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dimanche 1 octobre 2017

Update lecture : une jolie plume, un genre particulier et Row-Row.


Je continue de vider ma Pile à Chroniquer avec deux livres dont on a beaucoup entendu parler sur la blogo et la booktubosphère et le troisième volume des enquêtes du détective privé Cormoran Strike. Pour connaître le verdict, c'est tout de suite !

Le livre de Perle - Timothée de Fombelle

Le Livre de Perle - Timothée de Fombelle
★★★★☆

Quatrième de couv' : Tombé dans notre monde une nuit d'orage, un homme emprunte le nom de Joshua Perle. Commence alors pour lui une vie fugitive, une quête mystérieuse. Mais ceux qui l'ont banni et le traquent le laisseront-ils trouver le chemin du retour ? Perle a-t-il raison de pense que la fille qu'il aime l'attend toujours là-bas ?

Le Livre de Perle est une histoire dont j'avais souvent entendu parler sans vraiment saisir de quoi elle parlait. Tout ce que je savais, c'est qu'elle avait beaucoup plu à pas mal de gens. J'ai profité de sa sortie en poche pour l'acquérir et de l'été pour le sortir de ma PAL.
Ce que je peux dire dans un premier temps, c'est que je suis tombée immédiatement sous le charme de la plume de Timothée de Fombelle. Il y a, dans son style, une simplicité, une pureté et une poésie qui sont vraiment très agréables. En une douzaine de pages, j'avais déjà relevé de nombreuses petites pépites de phrases, d'expressions et d'assemblages de mots.

Citation Le livre de Perle - Timothée de Fombelle

L'histoire en elle-même est sans doute aussi douce que les mots qui la racontent. Elle joue sur la magie, sur l'imaginaire, sur les croyances de l'enfance et celles qu'on a choisi de conserver à l'âge adulte. J'ai passé un joli moment de lecture et je serais bien curieuse de continuer à explorer l'univers si prometteur de l'auteur (si je n'avais pas déjà 91 autres trucs à lire, évidemment).

Citation Le livre de Perle - Timothée de Fombelle

Citation Le livre de Perle - Timothée de Fombelle


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Wild Cheryl Strayed

Wild - Cheryl Strayed
★★★☆☆

Quatrième de couv' : Lorsque, sur un coup de tête, Cheryl Strayed enfile son sac à dos, elle n'a aucune idée de ce qui l'attend. Tout ce qu'elle sait, c'est que sa vie est un désastre. Entre une mère trop aimée, brutalement disparue, un divorce douloureux et un lourd passé de junky, Cheryl vacille. Pour tenir debout et affronter les fantômes de son passé, la jeune femme n'a aucune réponse, mais un point de fuite : tout quitter pour une randonnée sur le "Chemin des crêtes du Pacifique". Lancée au coeur d'une nature immense et sauvage, seule sous un sac à dos trop lourd, elle doit avancer pour survivre, sur 1700 kilomètres d'épuisement et d'effort, et réussir à atteindre le bout d'elle-même.

Wild est ma deuxième expérience avec le nature writing. Ma première n'ayant pas franchement été concluante, je n'attendais pas grand chose de celle-ci. Ça tombe bien, puisque je n'en ai pas tiré grand chose. En fait, je crois que j'aime bien le nature writing. J'aime lire des récits de vie loin du confort citadin, j'aime lire les descriptions de paysages sauvages ou quasi-sauvages et j'aime lire le quotidien de ces personnes qui choisissent d'y vivre un moment ou de les traverser. Mon problème je crois, et que je n'aime pas les gens qui écrivent du nature writing. Tu m'diras, comme je n'aime pas grand monde, ce n'est guère surprenant.
Habituellement, ne pas aimer les auteurs ne pose pas beaucoup de soucis en lecture. Personnellement, je n'y ai jamais fait grandement attention. Dans ce genre particulier qu'est le nature writing, comme le récit tient d'avantage du carnet de bord ou du journal intime, c'est un peu plus gênant de ne pas particulièrement apprécier la personne qui écrit. Ou de n'avoir aucune empathie pour elle. Pour persister dans ce domaine de la littérature, mon objectif va donc être de trouver un livre de nature writing qui me parle et dont je sois susceptible d'apprécier l'auteur. Tout un programme. 
Navrée de ne pas être plus spécifique à propos du livre Wild en lui-même. Ce n'est pas une lecture qui m'a laissée une très grande impression, en dehors des faits que je viens d'exposer.

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La carrière du mal - Robert Galbraith

La Carrière du Mal - Robert Galbraith / J. K. Rowling
(3ème tome)
★★★★☆

Quatrième de couv' : En arrivant au bureau un matin, Robin - la jeune assistante du détective privé Cormoran Strike - trouve un colis qui lui est personnellement adressé. À l'intérieur : la jambe tranchée d'une femme. Pour Cormoran Strike, seuls quatre individus sont capables d'une telle atrocité. Quatre noms tout droit sortis de son propre passé. Persuadés que la police fait fausse route, Strike et Robin se lancent dans une enquête périlleuse, traquant un tueur psychopathe et fétichiste aux motivations insoupçonnables... 

