde, je suis un poil à en retard dans mes updates lecture. Il était prévu que La Passe-Miroir (Tome 1), Les Fiancés de l'Hiver soit intégrée à cet article mais il s'est avéré que j'avais un peu trop à dire à son sujet. Cette lecture fera donc l'objet d'un article qui lui sera spécialement consacré prochainement.

Il nous reste tout de même quatre titres à chroniquer ensemble, donc commençons sans plus tarder !


Dash & Lily's Book of Dares - Rachel Cohn & David Levithan

Dash & Lily's Book of Dares - Rachel Cohn & David Levithan ★★★☆☆

4ème de couv' : "J'ai laissé quelques indices pour toi. Si tu les veux, tourne la page. Si tu ne les veux pas, s'il te plaît, repose le carnet sur l'étagère."
Lily a laissé un carnet rouge rempli de challenges sur une étagère de sa librairie favorite, dans l'attente qu'un garçon arrive et accepte le défi. Dash, de mauvaise humeur pendant les vacances de fin d'année, est le premier garçon à ramasser le carnet et à relever les challenge.
Ce qui suit est une romance tourbillonnante qui amène Dash et Lily a échangé leurs défis, leurs rêves et leurs désirs à travers le carnet qu'ils se passent et se repassent un peu partout dans New York. Mais les réelles versions d'eux-même peuvent-elles s'entendre aussi bien que celles dévoilées dans le carnet ? Ou leur chasse au trésor se terminera-t-elle par une incompatibilité aux conséquences désastreuses ?"

Cette lecture a été une moins mauvaise surprise que ce à quoi je m'attendais. À la base, je voulais attendre que le livre sorte en français, parce que je suis pas très fan de la lecture de roman en... autre chose que du français, mais ne voyant rien venir, j'ai décidé de me lancer en VO.

Comme je l'évoquais dans un article précédent, Lily a été un tout petit peu cliché pour mon appréciation mais Dash a été un personnage d'une qualité tout à fait décente. Le principe d'une rencontre en librairie via un carnet de "gages" était ma foi honnête et mignonne et même un peu vendeuse de rêve à toute âme un tant soit peu romantique (et un petit peu geek). Je dirai que les deux tiers de l'histoire remplissent leur job comme il faut. Le dernier tiers, à mes yeux, ressemble plutôt à du remplissage.  Genre "l'éditeur a demandé un bouquin de 260 pages et on en a que 180, donc qu'est-ce qu'on fait ?". L'histoire du chien, du lancer de bébé et du commissariat m'a semblé un peu trop wtf-qui-est-sorti-de-derrière-les-fagots. Heureusement que les quelques dernières pages rattrapent un peu le truc et font retomber l'histoire sur ses pattes.

Malgré un petit bémol, je reste donc sur une lecture sympathique. À garder pour les périodes de fêtes, quand on a envie d'une lecture légère, sans prises de tête et rapide.



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La Princesse des Glaces - Camilla Läckberg

La Princesse des Glaces - Camilla Läckberg ★★★★☆

4ème de couv' : "Erica Falck, trentenaire installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise où elle écrit des biographies, découvre le cadavre aux poignets tailladés d'une amie d'enfance dans une baignoire d'eau gelée. Impliquée malgré elle dans l'enquête, Erica est vite convaincue qu'il ne s'agit pas d'un suicide. Elle se lance à la conquête de la vérité et met au jour, dans la petite société provinciale qu'elle croyait bien connaître, des secrets détestables..."

(J'ai légèrement tronqué cette quatrième, qui en révèle beaucoup trop à mon goût.)

La Princesse des Glaces est le premier tome d'une série mettant en scène Erica Falck, une auteure suédoise qui va se retrouver impliquée malgré elle dans une enquête policière sur une affaire de faits divers. Chacun des 9 tomes que comporte pour le moment la série correspond à une enquête.

Les deux premiers volumes des aventures d'Erica m'ont été offerts par ma soeur pour Noël et ma foi, c'était plutôt un bon choix. C'est typiquement le genre de lecture que j'aime beaucoup, avec une écriture soignée et facile, des personnages crédibles, une histoire fouillée et un environnement travaillé. On rentre très vite dans l'atmosphère de la petite ville de Fjällbacka et de ses environs, dépeinte de manière très réaliste. L'enquête est plutôt bien menée avec des révélations et des rebondissements tout au long de la lecture.
J'ai un tout petit moins apprécié les sortes de mini-cliffhangers de fin de paragraphe/chapitre où il est dit qu'un personnage découvre quelque chose d'important (mais sans préciser quoi) avant de changer complètement de scène et de ne dévoiler l'indice que bien plus tard. Je trouve que l'histoire n'a pas besoin d'un procédé aussi artificiel pour tenir son lecteur en haleine.

