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mardi 15 mars 2016

Nouvelles Séries (3/3) : faut-il regarder Trepalium?

On termine cette série de séries avec la thématique une peu plus sérieuse et terre à terre que nous offre Trepalium, la série sur le travail récemment diffusée sur Arte.

Si mon avis sur les séries Lucifer et Legends of Tomorrow vous intéresse, il vous suffit de cliquer sur les liens.

Trepalium

Diffusion : du 11 au 18 février sur Arte.
Si vous l'avez manquée, la mini-série est disponible en DVD et Blu-ray, de 29,99€ à 34,99€.


QU'EST-CE QUE ÇA RACONTE ?
Dans un avenir plus ou moins proche, une ville (un pays ?) connaît un taux de chômage sans précédent. 80% de la population est au chômage et les 20% restants constituent les "actifs". Pour préserver le confort de vie de ces derniers, un mur a été érigé entre les deux populations. Dans sa négociation pour faire libérer le ministre du travail (retenu depuis des mois en otage dans la Zone, terre des chômeurs), la Première Ministre a consenti à faire adopter une mesure exceptionnelle : 10 000 "zonards" vont être sélectionnés pour traverser le mur, aller en ville et devenir des emplois solidaires à la charge des actifs.


LES ASPECTS POSITIFS...
J'ai tout de suite été très emballée par le postulat de départ de Trepalium. Ça m'évoquait un scénario à la Black Mirror, mais appliqué au travail. Au delà des enjeux de l'emploi et du chômage que nous connaissons aujourd'hui, je trouve intéressant de s'interroger sur la place du travail autant dans la société que dans la définition de l'identité de chacun. Il n'y a qu'à voir ce qu'on en fait aujourd'hui. Dans vos conversations en famille ou entre amis, à quelle fréquence parlez-vous de travail ? Si vous avez déjà été au chômage, ou même si vous travaillez de chez vous ou à mi-temps, vous a-t-on déjà considéré différemment ? Genre "Mais qu'est-ce que tu fais de tes journées ?" voire, "Quand est-ce que tu vas vraiment travailler ?" Plus caricatural mais néanmoins vérifié, certains se définissent même pas le nombre de "K" qu'ils font à l'année. Bref, c'est un peu donne moi le nom de ton poste (et ton salaire), je te dirai qui tu es.
Par bien des aspects, la thématique du travail est donc brulante d'actualité et Trepalium la traite vraiment très pertinemment. Sans parler de réponses ou de solutions, Trepalium peut apporter plusieurs prises de conscience assez primordiales.

En plus de ça, j'ai trouvé les décors hyper bien foutus. J'ai cru comprendre que la série n'avait pas eu un budget de dingue (Arte, tout ça...) mais ça ne fait cheap à aucun moment. En plus, certaines scènes ont été tournées près de chez moi. Les "actifs" de la série sont d'ailleurs logés dans un quartier (à l'esthétique toute relative) initialement construit et pensé comme un regroupement de logements sociaux : la Cité des Dents de Scie de Trappes, dans les Yvelines. De quoi relativiser sur les notions de confort.
Trappes la cité des dents de scie

...ET LE RESTE
Le problème de cette série, c'est qu'elle s'éparpille beaucoup trop. On serait resté sur le travail, on aurait sans doute eu une série au top. Mais en plus de ça, Treaplium évoque plus ou moins en profondeur : l'identité, l'engagement/la résistance, la paternité, la sexualité, le handicap/la différence à travers la place des "mutiques", les médias et leur indépendance vis-à-vis du gouvernement, les enjeux liés à l'accessibilité et le contrôle de l'eau, etc. etc. Les 6 épisodes que constituent la série effleurent des tas de choses intéressantes mais... sans plus. Conséquence : on perd en efficacité face à un scénario de fond déjà peu surprenant.

