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dimanche 21 janvier 2018

UPDATE LECTURE - (feat. l'une de mes lectures d'enfance favorites) !

Des livres, enfin ! Youhouuu.

Même si je n'ai pas été très récurrente dans les publications sur le blog, je n'ai pas arrêté de lire pour autant. Ce qui fait que j'ai quelques lectures qui attendent d'avoir leur heure de gloire ici. Je vais tâcher de faire tenir les présentations et synopsis de pas moins de 5 livres dans cet update, donc je vais essayer d'être aussi efficace que concise dans l'exposition de mes avis et de mes critiques.

C'est parti !

LOIN DE TOUT REDMERSKI AVIS CRITIQUE

Loin de tout - J.A. Redmerski
★★★☆☆

Quatrième de couverture : Camryn n'a jamais voulu se contenter d'une petite vie tranquille. À vingt ans, alors qu'elle croit que son avenir est sur des rails, elle perd son petit ami dans un accident de voiture. Tout s'écroule. Cédant à un élan irrésistible, la jeune fille décide de tout plaquer pour aller voir ailleurs - et s'y perdre, avec un peu de chance.
C'est alors que son chemin croise celui d'Andrew, vingt-cinq ans, qui n'a pas été épargné par la vie lui non plus. Ces deux paumés font route ensemble et retrouvent ce qu'ils cherchaient sans le savoir : l'espoir. Camryn se sent vivre plus intensément depuis qu'elle a rencontré ce compagnon de route audacieux, drôle et incroyablement séduisant. Ce road trip improvisé marque le début d'une nouvelle existence exaltante.

Ma lecture de Loin de tout remonte à l'été, saison qui me semble la plus idéale pour ce roman. Si tu es plus intéressé(e) par une réaction à chaud, je te conseille mon thread de lecture, posté sur Twitter en même temps que ma progression dans le bouquin.

LOIN DE TOUT REDMERSKI AVIS CRITIQUE
>> La suite

Dans l'ensemble, je me souviens y avoir trouvé ce pour quoi j'étais venue : une romance young adult légère et peu transcendante. Je m'attendais pas exactement à ce que la dernière partie prenne cette tournure mais au-delà de ça, rien de très surprenant. Même si j'ai parfois eu l'impression de lire une fanfiction inspirée de tous les univers mélangés des séries de la chaine américaine The CW, et que ça m'a beaucoup fait rire, je ne crois pas que ce soit une raison suffisante pour recommander cette lecture. Si c'est précisément le genre que tu cherches, le livre n'est pas pire qu'un autre, mais sinon il y a plus intéressant.


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LA PLANETE DES SINGES BOULLE AVIS CRITIQUE

La Planète des Singes - Pierre Boulle
★★★☆☆

Quatrième de couverture : Y a-t-il des êtres humais ailleurs que dans notre galaxie ? se demandent le professeur Antelle, Arthur Levain et Ulysse Mérou en observant, de leur vaisseau spatial, le paysage d'une planète curieusement semblable à celui de la Terre. Après s'y être posés, les trois hommes découvrent qu'elle a de drôles d'habitants : c'est la planète des singes.

Il me semble que j'avais déjà lu ce livre auparavant, parce que j'en connaissais déjà la fin. Pour la plupart des lectures, cela ne me dérange pas plus que ça mais dans le cadre de La Planète des Singes, cela bousille tout de même un peu tout l'effet de la chute. C'est la sortie de l'épisode Suprématie au cinéma (que je n'ai pourtant pas vu) qui m'a donné envie de le relire.
Cette deuxième lecture m'a permis de me rendre compte que c'est un livre qui n'avait pas très bien vieilli, notamment sur des questions de visions de l'animal, de la femme et de la science. Je n'ai plus d'exemples en tête parce que je l'ai relu il y a un moment déjà (et que, bloggeuse en mousse que je suis, je n'ai rien noté), mais je me souviens qu'il y a plusieurs passages qui m'ont fait froncer les sourcils, alors que je ne suis pas de celle qui se froisse facilement. Que le livre n'ait pas bien vieilli n'est pas très grave pour moi. J'ai vu que la première parution remontait à 1963, j'ai compris les différences de visions par rapport à notre point de vue contemporain. Ma propre édition étant une "Pocket Junior - À partir de 11 ans", je me dis par contre que les jeunes lecteurs n'auront peut-être pas le même recul, ça me pose un tout petit peu plus de problèmes.
À lire une fois, comme c'est un titre plutôt connu et histoire de ne pas mourir stupide, pourquoi pas. Pas trop d'intérêt à le relire en revanche.