Me voici lancée pour chroniquer la troisième aventure du détective Cormoran Strike et de son assistante/associée Robin Ellacott. Pour se faire, j'ai été relire mes avis sur L'Appel du Coucou et sur Le Ver à Soie, et, ma foi, j'avais oublié que le premier m'avait fait une aussi forte impression (même si le titre de l'article laisse pour le coup présager du contraire). 
Mon avis sur La Carrière du Mal est sensiblement le même que pour Le Ver à Soie. C'est toujours un véritable plaisir de retrouver Maman Rowling. À chaque fois, je me réjouis de me replonger dans l'atmosphère londonienne et britannique qu'elle sait si bien écrire, dans l'ambiance si particulière - et dont le réalisme semble tellement juste - du quotidien de Strike, dans la fluidité du récit qui fait tourner les pages sans s'en apercevoir.
Mon seul reproche est également le même que pour le tome précédent : celui d'un peu tirer en longueur. Dans ce troisième tome, quatre noms de suspects sont très vite formulés et on passe tout le livre à naviguer entre ces personnes, à tenter de les retrouver et de prouver leur innocence ou leur culpabilité. Je ne te dirai pas si le/la/les coupable(s) se trouve(nt) réellement parmi eux mais j'ai trouvé que ce procédé d'enquête faisait un peu tourner l'histoire en rond. C'était peut-être le but, tu m'diras, mais ce n'est pas ce dont je suis la plus fan.
En dehors de cela, j'ai de plus en plus d'affection pour Cormoran et pour sa relation avec Robin (et je continue de prier pour qu'ils ne soient jamais ensemble - même si je dois probablement être la seule) et j'attends avec de plus en plus d'impatience les tomes suivants. L'adaptation des romans en série n'est d'ailleurs pas complètement étrangère à cet attachement grandissant. La série Strike est vraiment réussie et respectueuse des livres - particulièrement de L'Appel du Coucou. Sans compter que Tom Burke et Holliday Grainger (ça ne s'invente pas...) sont les visages parfaits des personnages qu'ils incarnent. Bref, en livres ou en épisodes, je persiste à chaudement recommander.



Si tu as lu ces livres, que tu as envie de les lire ou que tu as un quelconque avis que tu aimerais partager sur un quelconque sujet ou une question ultra-précise dont tu penses que je pourrais détenir la mystérieuse réponse, je t'attends ci-dessous ! ;-).

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Lily

dimanche 3 septembre 2017

Update lecture : Max, Liesel & Dor à l'appel !


Il me semble cohérent, après mes mois d'absence et compte tenu de la pile de livres lus qui s'est accumulée ces derniers temps sur le coin de mon bureau, de revenir avec un petit update lecture. Histoire, au moins, de vérifier ce que j'en ai retenu.



Max - Sarah Cohen-Scali 

Quatrième de couv' :  « 19 avril 1936. Bientôt minuit. Je vais naître dans une minute exactement. Je vais voir le jour le 20 avril. Date anniversaire de notre Führer. »
Max est le prototype parfait du programme « Lebensborn ». Des femmes sélectionnées par les nazis mettent au monde des purs représentant de la race aryenne, jeunesse idéale destinée à régénérer l'Europe.


Si je me suis penchée sur le cas de Max, c'est parce que je trouvais l'idée de base intéressante. Raconter l'histoire et suivre le destin de ce gamin né sans amour et dont toute la vie a déjà été programmée me semblait prometteur. Ça avait un petit côté Voldemort assez attrayant. Le problème est que j'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire et ce, majoritairement à cause du parti pris pour l'aborder. Le personnage principal est le narrateur et raconte son histoire en s'adressant au lecteur. Sauf qu'il commence avant sa naissance, parle au présent et utilise un vocabulaire d'adulte. Ce qui fait qu'on se retrouve avec un foetus qui nous parle de pureté de race, de guerre et de déportation. Alors je comprends bien le projet (personnifier l'idéologie, montrer qu'elle était inculquée aux individus dès la naissance (voire la conception),...), mais comme la narration manque de réalisme, je trouve que la première partie de l'histoire manque de crédibilité. De fait, et malgré le fait que je plaçais beaucoup d'espoirs littéraires dans le personnage de Max/Konrad, je n'ai pas réussi à lier quelque chose avec ce lui.
MAIS ! Tout n'est pas perdu. Le véritable intérêt de cet histoire pour moi, c'était Lucjan/Lukas. Un jeune ado qui arrive, il me semble, un peu avant la moitié du livre et qui va construire un lien particulier avec Max/Konrad. Le personnage de Lucjan/Lukas est beau, et la relation qu'il noue avec Max/Konrad l'est sans doute encore plus. La deuxième moitié du bouquin vaut donc le coup. Et si j'ai mis beaucoup de temps à rentrer dans l'histoire, j'ai en revanche été beaucoup touchée par sa fin.
Donc si la thématique te branche, j'ai plutôt envie de dire pourquoi pas ?



La Voleuse de livres - Markus Zusak 

Quatrième de couv' : Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, plus rares encore ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la mort s'est arrêtée. Est-ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt ? Ou sa force extraordinaire face aux événements ? À moins que ce ne soit son secret... Celui qui l'a aidée à survivre et a même inspiré à la Mort ce joli surnom : la Voleuse de livres...


Cela faisait une éternité que j'entendais parler de ce bouquin. Pour une mystérieuse raison, j'avais associé son histoire à celle du conte d'Andersen, La petite fille aux allumettes - alors qu'il n'y a pas grand rapport entre les deux (du moins, d'après ce que je me souviens de l'histoire d'Andersen). Toujours est-il que j'en avais de grandes attentes parce que tout le monde en disait beaucoup de bien. Après lecture, je reconnais bien volontiers que c'est une belle histoire... dans laquelle je ne suis pas vraiment rentrée. Le choix du narrateur était original, des personnages comme Max ou Rudy ou même Hans m'ont plutôt plu mais... je ne sais pas. Je n'ai pas réussi à m'intéresser ou à m'impliquer dans l'histoire et j'ai mis beaucoup de temps à terminer La Voleuse de Livres. D'accord il fait plus de 600 pages mais tout de même. Peut-être que c'est à cause de Liesel avec laquelle je n'ai vraiment pas accroché du tout ou que j'ai simplement lu ce livre au mauvais moment mais je n'en garderai pas un souvenir impérissable. Pas mauvais, certes, mais pas impérissable.