En dehors de cette réticence, la plume de Camilla Läckberg est vraiment une jolie découverte et je lirai les différentes suites de cette saga avec plaisir. J'ai d'ailleurs déjà lu le deuxième tome, donc je vous parle tout de suite et ci-dessous.

Le Prédicateur - Camilla Lackberg ★★★☆☆

Pas de 4ème ! Elle révèle beaucoup trop d'éléments du premier et du deuxième tome ;-).

Je ne vais pas passer trop de temps sur ce deuxième volume, étant donné que mon avis est globalement et sensiblement le même que le premier. À noter que j'ai tout de même un peu moins aimé cette deuxième enquête que j'ai trouvé un peu plus laborieuse. Disons que ça tournait légèrement en rond et qu'il y avait un petit moins de rebondissements que sur le premier tome. Je ne m'attendais pas non plus à ce qu'Erica soit autant en retrait dans cette histoire. Elle a quelques circonstances atténuantes mais j'espère que ce sera plus équilibré par la suite.

En dehors de ça, Camilla Lackberg est toujours très agréable à lire et il me tarde de découvrir les tomes suivants !

Note : Si le premier tome se passant en plein hiver était adapté à la PAL, le second qui se déroule en plein été caniculaire mérite sans doute d'être lu sous des températures plus élevées.



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Peur Blanche - Ken Follett

Peur Blanche - Ken Follett ★★★☆☆

4ème de couv' : "Vent de panique sur la Grande-Bretagne : un échantillon du virus Madoba-2a disparu du laboratoire Oxenford Medical. Le Madoba-2, contre lequel Oxenford cherchait à créer un vaccin, pourrait devenir une arme biologique effroyable, susceptible de contaminer une ville entière en quelques heures.
Alors qu'Antonia, l'ancienne flic devenue responsable de la sécurité, tente de contrôler la situation et de contenir les médias, un groupe de preneur d'otages séquestre le P-DG, Stanley Oxenford, et sa famille...
Que veulent-ils ? Qui leur a donné les informations confidentielles ayant permis cette offensive ?"

Il faut savoir que je lis du Ken Follett sans même me renseigner sur le sujet du bouquin avant de l'ouvrir. Quand je tombe sur l'un de ses titres en occasion, je l'achète et je me dis que ça me fera une lecture sympa et accessible entre un pavé et un livre compliqué. Peur blanche n'a pas dérogé à la règle.

J'aime toujours autant les qualités de conteur de Follett. Je suis très admirative de sa capacité à créer un univers réaliste et à y injecter des personnages crédibles et avec de la substance en quelques pages. Je serais curieuse de pouvoir l'observer faire ses recherches et ses entretiens préliminaires avant l'écriture de ses roman.
Dans Peur Blanche, il y a finalement peu de lieux, peu de temps mais un certain nombre de personnages. L'atmosphère de confinement, d'angoisse et d'urgence donne assez facilement envie de tourner les pages pour arriver à la fin. Rien de transcendant mais rien de décevant : en somme, un bon classique pour les amateurs du style et de la tonalité de Follett.



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Tu peux retrouver la première partie de mon update lecture de ma PAL hivernale en cliquant ICI.

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Ce sera tout pour cet update ! Je te parle du premier tome de La Passe-Miroir tout bientôt, probablement dès la semaine prochaine. En attendant, n'hésite pas à me dire si tu as lu l'un des livres évoqués ci-dessus et ce que tu en as pensé !


Lily

dimanche 7 février 2016

Bilan : Mes dernières lectures! (Follett, Zweig & King)

Ne serait-il pas temps de faire un bilan de mes dernières lectures? Leur point commun pour cette édition est de toutes provenir des entrepôts de Recyclivre. Ce qui veut dire que les livres évoqués ci-dessous m'ont coûté moins de 3€ chacun. Ça fait un bilan à moins de 10€, parfaitement. Et pour le prix, il y en avait pour tous les goûts!