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MATILDA DAHL AVIS CRITIQUE

Matilda - Roald Dahl
★★★★★

Quatrième de couverture : Avant même d'avoir cinq ans, Matilda sait lire et écrire, connaît tout Dickens, tout Hemingway, a dévoré Kipling et Steinbeck. Pourtant son existence est loin d'être facile entre une mère indifférente, abrutie par la télévision et un père d'une franche malhonnêteté. Sans oublier Mlle Legourdin, la directrice de l'école, personnage redoutable qui voue à tous les enfants une haine implacable. Sous le plume tendre et acerbe de Roald Dahl, les événements vont se précipiter, étranges, terribles, hilarants...

Voilà, en revanche, un livre que j'ai pris beaucoup de plaisir à relire ! Matilda était l'un de mes livres préférés quand j'étais enfant, en partie parce que je m'identifiais beaucoup à la gamine. Durant les quelques années qui se sont écoulées entre le moment où j'étais enfant et aujourd'hui (avec un âge fort avancé), mon exemplaire s'est mystérieusement perdu. Je l'ai donc racheté et relu et je n'ai pas du tout été déçue. En plus de retrouver Matilda et de me rendre compte que les Verdebois avaient curieusement beaucoup de points commun avec les Dursley, j'ai redécouvert les adultes de cette histoire et adopter une nouvelle compréhension de leurs personnages et surtout celui de Mademoiselle Candy, l'institutrice de Matilda, qui, entre temps, est devenue plus jeune que moi. Oui, c'est ce qu'on appelle un coup de vieux.


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LE DIABLE DANS LA VILLE BLANCHE - LARSON

Le Diable dans la Ville Blanche - Erik Larson 
★☆☆☆☆

Quatrième de couverture : 1893 : à l'occasion de l'Exposition universelle de Chicago, l'architecte Daniel H. Brunham est chargé de concevoir une cité de rêve, la Ville blanche. Dans l'ombre du chantier, H. H. Holmes, un jeune et séduisant médecin, est en réalité l'un des tueurs en série les plus terrifiants de l'histoire du crime. Dans l'hôtel où il attire ses victimes, il a installé une chambre de torture et un four crématoire. Deux cents personnes, des femmes surtout, n'en réchapperont pas.

Dans ce livre-documentiare, nous suivons donc en parallèle le déroulement de l'Exposition universelle de Chicago, de sa conception à sa fin, et les sombres années H. H. Holmes, tueur en série notoire des États-Unis. On m'a offert (et j'ai lu) ce livre, principalement parce que Holmes fait l'objet d'un épisode de la série Supernatural (et sûrement de bien d'autres séries), et que le type creepy à souhait qui a tout de même éliminé plus de 200 personnes, promettait d'être, sinon fascinant, intéressant. Le problème - qui n'en est pas véritablement un mais qui est mon problème - est que le livre se veut documentaire, et donc que l'auteur s'en est tenu aux faits. Résultat, on a beaucoup de détails très techniques sur l'Exposition universelle et on passe finalement très peu de temps sur Holmes. Parce que, curieusement, tous ceux qui étaient sur place aux moments des crimes ne sont plus là pour raconter quoi que ce soit...
Si on est venu pour l'Expo, c'est tout bon, mais si on est dans mon cas... C'est une lecture qui passe plutôt très lentement.