Le Passeur du Temps - Mitch Albom 

Quatrième de couv' : Un jour, Dor commença à compter. Les secondes, les minutes, les heures. Il fut le premier à mesurer le temps. Le premier à vouloir l'arrêter aussi... Ce crime lui a valu d'être exilé dans une caverne, condamné à écouter toutes les suppliques de ceux qui vinrent après lui - encore quelques minutes, quelques heures, quelques années... Mais aujourd'hui Dor peut se racheter, en allant à la rencontre d'une jeune femme, prête à mettre fin à ses jours, et d'un riche homme d'affaires malade, désireux, lui, de vivre éternellement. Pour les sauver, pour se sauver, Dor va devoir leur apprendre la vraie valeur du temps.


Le Passeur du Temps est un livre dont j'ai relevé le titre depuis un moment déjà. Principalement, je dois l'avouer, parce que j'aimais beaucoup l'esthétique des horloges présentes sur la couverture. Je l'avais un peu de mis de côté parce que le synopsis ne me tentait finalement pas tant que ça. Et puis, en zonant sur internet, j'ai lu l'avis d'un lecteur qui estimait que Le Passeur de Temps n'était qu'une mauvaise reprise de La Voleuse de Livres. Comme j'avais déjà prévu d'en lire un, je me suis dit que c'était pas une mauvaise idée de faire le second dans la foulée.
D'abord je n'ai pas bien vu le rapport entre les deux bouquins. D'accord le narrateur/fil rouge de l'histoire est une sorte de personnification d'un concept finalement assez abstrait mais en dehors de ça, il n'y avait pas grande pertinence à la comparaison.
Pour le reste, l'histoire est courte et facile à lire. Elle n'est pas mauvaise mais n'apporte pas grand chose non plus. J'ai trouvé le traitement des thématiques assez superficiel. Ce n'est donc à mon sens pas une lecture indispensable.


Et toi, dis-moi si tu as déjà lu ces livres, ce que tu en as pensé ou un peu tout ce qui te passe par la tête et dont tu as envie de me parler ;-).


Lily

dimanche 27 novembre 2016

Les plus jolies citations de mes dernières lectures ♡

Cela fait longtemps que l'on ne s'est pas fait une petite sélection de jolies citations, non ? J'en ai quelques unes en stock grâce à mes récentes (re)lectures, je vous les propose donc aujourd'hui !

Citation Le Temps de la Colère

« La propriété est une affaire de pouvoir. L’appartenance, une question de soumission. »
Le Temps de la Colère - Tawni O’Dell

Pour lire la chronique sur Le Temps de la Colère, cliquez ici.


Citation Le Temps de la Colère

« Survivre n’est pas seulement un instinct, mais aussi un art. » 
Le Temps de la Colère - Tawni O’Dell

Pour lire la chronique sur Le Temps de la Colère, cliquez ici.


Citation Chronique d'une mort annoncée

« Le plus insupportable pour eux dans leur prison avait dû être la lucidité. » 
Chronique d’une mort annoncée - Gabriel Garcia Marquez


Pour lire la chronique sur Chronique d'une mort annoncée, cliquez ici.

Citation S. JJ Abrams

« Voyagez-vous toujours avec des ouvrages aussi encombrants ?  Je me méfie de quiconque n’agirait pas à l’avenant. » 
S. - J.J.Abrams & Doug Dorst

Pour lire la chronique sur S., cliquez ici.

Citation S. JJ Abrams
« Pendant quelques minutes, il est plus important d’assimiler le grand spectacle que de se préoccuper de l’affaire urgente consistant à rester en vie. » 
S. - J.J.Abrams & Doug Dorst

Pour lire la chronique sur S., cliquez ici.


Alors, laquelle préférez-vous ou vous parle le plus ?
Des citations qui vous ont marqué(e) récemment ?



xoxo
Lily

dimanche 4 septembre 2016

5 choses que j'ai apprises dans les romans pour ados

Je suis actuellement en train de relire la série Quatre filles et un jean. J'avais commencé à lire les premiers tomes à leur sortie au début des années 2000 et puis j'avais sûrement dû predre l'intérêt en grandissant. Tout récemment, je me suis aperçu qu'ils en avaient fait des films (en 2005 et 2008) donc je me suis dit que c'était l'occasion de relire (et de terminer) la série avant de jeter un oeil à leurs adaptations.

romans ados jeunesse
4ème de couv' (avec beaucoup de points de suspension...) : Ma première s'appelle Carmen. Elle est brune et trouve ses fesses un peu grosses. Très attachée aux gens qu'elle aime, elle se montre parfois d'une franchise désarmante. Elle a aussi un énorme problème avec son père...
Ma deuxième s'appelle Tibby. Elle ne fait pas son âge, ne s'habille pas très fille. Et si elle joue les rebelles, c'est pour mieux masquer sa grande sensibilité. Une rencontre inattendue va bouleverser sa vie...
Ma troisième s'appelle Bridget. Elle est blonde sexy, volontaire mais au fond si vulnérable. Quand elle veut quelque chose, elle l'obtient. Surtout s'il s'agit d'un garçon. Au risque d'aller trop loin...
Ma quatrième s'appelle Lena. Elle est brune, superbe. Timide et farouche, elle refuse souvent d'écouter ce que lui dit son coeur. Mais le soleil de Grèce va réveiller en elle des sentiments inconnus...
Mon cinquième est un jean. Symbole de leur amitié, il va passer de fille en fille. Il les accompagnera le temps d'un été, un été qui changera leurs vies pour toujours.
Mon tout est un roman drôle, sensible, intelligent où se mêlent subtilement les voix de quatre adolescentes qui rient, souffrent parfois, grandissent et nous séduisent...