Paper Money - Ken Follett
4ème de couv' : Londres, années 1970. Un homme politique en vue s'éveille au côté d'une parfaite inconnue, tandis qu'une Rolls-Royce guette au pied de l'immeuble. Au même moment, un mafieux rassemble ses hommes de main et un magnat de l'édition décide de se retirer des affaires. Le soleil se lève sur la capitale britannique, amorçant une rafale d'événements : braquage, explosions, chantage, tentative de suicide, OPA, tirs en chevrotine... Une avalanche d'informations sans rapport apparent déferle sur la rédaction de l'Evening Post. Les journaliste parviendront-ils à assembler les pièces du puzzle à temps pour l'édition du soir?

Paper Money - Ken Follett ★★★☆☆
Lui, ça fait un moment que je l'ai lu, et j'en avais pris aucune note donc la chronique risque d'être coton. Mais allons-y, vivons dangereusement! 
Ken Follett, c'est un peu mon Go-to auteur depuis que je suis tombée amoureuse des Piliers de la Terre. Quand je tombe sur un de ses titres, limite j'achète sans regarder la quatrième. Je sais que, quoi qu'il arrive, je passerai un bon moment. J'ai acquis Paper Money dans les mêmes circonstances. Je l'avais acheté pour trois fois rien chez Recyclivre.
Paper Money a été une lecture plutôt rapide. Un peu plus de 300 pages de thriller, quand ce n'est pas trop mauvais, ça fait rarement long feu. Celui-ci est un peu particulier puisqu'il n'a pas de personnage principal, mais une narration polyphonique de personnages dont les liens se révèlent au fur et à mesure de la lecture. C'est un peu déstabilisant au départ, mais si on ne traine pas dans sa lecture, on finit par s'y retrouver. Les ingrédients de Paper Money ne sont pas surprenants pour un thriller et pourrait être aisément deviné en décortiquant le titre : finance, édition, politique, journalisme... Et quelques brigands issus de la mafia pour pimenter le décor. Très honnêtement, si vous n'avez jamais lu de Ken Follett avant, ce n'est pas par Paper Money que je vous conseillerais de commencer. Bien que j'ai trouvé l'immersion au sein de la rédaction d'un quotidien londonien des années 70 particulièrement intéressante, mais c'est sans doute mon côté communicante.
Cet auteur a un don, pour créer une ambiance et raconter une histoire comme peu de gens en sont capables. Chaque fois que j'ouvre l'un de ses livres, j'ai un peu le sentiment de m'asseoir devant un feu de camp pour écouter un vieux sage conter une histoire. Son ton pour le récit est magique, et j'en suis assez fan. 

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Running Man - Stephen King
4ème de couv : Ben est désespéré de voir son bébé s'éteindre à petit feu. Chômeur, il n'a plus rien pour acheter les médicaments susceptibles de le sauver. Alors il décide, lui, l'anticonformiste, de participer au symbole même de cette société qu'il abhorre : La Grande Traque, le jeu vedette de la télévision. Pendant un mois, il va être la proie d'un groupe d'impitoyables Chasseurs surentraînés, qui n'auront pour seul but de sa mise à mort. La course-poursuite sera retransmise en direct, et suivie par des millions de téléspectateurs prêts à lui mettre des bâtons dans les roues pour pimenter le spectacle. S'il survit cependant, il touchera un milliard de dollars. Le jeu existe depuis six ans maintenant. Et aucun candidats n'a encore gagné...