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Les Très Riches Heures de l'Humanité - Stefan Zweig 
★★★☆☆

Quatrième de couverture : L'Histoire, selon Zweig, procède par bonds : une succession de faits banals est interrompue de loin en loin par des événements clés. Ce sont ces moments « d'une grande concentration dramatique, porteurs de destin, où une décision capitale se condense en un seul jour, une seule heure et souvent une seule minute », que Zweig a voulu illustrer à travers ces douze récits. Il y narre des événements aussi divers que la bataille de Waterloo, l'expédition du capitaine Scott au pôle Sud, ou la composition de La Marseillaise par Rouget de Lisle.

Intéressant du point de vue de la culture générale parce qu'on apprend pas mal de choses sur une douzaine d'événements d'importance variable. Cependant, rien ne m'a vraiment marquée outre mesure. À picorer un événement à la fois entre deux autres lectures, pourquoi pas, mais rien de très transcendant !



Et toi, tu en penses quoi ? Que lis-tu en ce moment ?
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Lily

dimanche 3 septembre 2017

Update lecture : Max, Liesel & Dor à l'appel !


Il me semble cohérent, après mes mois d'absence et compte tenu de la pile de livres lus qui s'est accumulée ces derniers temps sur le coin de mon bureau, de revenir avec un petit update lecture. Histoire, au moins, de vérifier ce que j'en ai retenu.



Max - Sarah Cohen-Scali ★★★★☆

Quatrième de couv' :  « 19 avril 1936. Bientôt minuit. Je vais naître dans une minute exactement. Je vais voir le jour le 20 avril. Date anniversaire de notre Führer. »
Max est le prototype parfait du programme « Lebensborn ». Des femmes sélectionnées par les nazis mettent au monde des purs représentant de la race aryenne, jeunesse idéale destinée à régénérer l'Europe.


Si je me suis penchée sur le cas de Max, c'est parce que je trouvais l'idée de base intéressante. Raconter l'histoire et suivre le destin de ce gamin né sans amour et dont toute la vie a déjà été programmée me semblait prometteur. Ça avait un petit côté Voldemort assez attrayant. Le problème est que j'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire et ce, majoritairement à cause du parti pris pour l'aborder. Le personnage principal est le narrateur et raconte son histoire en s'adressant au lecteur. Sauf qu'il commence avant sa naissance, parle au présent et utilise un vocabulaire d'adulte. Ce qui fait qu'on se retrouve avec un foetus qui nous parle de pureté de race, de guerre et de déportation. Alors je comprends bien le projet (personnifier l'idéologie, montrer qu'elle était inculquée aux individus dès la naissance (voire la conception),...), mais comme la narration manque de réalisme, je trouve que la première partie de l'histoire manque de crédibilité. De fait, et malgré le fait que je plaçais beaucoup d'espoirs littéraires dans le personnage de Max/Konrad, je n'ai pas réussi à lier quelque chose avec ce lui.
MAIS ! Tout n'est pas perdu. Le véritable intérêt de cet histoire pour moi, c'était Lucjan/Lukas. Un jeune ado qui arrive, il me semble, un peu avant la moitié du livre et qui va construire un lien particulier avec Max/Konrad. Le personnage de Lucjan/Lukas est beau, et la relation qu'il noue avec Max/Konrad l'est sans doute encore plus. La deuxième moitié du bouquin vaut donc le coup. Et si j'ai mis beaucoup de temps à rentrer dans l'histoire, j'ai en revanche été beaucoup touchée par sa fin.
Donc si la thématique te branche, j'ai plutôt envie de dire pourquoi pas ?



La Voleuse de livres - Markus Zusak ★★★☆☆

Quatrième de couv' : Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, plus rares encore ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la mort s'est arrêtée. Est-ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt ? Ou sa force extraordinaire face aux événements ? À moins que ce ne soit son secret... Celui qui l'a aidée à survivre et a même inspiré à la Mort ce joli surnom : la Voleuse de livres...