De cette lecture, je n'ai pas tiré une critique, bien que ce soit des histoires d'une qualité tout à fait décente dans leur genre (pour les trois premiers tomes du moins).
Aujourd'hui, comme le précise le titre, je partage les petites leçons qu'on peut tirer des différents tomes de Quatre filles et un jean mais aussi globalement de tous les romans que je lisais quand j'étais ado (disons grossièrement dans les années 2000). Peut-être qu'ils ont changé depuis mais je suis beaucoup moins au fait.
À chacun de le prendre comme il le veut, au premier degré, au centième ou avec un gros fat LOL à la fin de chaque item.

N°1. La sportive populaire est toujours blonde. À part quand elle veut s'enlaidir et se teint les cheveux dans une couleur horrible - genre du châtain ou du brun - en général parce qu'elle a des problèmes avec un garçon.

N°2. Il y a toujours une mère célibataire. La plupart du temps, elle a eu un premier enfant (une fille) assez jeune, a divorcé rapidement et se recase maintenant que sa fille est ado. Elle se marie une deuxième fois à l'approche de la quarantaine et se retrouve enceinte (d'un petit garçon). Faire attention au père de l'ado, il cache toujours un secret à sa fille.

N°3. It's all about boys. Sans petit copain, la fille est forcément moins heureuse. CDFD, sans démonstration.

N°4. Le sexe c'est mal. Pratiqué en dehors d'une relation amoureuse sincère et sérieuse, il ne vous attirera que des ennuis. En vrai c'est plutôt l'inverse. Update : même pratiqué au sein d'une relation amoureuse sincère et sérieuse, c'est mal. Attendez donc le mariage, bande de débauché(e)s.

N°5. Le beau gosse est forcément un crétin. Surtout celui sur lequel vous fantasmez. Reportez-vous plutôt sur le looser chien fidèle pas sexy qui, lui, vous porte un amour sincère (cf. le point N°4).


Si vous avez tiré d'autres enseignements de vos lectures de livres pour ados, partagez-les avec moi ;-) !



xoxo
Lily

dimanche 7 août 2016

Aime-t-on encore plus un livre lorsqu'on le relit ? - La semaine de Largo

Alors oui, comme ça, le titre peut paraître évident. À priori, si on relit un livre, c'est qu'on l'a aimé la première fois et qu'on s'attend à prendre du plaisir à recommencer. Duh, comme diraient nos très littéraires amis américains ;-).

vieux livres anciens
Pourtant, à priori, cela pourrait être à double tranchant. À la relecture, les défauts pourraient apparaitre plus clairement. En connaissance de la fin, on pourrait se désintéresser de l'intrigue. Bref ça pourrait foirer toute la magie de la première fois, même si je crois que ça n'a jamais été le cas pour moi.

Vous le savez (parce que je vous soule avec depuis le début de la semaine), j'ai récemment relu les 6 romans de la série originale de Largo Winch. En relisant la chronique que j'avais écrite à l'époque, je me suis rendue compte que, si j''étais déjà tombée amoureuse de Largo, j'avais trouvé l'ensemble des bouquins divertissant - mais pas transcendant. J'ai en tout cas l'impression que j'ai beaucoup plus apprécié ma deuxième lecture - ne serait-ce qu'en retrouvant les personnages, les lieux et l'ambiance avec un vrai plaisir. J'aime avoir le sentiment d'apprendre à mieux connaitre les prota et les antagonistes, mieux repérer les indices et les mécanismes du dénouement, etc. 

Relire est en fait quelque chose que je fais régulièrement. J'adore reprendre des romans que j'ai déjà lus parce que j'ai envie de mieux les connaitre, de le re-découvrir, de les voir avec une nouvelle perspective ou de revenir dans un univers où je m'étais sentie bien. J'aime lire mais j'aime peut-être même encore plus relire. Ce qui, j'en ai bien conscience, n'est peut-être pas si au courant. Du coup j'aurais bien besoin de votre avis (pour ne pas mourir idiote, tout ça...) !

Relisez-vous vos romans préférés (et ceux qui le sont moins) ? Les aimez-vous plus à la deuxième (troisième, quatrième... lecture) qu'à la première ? Prenez-vous plus de plaisir à la lecture ou à la relecture ? Et si vous êtes plutôt de la même team que moi, je vous attends avec les formulaires d'inscription pour les groupes des gens un peu étranges... ;-).


BRAVO, Vous avez survécu à la semaine de Largo ! Vous ne gagnez rien du tout à part le droit de revenir la semaine prochaine pour tout autre chose. Promis, plus de Largo. Pour l'instant.



xoxo
Lily

mardi 2 août 2016

Une Page pour Un Livre #1 - La semaine de Largo

Oui, oui, je sais.

À chaque fois que je retombe dans le cas Largo Winch, vous en entendez parler pendant 30 ans. Je n'y peux rien, comme je ne connais personne qui cultive la même obsession que moi, c'est vous qui trinquez. La publication publique, c'est comme une bouteille jetée à la mer : on ne sait jamais, ça pourrait échouer chez quelqu'un que ça intéresse.

Je profite donc de cette semaine spéciale pour tester un nouveau type d'article intitulé 1 page pour 1 livre. L'idée m'est venue en me prenant conscience que les quatrièmes de couvertures correspondent rarement au bouquin qu'elles terminent et sont souvent factuelles et sans âme. 

Comme j'ai tout même un peu envie que vous vous penchiez sur le cas de Largo, j'ai décidé de changer de méthode et de vous proposer un extrait (l'appellation "une page" est plus pour la forme que véridique) qui sera un bien meilleur ambassadeur pour Largo que tous les résumés qu'on a pu lui coller.