En regardant Trepalium, j'avais en tête les souvenirs de séries comme Black Mirror ou Real Humans (elle aussi diffusée par Arte), où on va de rebondissements en rebondissements, où on est sans cesse questionné et tout ce qu'on croit savoir est remis en question. Trepalium est beaucoup plus lente. C'est assez contemplatif et parfois on a plus l'impression que la série se regarde elle-même plutôt que de se raconter au téléspectateur. J'enfonce peut-être des portes ouvertes et des clichés, mais dans son style, Trepalium est très... Arte. Pour certains formats comme le documentaire, ça fonctionne très bien mais pour une série comme celle-ci, j'ai trouvé ça un peu curieux. Moins efficace et puissant que ce que cela aurait dû être. Et puis au secours les cliffhangers de fin d'épisodes plus grossiers qu'une coupure pub de TF1 ou qu'une fin de chapitre de Guillaume Musso.


EST-CE QU'ON REGARDE ?
Oui, évidemment qu'on regarde. Malgré les défauts que j'ai pu trouver à Trepalium, il serait dommage de passer à côté. La télé nous vomit trop de programmes emprunts de vacuité et d'inutilité pour qu'on puisse négliger une série qui a des choses à dire. Si vous vous interrogez sur votre place dans le monde de l'emploi, sur votre carrière ou que sais-je d'autre, elle sera d'autant plus intéressante à découvrir. Autant vous prévenir par contre, pour les allergiques aux fins ouvertes, vous risquez de mal le vivre. De ce que j'ai compris, une saison 2 n'est en plus absolument pas prévue.


ET VOUS ?
J'ignore quel genre d'accueil Trepalium a reçu par le public ou même si elle a été très regardée lors de son passage à la télévision. Donc si vous l'avez vue, dites-moi ce que vous en avez pensé !



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xoxo
Lily

dimanche 25 octobre 2015

Les perles de l'emploi #2 : sélection d'offres complètement WTF? (dont une pour devenir maître Jedi)

Bien le bonjour à vous !

Je ne vous refais pas le laïus : je suis toujours dans les annonces pour l'emploi (ça a changé depuis! Mais je vous en reparle très vite). Heureusement ou regrettablement, je trouve toujours des perles, des aberrations, des recruteurs qui vivent en dehors de réalités. Et parce que je suis une fille sympa, je partage.




Cas n°1 : L'entreprise qui n'a pas confiance aux jeunes, y compris pour préparer le café.



Cas n°2 : Il y a ceux qui recherchent des candidats sérieux, et ceux qui sont trop occupés à se battre au sabre laser dans les couloirs de leur start-up.



Cas n°3 : Pour certains postes, il faut une bonne présentation, être avenant et souriant. Jusqu'à ce que ça aille trop loin.


Crédits : Books and Socks

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Comble de la loose, tu peux être en galère d'emploi ET te faire arnaquer par des faux mails.


Ça a presque l'air vrai mais ça ne l'est pas. Du coup j'ai vérifié et, effectivement, c'est de la merde.
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Avant de vous quitter, j'ai un coup de gueule à passer. Si toi, toi là, derrière ton écran, tu travailles pour un site d'offres d'emploi (ou pour tout autre site d'ailleurs) et que tu ne connais pas le html, ENGAGE QUELQU'UN QUI LE CONNAÎT. C'est pas un détail le html, c'est même IMPORTANT le html. Parce ceux qui ne sont pas suffisamment désespérés ne liront rien et ne reviendront plus JAMAIS sur ton site. En revanche ceux qui sont vraiment désespérés te détesteront. Et c'est pas cool de te faire détester par les gens désespérés. Après tu perds ta chemise. 



Sérieux, c'est illisible non? 

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Ce sera tout pour cette édition ! Et c'est peut-être mieux ainsi ;-)
Bon courage à celles et ceux qui cherchent et les autres... profitez bien ! (eh oui ;-))
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xoxo
Lily

dimanche 11 octobre 2015

J'ai décidé de ne pas m'épanouir au travail.

Quand j'étais jeune (bon d'accord, quand j'étais jeune ado), on avait un blog d'abord pour les copines du collège, pour raconter sa petite vie et faire passer des messages subliminaux à notre dernier amoureux en date. Le verbe n'existait même pas d'ailleurs, on ne bloguait pas. On avait un blog, c'est tout. Ou un "sky" si vous étiez hype.
Rapidement j'ai employé les miens à la publication de mes premières tentatives en matière d'écriture. Je n'étais pas vraiment spécialisée dans un thème, puisque je parlais toujours surtout de ma petite personne, mais déjà, sans le savoir, les ébauches d'une ligne éditoriale bougeait.
De plus en plus spécialisés et spécialisables, les blogs sont petit à petit devenus ce qu'ils sont aujourd'hui.