Cela faisait une éternité que j'entendais parler de ce bouquin. Pour une mystérieuse raison, j'avais associé son histoire à celle du conte d'Andersen, La petite fille aux allumettes - alors qu'il n'y a pas grand rapport entre les deux (du moins, d'après ce que je me souviens de l'histoire d'Andersen). Toujours est-il que j'en avais de grandes attentes parce que tout le monde en disait beaucoup de bien. Après lecture, je reconnais bien volontiers que c'est une belle histoire... dans laquelle je ne suis pas vraiment rentrée. Le choix du narrateur était original, des personnages comme Max ou Rudy ou même Hans m'ont plutôt plu mais... je ne sais pas. Je n'ai pas réussi à m'intéresser ou à m'impliquer dans l'histoire et j'ai mis beaucoup de temps à terminer La Voleuse de Livres. D'accord il fait plus de 600 pages mais tout de même. Peut-être que c'est à cause de Liesel avec laquelle je n'ai vraiment pas accroché du tout ou que j'ai simplement lu ce livre au mauvais moment mais je n'en garderai pas un souvenir impérissable. Pas mauvais, certes, mais pas impérissable.



Le Passeur du Temps - Mitch Albom ★★☆☆☆

Quatrième de couv' : Un jour, Dor commença à compter. Les secondes, les minutes, les heures. Il fut le premier à mesurer le temps. Le premier à vouloir l'arrêter aussi... Ce crime lui a valu d'être exilé dans une caverne, condamné à écouter toutes les suppliques de ceux qui vinrent après lui - encore quelques minutes, quelques heures, quelques années... Mais aujourd'hui Dor peut se racheter, en allant à la rencontre d'une jeune femme, prête à mettre fin à ses jours, et d'un riche homme d'affaires malade, désireux, lui, de vivre éternellement. Pour les sauver, pour se sauver, Dor va devoir leur apprendre la vraie valeur du temps.


Le Passeur du Temps est un livre dont j'ai relevé le titre depuis un moment déjà. Principalement, je dois l'avouer, parce que j'aimais beaucoup l'esthétique des horloges présentes sur la couverture. Je l'avais un peu de mis de côté parce que le synopsis ne me tentait finalement pas tant que ça. Et puis, en zonant sur internet, j'ai lu l'avis d'un lecteur qui estimait que Le Passeur de Temps n'était qu'une mauvaise reprise de La Voleuse de Livres. Comme j'avais déjà prévu d'en lire un, je me suis dit que c'était pas une mauvaise idée de faire le second dans la foulée.
D'abord je n'ai pas bien vu le rapport entre les deux bouquins. D'accord le narrateur/fil rouge de l'histoire est une sorte de personnification d'un concept finalement assez abstrait mais en dehors de ça, il n'y avait pas grande pertinence à la comparaison.
Pour le reste, l'histoire est courte et facile à lire. Elle n'est pas mauvaise mais n'apporte pas grand chose non plus. J'ai trouvé le traitement des thématiques assez superficiel. Ce n'est donc à mon sens pas une lecture indispensable.


Et toi, dis-moi si tu as déjà lu ces livres, ce que tu en as pensé ou un peu tout ce qui te passe par la tête et dont tu as envie de me parler ;-).


Lily

dimanche 12 février 2017

BILAN de ma PAL d'hiver ❄ #1

Pardon, ça fait un peu 100 ans que j'ai disparu. J'avais prévu de revenir dans le courant du mois de janvier après ma pause annuelle, et je n'ai... absolument pas eu le temps.

En vérité, je n'ai eu que peu de temps, que je n'ai pas eu le courage de consacrer au blogging. J'ai bien pré-écrit quelques trucs, mais il me manquait surtout des photos, et sans lumière naturelle c'est assez compliqué (et moche).

Mais je suis là maintenant ! Enfin, j'espère que je suis là... (on y croit !)

Je commence donc cette année de blogging comme il faut avec un petit bilan de mes premières lectures de ma PAL d'hiver. À priori pas de grandes découvertes mais pas de grosses déceptions non plus. Je me suis énervée contre (presque) personne, donc c'est déjà un bon départ !