Dans ce cas précis, l'extrait a plutôt été choisi pour vous vendre la personnalité de Largo (dont je suis persuadée que tout le monde peut tomber amoreux.euses) que le contenu des romans qui, s'il n'en reste pas moins divertissant, n'en font pas les livres du siècle pour autant. Évidemment, la citation évoque quelques éléments d'intrigue mais ne révèle en réalité pas grand chose.

extrait Largo Winch
Largo Winch : Les révoltés de Zamboanga - Jean Van Hamme


Autant vous dire que j'ai passé 6 tomes à avoir envie de remplir un sac à dos et à partir longer l'équateur avec le beau Largo. Faute de pouvoir le faire, je m'efforce de vous rendre aussi tarée que moi. Ce qui n'est pas une mince affaire, nous sommes bien d'accord. Non pas que vous soyez toutes et toutes des modèles d'équilibre et de stabilité mentale mais je suis pour ma part particulièrement attaquée.

Et tant qu'on y est, je vous préviens aussi que le prochain article n'aura sans doute d'un intérêt relativement limité pour un nombre très restreint de personnes. Comme j'aurais du mal à m'empêcher de l'écrire, on fera avec ;-).



xoxo
Lily

dimanche 24 juillet 2016

BILAN : Mes dernières lectures (si vous y trouvez une cohérence, prévenez moi s.v.p.)

Je dois confesser un mensonge et c'est à vous que j'ai menti. Je n'ai pas passé tout mon mois de juin à travailler. Parfois, entre minuit et une heure du matin, il m'arrivait d'avoir le temps de faire autre chose, comme prendre un bouquin pour lire. Je m'en excuse platement et pour me faire pardonner, je vous propose pas plus tard que tout de suite le bilan de ces lectures découvertes avec les yeux pas tout à fait en face des trous. Je leur ai bien cherché un point commun mais sans grand succès. Si vous repérez un, merci de lui faire savoir de se manifester de façon plus évidente la prochaine fois. Ça me ferait grand plaisir ;-). Ah si tiens, tous les prénoms des auteurs commencent par un C. Pure coïncidence sans intérêt.


Gossip Girl livre tome 1 - Cecily von Ziegesar
Bienvenue à New York, dans l'Upper East Side, où mes amis et moi vivons dans d'immenses et fabuleux appartements, où nous fréquentons les écoles privées les plus sélectes. Nous ne sommes pas toujours des modèles d'amabilité, mais nous avons le physique et la classe, ça compense.

Bienvenue dans un monde de jalousie, d'envie et de trahison où se nouent et se dénouent les amours et les amitiés - le tout sous l'oeil de lynx et la langue de p... de la mystérieuse Gossip Girl qui voit tout, entend tout et relate tout sur Internet.
Plat de résistance : le tour du pensionnat de la sublime Serena après un an d'absence ; elle est la fille que tous les garçons désirent et que toutes les filles désirent être. Le petit monde d'Olivia, son ex-meilleure amie, et de ses inséparables copines risque fort d'être chamboulé. Olivia n'aura plus la vedette, elle ne sera plus la plus belle, la plus convointée.
Un vent de folie va souffler sur le monde de scandale et de commérages de ces pauvres petites filles riches !

GOSSIP GIRL, TOME 1 - Cecily von Ziegesar

Je vous avais parlé de Recyclivre pour la première fois il y a quelques mois. Depuis, j'aime beaucoup y faire un tour de temps en temps : je parcours les pages de la boutique et j'achète un ou deux bouquins qui m'attirent l'oeil. Comme ça ne coûte pratiquement rien et que ça participe à une bonne action, je ne culpabilise pas trop de la dépense. Ça me permet en plus de tomber ou de retomber sur des titres que je n'aurais pas forcément pensé à acheter autrement. La dernière fois que j'ai mis un pixel chez Recyclivre, j'ai repéré le premier tome de Gossip Girl, la série de livres à l'origine de la célèbre série TV. Je connais bien le show, mais j'avais encore jamais mis le nez dans les romans. J'avais bien une ou deux copines qui les lisaient au collège (CES TRUCS POUR DES COLLÉGIENNES ???), mais la seule chose que je savais, c'est qu'il y avait pas mal de différences avec la version télévisée.
Bref, j'étais curieuse, j'ai acheté.
Et alors, comment vous dire... Point positif : ça se lit extrêmement rapidement eeeet, ma foi, c'est tout. Même si Gossip Girl n'est pas ma série préférée, je l'ai tout de même suffisamment appréciée j'ai tout de même suffisamment crushé sur Chuck Bass pour la regarder 2-3 fois. Et puis j'adore regarder leurs fringues et pleurer sur ma carte bleue ensuite. En gros, Gossip Girl en série, j'aime bien. En livre par contre, c'est plutôt dégueulasse. J'ai trouvé ça vulgaire et malsain et surtout totalement exempt du vernis de classe distinguée octroyé par la série. Rares exceptions faites, les personnages avaient pour moi un bon fond (ou du moins, un pas trop mauvais) quand je les ai découverts à la télévision. J'ai pas du tout retrouvé ça dans le premier tome. Celui-ci était plutôt inutile, la présence de Gossip Girl elle-même assez pâlichonne et son style ferait probablement passer E.L. James pour un prix nobel de littérature.
En résumé : si vous ne vous êtes pas encore lancé(e), curieux/curieuse ou pas, NE LE FAITES PAS. Ça n'en vaut pas la peine. Je suis pour ma part tiraillée entre mon non-enchantement à l'idée d'abandonner quelque chose en cours de route et mon désir d'appliquer mon conseil un peu plus souvent.
Cecily von Ziegesar


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LE DÉFILÉ DES VANITÉS - Cécile Sepulchre
Que n'aurait pas fait Marine pour infiltrer le milieu glamour de la mode ? L'arrivée de la jeune stagiaire dans le célèbre magazine Luxe Addict bouscule le fragile équilibre de la rédaction. Entre la Provinciale ambitieuse et les Parisiennes blasées, c'est le choc des cultures. Futilités drôlissimes et coups de griffes rythmeront son initiation dans cet étrange univers...
Bienvenue dans le monde merveilleux des vanités !