Je ne doute pas que, d'autant plus dans le domaine du livre, la plupart des blogs soient toujours tenus d'abord par passion avant d'un quelconque souci de professionnalisation. De plus en plus pourtant, je tombe sur des sites dont la frontière entre passion initiale et outil professionnel est plutôt floue.
De nos jours et dans bien des domaines, le blog est devenu une carte visite 2.0. Dès leur création, ils se dotent d'un logo, d'une charte graphique, de photos presque-pros et d'un contenu pointu. Parce qu'ils sont le reflet d'un profil, de compétences, d'une expertise dans un domaine, aucun élément ne doit être laissé au hasard. On voit même éclore un peu partout des blogs-conseils pour "bien" bloguer, c'est-à-dire pour avoir plein de trafic et donc gagner de l'argent.
Même si cet article semble prendre la direction d'une critique du nouveau statut du blog et du blogeur, ce n'est pas du tout le cas. Cette (longue) introduction me permet juste de poursuivre clairement mon propos.

Macbook working space

Véritable outil du monde de l'emploi (dans son aspect marketing et de communication), le blog est aussi une porte ouverte directement sur la vie professionnelle de son auteur. Et si vous surfez régulièrement sur la blogosphère, il y a un phénomène à côté duquel vous n'avez pas pu passer.
Que ce soit en monétisant l'activité directement liée au blog ou en s'en servant comme plateforme pour promouvoir une autre activité, la blogueuse (ou le blogueur) est encline à travailler à son propre compte. Free-lance, auto-entrepreneur... Autant de termes qui renvoient à une réalité souvent enviée (du moins quand la situation est prospère). En mettant volontairement de côté ceux pour qui la situation de free-lance est précaire est difficile à gérer au quotidien, l'image qu'on a de ces situations est de globalement travailler (oui quand même, travailler) quand, où et avec qui on a envie.
Très souvent ex-salarié(e), ces professionnels décident un jour de sauter le pas, et de devenir leur propre patron. Pour faire ce dont ils ont réellement envie, pour pouvoir mieux aménager leur temps, pour prendre un nouveau départ... Bref, pour être plus heureux. Tellement épanoui(e) d'ailleurs qu'ils n'ont aucun mal à avoir l'esprit 24 heures sur 24 dans le boulot, et qu'ils y prendrait du plaisir au point de devoir s'imposer les temps où on arrête de travailler pour se consacrer au reste de sa vie.


Sauf que justement, moi je tiens à ce reste de ma vie.
Je crois que je n'ai jamais été quelqu'un de carriériste. Au collège et au lycée, je n'ai jamais pris aucune option qui n'était obligatoire pour avoir un maximum de temps à consacrer à ce qui me passionnait en dehors. À la fac, j'organisais mon emploi du temps en fonction de ce que j'avais envie de faire à côté et non pas l'inverse (dans ce cas précis, beaucoup d'étudiants le font, mais pour moi c'était en continuité avec ma personnalité). J'ai pourtant toujours été considérée comme une bonne élève, j'ai simplement toujours refusé de faire des mes études une priorité dans ma vie. Évidemment je ne dis pas que c'est un exemple à suivre plus qu'un autre. Ma situation actuelle montre bien que, pour l'instant, ça n'a pas nécessairement facilité ma vie.
Avec mon profil bancal et ma personnalité invendable, je suis, comme vous devez le savoir si vous me lisez régulièrement, actuellement à la recherche d'un emploi. Après avoir candidaté sans succès aux postes qui m'intéressaient et correspondaient à mon profil, puis à ceux qui correspondaient seulement à mon parcours, puis à ceux qui me plaisaient mais pour lequel mon profil n'était pas idéal, il y a des questions que j'ai été obligée de me poser. Qu'est-ce que je voulais exactement? À combien de sacrifices j'étais prête à consentir pour obtenir un type de poste que je voulais à peine plus qu'autre chose?
J'aime beaucoup mon domaine. J'ai étudié la communication avec beaucoup de plaisir, je m'intéresse et consomme toujours énormément les médias. De là à vouloir absolument un emploi dans le domaine, au point de passer 3 heures quotidiennes dans les transports, de faire des horaires compliquées et d'avoir un job tellement prenant qu'il ne te quitte jamais même en dehors des heures de bureau... Au fur et à mesure de mes recherches, j'en étais de moins en moins sûre.
J'ai appris bien trop tard que l'équilibre était la clef de tout, mais je me suis rendue compte assez tôt qu'il était nécessaire de l'appliquer aux choix que je faisais actuellement. Sacrifier une vie au profit d'une carrière n'est pas quelque chose que je désire. Aujourd'hui ce que je souhaite avant tout, c'est juste assez de stabilité pour pouvoir louer un placard à balais pas loin de ma future boîte un 14m2 en région parisienne. Je n'ai jamais eu de rêve de grandeurs, de maison immense et de voyages. Je ne suis pas très materialiste non plus. À condition de vivre décemment, je n'ai pas l'impression que je serai beaucoup plus heureuse en gagnant énormément d'argent.  