Running Man - Stephen King ★★☆☆☆
Je dois vous avouer que j'ai acheté ce livre en le prenant pour un autre. J'avais en tête Marche ou Crève et c'était en fait Running Man. Pour ma défense, les deux sont à propos d'un jeu dans une société dystopique. Puis running et marcher c'est presque pareil. Alors bon.
Je suis assez mitigée à propos de ce bouquin. Dans un sens, il est effrayant parce qu'il semble encore trop d'actualité. En une ligne est notamment évoquée la loi martiale en vigueur en France. De ce que j'ai compris c'est une loi qui dit, en gros, que l'armée a temporairement le pouvoir et toute autorité sur le territoire (je ne suis pas experte alors ne me jetez pas de cailloux si c'est inexact). Quand tu lis ça après novembre 2015 et juste après la déclaration de l'état d'urgence, ça a tendance à refroidir un peu.
D'un autre côté, j'ai eu l'impression que tout le côté technologique a moins bien vieilli. Certes, il y a des Libertels (l'équivalent de la télévision) dans pratiquement tous les foyers. Mais de nos jours, son omniprésence est un peu contre-balancée par les ordinateurs, les smartphones et internet en général. Ça, Stephen King ne pouvait pas le deviner mais du coup quand on lit Running Man en 2016, c'est tout de suite un peu moins réaliste.
D'autres points sur lesquels j'ai des réserves. Le personnage principal d'abord. Je n'ai pas encore lu énormément de King, mais j'ai l'impression qu'il aime bien les personnages de connards ingénieux à la moralité douteuse. Ok, son objectif est noble mais on se parle des moyens pour y arriver? Je ne suis pas très partisane du désespoir comme justification de tous les actes. Ça donne rarement des résultats très heureux. Et puis je n'ai jamais eu beaucoup de respect pour les gens qui renoncent à leurs principes.
Face à l'individualité de Ben Richards (c'est le personnage principal), il y a cette masse gigantesque, informe et multi-faces de l'opinion publique. Omniprésente, dangereuse et rarement alliée, Stephen King montre surtout à quel point elle est manipulable et stupide. Une vision assez unilatérale qui m'a un peu gênée.
Le dernier point qui m'a un peu dérangée est surtout structurel. Le livre s'ouvre sur un compte à rebours à 100. Tout au long du livre, il s'égraine implacablement et j'ai trouvé le procédé un peu... lourdingue. À part créer un rythme et un suspense artificiel, ça n'apporte rien. Pire, les chiffres du "chrono" ne correspondent à rien. Ni à des jours, ni à des heures, ni à des étapes ou quoi que ce soit. On ne sait pas pourquoi le compte à rebours descend à un moment et pas à l'autre. Pour moi, ce n'était pas vraiment une bonne idée.

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Le Joueur d'échecs - Stefan Zweig
4ème couv' : Qui est cet inconnu capable d'en remontrer au grand Czentovic, le champion du monde d'échecs, véritable prodige aussi frustre qu'antipathique? Peut-on croire, comme il l'affirme, qu'il n'a pas joué depuis plus de vingt ans? Les circonstances dans lesquelles l'homme a acquis cette science sont terribles. Elles nous renvoient aux expérimentations nazies sur les effets de l'isolement absolu, lorsque, aux frontières de la folie, entre deux interrogatoires, le cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges. Une fable inquiétante, fantastique, qui "pourrait servir d'illustration à la charmante époque où nous vivions".

Le Joueur d'Échecs - Stefan Zweig ★★★★☆
J'attendais beaucoup de cette histoire. Mais comme je m'en suis rapidement rendue compte, c'est une nouvelle, et les nouvelles sont frustrantes. Je crois que je suis fascinée par le jeu d'échecs depuis que j'ai découvert sa version sorcier dans Harry Potter à l'École des Sorciers. J'ai grossièrement appris à jouer (je connais le but du jeu et le déplacement des pièces en gros) mais je n'ai pas encore trouvé la patience de pratiquer. Mais devenir championne d'échecs fait partie de mes résolutions pour l'année 2023, alors je ne perds pas espoir. Bref, ma vie n'est pas passionnante et ce n'est pas le sujet.
L'idée de la nouvelle Le Joueur d'Échecs était bonne et son application prometteuse. Très astucieusement, Stefan Zweig a décidé deux formes d'intelligences très différentes. Celle de Czentovic, le champion d'échecs qui est une intelligence brute, physique et moquée par la plupart des gens. Czentovic n'est pas capable de jouer virtuellement, il est obligé d'avoir les pièces en main pour pouvoir jouer. Face à lui l'inconnu qui lui, de part son histoire, n'a pratiquement joué que dans sa tête et dans son imagination. J'ai trouvé judicieux de la part de Zweig de mettre en évidence cette distinction. Les gens oublient trop souvent que, à l'égard de bien d'autres concepts abstraits, les formes d'expression de l'intelligence sont multiples.
Malheureusement, je ne peux pas vous en dire beaucoup plus. La nouvelle fait à peine 80 pages et vous dévoiler quoi que ce soit d'autres vous spoilerait probablement tout. Sachez simplement le récit de l'inconnu est à la fois terrible et fascinant. Tellement fascinant que, dans ma curiosité morbide, je me suis demandée comment je pouvais tenter l' "expérience" (du moins sur une durée raisonnable d'un jour ou deux). La logistique me semble un peu compliquée pour le moment, et ça m'intéresserait beaucoup de savoir comment j'y réagirai. Si je tente le coup un jour, je vous tiendrai au courant.
Mais pour revenir au récit je ne pourrais conclure qu'en disant : dommage qu'il est été si court.



Vous avez lu certains de ces titres?
Vous en avez pensez quoi?
Certains sont dans votre PAL ou sur votre Wishlist?
Dites-moi tout! 




xoxo
Lily