LE DÉFILÉ DES VANITÉS - Cécile Sepulchre

Dix ans après la sortie du Diable s'habille en Prada en 2003 est sortie cette sorte de version parisienne du best-seller. J'ai souvent croisé le titre sans vraiment m'y intéresser (ou en m'y intéressant quand je n'avais pas un sou pour acheter ne serait-ce qu'une page) mais Le Défilé des Vanités continuait de squatter ma wishlist, j'ai donc décidé de l'en sortir. L'impression laissée par cette lecture relève davantage d'un document sur le fonctionnement de la rédaction d'un magazine de mode (comme un très long tweet de Loïc Prigent en moins percutant) que du véritable roman. C'est un peu moins glamour et paillettes que l'oeuvre de Weisberger, un peu plus trash et même carrément effrayant. Disons que t'as pas trop envie de tous laisser tomber pour te lancer dans une carrière dans la presse féminine en refermant le livre de Sepulchre. T'as même plutôt envie de ne plus en acheter un seul titre.
Je dois avouer que, même si j'ai trouvé l'ensemble intéressant - notamment dans les anecdotes les plus wtf - j'ai été moins emballée par le projet que par Le Diable S'habille en Prada, que j'aime toujours beaucoup même après de multiples relectures. Les personnages sont moins attachants et sans narrateur ou personnage principal, j'ai trouvé l'enchainement plus décousu. Le Défilé des Vanités est resté une lecture rapide et divertissante.
En résumé : Si vous cherchez un livre très romancé, glamour avec du vernis brillant, tournez-vous plutôt Le Diable s'habille en Prada, si vous ne l'avez pas déjà lu ;-). Si vous êtes plus intéressé(e) par l'aspect réaliste du milieu, les codes de fonctionnement et de hiérarchie, c'est sans doute Le Défilé des Vanités qu'il vous faut.
Cécile Sepulchre


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LA JOIE - Charles Pépin
Je lui dis que j'ai cette vie-là à aimer et que c'est bien assez. Je lui dis que je ne veux pas de son espoir parce que l'espoir est un poison : un poison qui nous enlève la force d'aimer ce qui est là.

Solaro traverse les épreuves de l'existence avec une force que les autres n'ont pas : il sait voir dans son quotidien la beauté de toute chose, et par là même réussit à en éprouver une certaine joie. Ce livre est son histoire, le roman d'un homme joyeux. C'est aussi une invitation à la réflexion, à comprendre cette force mystérieuse, qui à tout instant, peut rendre notre vie exaltante.

LA JOIE - Charles Pépin

La Joie est le deuxième livre que j'ai reçu dans le cadre de mon abonnement à Livre-moi(s). Pour être très honnête, quand j'ai ouvert l'enveloppe et découvert la quatrième de couverture, je me suis demandée pourquoi il avait été choisi pour moi. Je ne voyais pas tellement le rapport avec les indications que j'avais fournies à l'inscription. Avant de crier au scandale, je me suis tout de même dit que je pouvais lire le bouquin. J'ai lu et j'ai compris. Pas sûre que la team de Livre-moi(s) avait deviné autant sur ma personnalité mais toujours est-il que c'est plutôt bien tombé. Je ne sais pas si on peut dire que c'est une bonne lecture (dans le sens où elle serait divertissante et agréable) mais c'était en tout cas un livre très intéressant.
Le problème est que je ne suis pas d'accord avec l'auteur au sujet de son personnage principal. Selon Charles Pépin, la particularité de Solaro est qu'il est joyeux. Peu importe ce qu'il trouve en travers de son chemin (la mort, la faillite, la justice), il a la capacité de toujours voir le côté positif d'une situation. Je ne suis pas du tout d'accord. Pour moi, Solaro n'est pas heureux mais, subtilement, il n'est jamais malheureux. La nuance n'est peut-être pas énorme mais fait toute la différence. À mes yeux, Solaro est complètement indifférent à tout ce qui affecte la plupart des gens, ce qui, effectivement, lui permet d'apprécier le bon goût d'un café en n'importe quelles circonstances.  Ce qui le fait également passer, selon les situations, soit pour un doux bienheureux, soit pour un profond salaud. Déterminer s'il s'agit d'un don ou d'une malédiction reste, ma foi, à l'appréciation de chacun. Je reste pour ma part intimement persuadée que si quelqu'un n'avait jamais souffert, il accueillerait ce sentiment avec bénédiction.
En résumé : Je ne sais pas trop comment ni à qui recommander ce bouquin, ni même si j'ai vraiment envie de le faire. Si ce que j'ai raconté plus haut vous parle ou vous intéresse d'une quelconque manière, pourquoi pas. Si je me suis contentée de vous donner plus mal à la tête que ne le fais habituellement, le livre de Charles Pépin n'est peut-être pas tout à fait pour vous.

Charles Pépin

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Largo Winch - Jean Van Hamme
Tome 1, 2, 3, 4, 5 et 6

Pour celles et ceux qui me suivent sur Twitter, vous savez que dans mes récentes lectures il y a, une nouvelle fois, les 6 romans de la saga de Largo Winch. Oui romans, vous avez bien lu. Comme je vous ai déjà parlé de mon amour pour Largo à de très nombreuses reprises, je ne vais pas recommencer ici (ce n'est pas l'envie qui m'en manque pourtant). Mais je suis une fille plutôt obsessionnelle-compulsive et vous n'échapperez tout de même pas à un ou deux (ou trois) articles à base de Winch d'ici deux semaines.