Je suis assez curieuse pour m'intéresser un minimum au domaine dans lequel j'atterrirai, quelqu'il soit. Je serai même plus encline à apprendre un savoir nouveau dans un secteur qui m'est inconnu qu'à utiliser encore et encore des choses acquises depuis longtemps. Peut-être que c'est un choix que je regretterai dans l'avenir, après des dizaines d'années de carrière. Je pourrais me dire qu'il aurait été judicieux de persister plus longtemps dans la recherche d'un poste épanouissant. Je me dis qu'il sera toujours temps d'y remédier à ce moment là, si jamais c'était le cas.
J'ai cependant vécu 22 ans sans m'épanouir là où j'aurai dû, et j'ai le sentiment qu'il ne serait que logique de continuer comme cela. Je suis raisonnablement heureusement grâce à mes activités non-professionnelles et non-lucratives et je n'ai aucunement l'intention de les sacrifier pour accéder à un meilleur statut social et trimer toute l'année pour partir 6 jours aux Maldives au mois de janvier.
Je suis webmastrice d'un forum de discussion en ligne dont j'aime autant l'idée que les membres. J'ai ce blog, qui satisfait mes besoins d'expression libre. J'écris un roman qui me permet de rêver davantage que n'importe quel emploi. Il n'est pas dans mes intentions de monétiser un jour l'une de ses activités ou de pouvoir en vivre. Je veux simplement avoir la possibilité de les poursuivre.  

C'est au moment de cette réalisation que j'ai su que le type de travail que j'exercerai ne serait pas déterminant dans ma vie. En obtenir un reste pour le moment problématique mais en soumettant sa nature à moins de pression, la gestion des recherches est plus facile. S'il s'avère, in fine, enrichissant et intéressant sans être envahissant, ce ne sera que bonus. Pour le moment je sais que je peux me nourrir ailleurs, ce qui est amplement suffisant. 

perspective évolution



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Lily

dimanche 21 juin 2015

Les perles de l'emploi ! (comme quoi, obtenir le BAC n'arrange rien...)

Que vous le sachiez ou non, je suis actuellement à la recherche (plus ou moins active) d'un emploi. Comme beaucoup de monde me diriez-vous, là n'est effectivement pas la question. Pour celles et ceux qui seraient dans le même cas que moi, et parce que je sais que ce n'est pas l'activité la plus hilarante qui soit, j'ai voulu vous regrouper les choses les plus hallucinantes sur lesquelles j'étais tombée, et de vous en faire une petite compil. Histoire de se détendre entre deux envois de CV. 


Cas n°1 : Le recruteur qui ne déconne pas avec le vocabulaire. Polyvalent, c'est PO-LY-VA-LENT.

Les Perles de l'emploi TPMBouquins

Comment ça tu n'as pas un DUT de gestion administrative, un BEP compta et une Licence Pro en comm? Fainéant! Bizarrement la notion de polyvalence s'évanouit à l'évocation du salaire par contre.