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On a fait le tour de ma pile à chroniquer ! Comme d'habitude, si vous avez lu certains de ces titres, s'ils vous font envie ou si vous avez une opinion sur quoi que ce soit, vous êtes plus qu'invités à la partager avec moi et avec toute âme perdue qui se promènerait par ici. 



xoxo
Lily

dimanche 17 juillet 2016

Citations : à réfléchir, à méditer ou à apprécier !

J'ai repris le pli de noter toutes les citations qui me plaisaient ou me marquaient dans mes lectures, j'en profite donc pour partager mes favorites ici. En espérant qu'elles vous parlent ou vous inspirent autant que moi !

PS : Je me suis réveillée avec l'envie de changer un peu la disposition du blog. J'ai tout mis en chantier sans trop savoir où j'allais donc s'il y a des choses qui bougent, ou qui sont un peu bizarres pour le moment, c'est normal. Ça devrait être passager. Plus ou moins.

Citation

« Son coeur s’était combattu lui-même et avait perdu la bataille. »
Ce qui a dévoré nos coeurs - Louise Erdrich

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Citation

« Quand il adviendra que tu sois brisée, trahie, abandonnée, blessée, ou que la mort te frôle, autorise-toi à t’asseoir au pied d’un pommier et écoute les pommes tomber en tas tout autour de toi, gaspillant leur goût sucré. Dis-toi que tu en as goûté autant que tu as pu. » 
Ce qui a dévoré nos coeurs - Louise Erdrich

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Citation

« Dans la vie, chacun ne parle jamais que de lui. Moi, souvent, je préfère me taire, c’est peut-être pour ça. »
La joie - Charles Pépin

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Si vous avez rencontré des citations qui ont particulièrement retenu votre attention dans vos dernières lectures (ou si vous avez vous-même lu les romans précédemment cités), manifestez-vous ci-dessous !



xoxo
Lily

dimanche 22 mai 2016

Bilan : Mes dernières lectures de femmes au pseudo d'homme (et une qui s'appelle toujours Louise)

C'est automatique, dès que j'ai 3 lectures terminées, j'ouvre un bilan. Ils peuvent parfois se retrouver espacés quand j'estime que les dites lectures méritent un article qui leur est entièrement consacré, comme pour Cent ans de Solitude ou Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers. Mais autrement 3 lectures = 1 bilan. Donc... Bilan !

Le Ver à Soie - Robert Galbraith
Owen Quine, écrivain célèbre, a disparu. Il venait d'achever son dernier manuscrit - un sulfureux roman à clé qui dresse le portrait au vitriol de son entourage. De quoi inquiéter bon nombre de personnalités en vue... C'est ce que pressent le détective privé, Comoran Strike, chargé de l'enquête.
Qui aurait intérêt à ce que Quine soit réduit au silence ? Lorsque Strike retrouve le cadavre de l'auteur, assassiné selon un rituel particulièrement atroce, il comprend qu'il a affaire à un tueur impitoyable, tel qu'il n'en a encore jamais rencontré dans sa carrière.

Le Ver à Soie - Robert Galbraith

Aaaah Jo-chérie ! Vous savez combien j'aime cette femme et son talent, quelque soit le genre dans lequel elle officie. Qu'on se rassure tous tout de suite, c'est toujours le cas. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire Le Ver à Soie, à retrouver Strike et Robin et les grandes qualités de conteuse de Dame Rowling. Cependant, je dois avouer que pour la première fois, j'ai des réticences et des réserves vis-à-vis de certains aspects. L'enquête est toujours bien ficelée, il y a rien à dire sur la narration, l'intrigue et tout. Je suis plutôt du genre à me laisser porter par les romans policiers qu'à m'acharner à chercher le coupable mais pour Le Ver à Soie comme pour L'Appel du coucou, j'ai trouvé le dénouement intéressant, recherché et creusé, à des lieux des facilités évidentes qu'on trouve (trop) souvent des les romans à suspense. En dehors de toutes ces qualités non-négligeables, trois points "négatifs" à mon sens :

L'histoire d'amour qui se profile entre Strike et Robin, en passant par ce triangle amoureux avec Matthew, le fiancé de Robin. Je n'avais pas souvenir que cet aspect de leur relation était si important dans le tome précédent, mais c'est probablement parce que leurs rapports n'étaient pas aussi évolués alors (ou que j'ai une mémoire de poisson rouge). Quoi qu'il en soit, je mobilise toutes mes prières (qui seront inutiles, je n'en doute pas une seconde), pour qu'ils ne finissent SURTOUT PAS ensemble. J'adore leur relation telle qu'elle est, professionnelle et amicale et ça me rend dingue qu'on ne pense à développer une relation hétérosexuée que par son aspect romantique.

La vision du monde littéraire. Avant de commencer Le Ver à Soie, j'étais super excitée à l'idée que l'enquête soit articulée autour du monde littéraire. J'espérais un regard sur l'écriture, réussir à lire la vision de Rowling sur le sujet entre les lignes. J'ai été déçue de voir qu'on s'arrêtait sur les aspects les moins reluisants du monde littéraire : les rivalités entre auteurs, les égos sur-dimensionnés des écrivains, etc. Ceci dit, j'aurais dû m'en douter vu qu'on aborde ces questions de la perspective de Strike, et j'imagine que c'est comme ça qu'il le perçoit majoritairement.

La sensation de longueur. Ce n'est vraiment qu'une impression parce que Le Ver à Soie est plus court que L'Appel du Coucou, et surtout c'est une impression paradoxale. Je pourrais lire du Rowling toute la journée sans problème mais j'ai eu l'impression que l'histoire du Ver à Soie se trainait un peu. En gros, selon mon impression, c'était agréable mais long. Je vous laisse avec ça, vous en pensez bien ce que vous voulez ;-).

J.K.Rowling

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Big Brother - Lionel Shriver
4ème de couv' : Femme d'affaires accomplie, mariée et belle-mère de deux ados, Pandora n'a pas vu son frère Edison depuis quatre ans quand elle accepte de l'héberger. À son arrivée à l'aéroport, c'est le choc : Pandora avait quitté un jeune prodige du jazz, séduisant et hâbleur, elle découvre un homme obèse, négligé, capricieux et compulsif.
Alors qu'elle l'accueille chez elle, les tensions montent entre lui et son mari, mince et sportif. Prenant des distances avec sa famille, elle choisit de l'aider à perdre du poids en lui faisant suivre un régime très rigoureux. Mais encore faudrait-il qu'Edison veuille s'en sortir.


Big Brother - Lionel Shriver

Pour celles et ceux qui me rendraient visite hier pour la première fois, l'un de mes romans préférés au monde est signé Lionel Shriver. Forte de ce premier essai totalement convainquant, j'avais tenté un deuxième roman qui m'avait laissé un sentiment plus neutre et mitigé (Double Faute, pour celles et ceux que ça intéresse). Ma troisième expérience avec Lionel Shriver a été sur Big Brother et s'est révélé être... un petit désastre.

Le premier aspect qui m'a gênée est la configuration de la famille très (TROP !!) similaire à celle de Il faut qu'on parle de Kevin. Même les caractères des personnages sont assez semblables. Je ne vais pas rentrer dans les détails d'une comparaison qui n'intéresseraient que les gens qui ont lu les deux histoires (si c'est votre cas, n'hésitez pas à vous manifester vos impressions dans les commentaires ci-dessous), mais ça me gêne beaucoup quand des auteurs copient/collent des schémas d'un bouquin à l'autre.

Le deuxième aspect qui m'a gênée est... le reste. Le roman est divisé en trois parties. La première couvre la découverte de l'obésité du frère de la narratrice et la co-habitation avec sa famille. Celle-ci n'était pas inintéressante (dans le genre regard sur l'autre et état de l'Amérique profonde) quoi qu'un peu longuette. La seconde partie (je ne spoile rien, c'est sur la quatrième) raconte le régime draconien entreprit par le frère et la soeur. J'imagine que c'était censé être le coeur et le sel de l'histoire (enfin, c'est ce que j'attendais) et j'ai trouvé ça d'une platitude et d'une superficialité très... dommage. Je ne parlerai même pas de la dernière, qui ne contient que le dénouement et qui a achevé de m'affliger (non mais franchement, c'était quoi cette fin ???).

À mon sens, le roman n'est pas très bon du point de vue de son scénario et de son intrigue mais il n'était aussi pas du tout fait pour moi. Les différentes réflexions sur le poids, l'image de soi, les régimes & co peuvent être intéressantes à lire pour quelqu'un qui n'est pas à l'aise avec son corps. Pour ma part... je ne me sentais pas concerné. Je n'ai jamais fait de régime et je ne souffre d'aucun complexe (c'est rare pour une nana, je sais), ça ne m'apportait donc pas grand chose. Résultat, c'est un gros fail pour moi et je vous recommande pas de perdre votre temps avec. Vous avez mieux à lire, c'est certain.


lionel shriver


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Ce qui a dévoré nos coeurs - Louise Erdrich
4ème de couv' : Chargée de procédéer à l'inventaire d'une demeure du New Hampshire, Faye Travers remarque parmi une étonnante collection d'objets indiens du XIX ème siècle un tambour rituel très singulier. Émue et troublée par cet instrument, elle se prend à l'imaginer doté d'un étrange pouvoir : celui de battre au rythme de la douleur des être, comme en écho à la violente passion amoureuse dot il semble perpétuer le souvenir...

Ce qui a dévoré nos coeurs - Louise Erdrich


De manière naturelle, je ne me serais peut-être jamais arrêtée sur ce roman de Louise Erdrich. Je ne connaissais pas le moins du monde cette dame, pas plus que ces oeuvres. Mais j'ai voulu testé le concept Livre-Moi(s) (je vous en reparlerai quand je serai venue à bout de mes 3 mois d'abonnement) et c'est le premier qui est arrivé dans ma boîte aux lettres. Comme je n'en savais absolument rien, j'ai lu la quatrième. Le synopsis ne me déplaisait pas mais ne me rendait pas dingue non plus. J'attendais de voir.

Ce qui a dévoré nos coeurs ressemble plus à quatre nouvelles assemblées plutôt qu'à un roman entier. Les récits tournent tous autour d'un même objet, un tambour qu'on imagine antique, magique et surtout mystérieux. Le lien est aussi fait à travers les familles et la transmission et l'héritage des traditions autour de l'instrument. 

J'ai mis quelques pages à rentrer dans la première partie du livre. Je me demandais où il voulait en venir, le rapport avec ce qui nous occupait. Ce n'est toujours pas ma partie préférée. Cet honneur revient certainement à la deuxième, qui relève davantage du conte et qui relate l'histoire de la création du tambour et les circonstances tragiques de son éveil. Pour moi c'est la partie la plus intéressante et constitue le coeur du bouquin. La troisième m'a un peu perdue, mais la dernière était une jolie conclusion, soignée et poétique. 

En vrai, je ne sais pas tellement comment vous parler de ce livre. Il ne m'a laissé que des impressions. L'impression d'un conte sur la culture amérindienne, l'impression d'une poésie onirique sur fond de légende, l'impression d'une odeur de bois, de poussières et de vieilles choses. Si ce sont des images qui vous parlent et vous attirent, je ne peux que vous conseiller Ce qui a dévoré nos coeurs. L'écriture est belle et la lecture facile. Pour le reste, j'imagine que c'est une question de sensibilité.


Louise Erdrich


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Si vous avez lu ces livres, dites moi ce que vous en avez pensés ! Ou s'ils vous tentent, tout ça.. Discutons-en chers amis !



xoxo
Lily