Débrief ;-)

La nuit des temps - Barjavel

La Nuit des Temps - René Barjavel - ★★★☆☆

J'ai débuté cette PAL d'hiver par la relecture d'un livre, qui, en principe, plait énormément. À ma première lecture, on m'avait surtout vendu l'histoire d'amour et celle-ci ne m'avait pas emballée outre mesure. À ma deuxième lecture, je ne me souvenais que vaguement des grandes lignes de l'histoire, j'ai donc décidé de l'aborder avec moins d'attentes.

Verdict, ça a un peu mieux fonctionné sur moi. Je me suis surtout intéressée à l'aspect scientifique et philosophique de l'histoire qui, à mon sens, est beaucoup plus pertinente que son histoire d'amour.
Barjavel utilise l'excuse d'une expédition scientifique qui-ne-vend-pas-beaucoup-de-rêve en Antarctique et l'occasion d'une découverte inattendue pour questionner nos certitudes sur l'humanité, sa chronologie et ce qu'on en fait. Le format roman/divertissement n'empêche pas l'auteur d'y glisser un regard sur le monde scientifique, la sphère philosophique et le rencontre des deux.

En bref, c'était une histoire assez sympa, un soupçon intéressante et qui se lit rapidement et sans effort. La Nuit des Temps ne me laissera pas un souvenir impérissable, mais si le bouquin est déjà dans votre PAL, profitez d'un hiver pour l'en sortir ;-).

Synopsis : Dans l'immense paysage gelé, les membres des Expéditions Polaires françaises font un relevé sous-glaciaire. Un incroyable phénomène se produit : les appareils sondeurs enregistrent un signal. Il y a un émetteur sous la glace...
Que vont découvrir les savants et les techniciens venus du monde entier qui creusent la glace à la rencontre du mystère ? 
La Nuit des temps, c'est à la fois un reportage, une épopée mêlant présent et futur, et un grand chant d'amour passionné. Traversant le drame universel comme un trait de feu, le destin d'Elea et Païkan les emmène vers le grand mythe des amants légendaires.


Au coeur du silence - Graham Joyce

Au Coeur du Silence - Graham Joyce - ★★★☆☆

Note avant de commencer : on se parle de cette couverture ? Ils avaient oublié les E dans le titre ou comment ça se passe ?

C'est le dernier livre que j'ai reçu dans le cadre de mon abonnement à Livre(s)-Moi. J'avais prévu de faire un débrief sur ce que je pensais des livres choisis et de l'ensemble de l'expérience mais la boîte a malheureusement fermé entre temps. Après Ce qui a dévoré nos coeurs et La Joie, que j'avais globalement beaucoup aimé, j'ai été un tout petit peu moins emballée par Au Coeur du Silence.

Je suis, de nature, pas très enthousiasme à tout ce qui ressemble à de la romance. Quand elle est intégrée à un autre genre, pourquoi pas, mais quand c'est le coeur du propos, bof. Mais celle-ci avait l'air d'être un petit huis-clos, recelait une sorte de mystère alors je me suis dit qu'il y avait matière à faire quelque chose d'un peu plus intéressant qu'une bête histoire d'amour.

Enfermer ce couple dans ce village désert et entouré de neige était une bonne idée dont le potentiel n'a pas été complètement exploité. J'attendais un peu plus de psychologie, plus de sentiments oppressants. L'histoire se traine ensuite un peu en longueur et le dénouement n'est pas plus original qu'imprévisible. Pour un lecteur attentif, les indices sont même identifiable dès la moitié du bouquin.

En bref, ce n'était pas une lecture horrible mais Au Coeur du Silence est également loin d'être une lecture fantastique. La morale derrière le fin mot de l'histoire n'est pas idiote mais elle ne suffit pas pour que je vous recommande particulièrement cette lecture.

Synopsis : Zoe et Jake passent des vacances d'hiver idylliques dans les Pyrénées, amoureux comme au premier jour. Mais ils sont pris dans une avalanche et n'en réchappent que miraculeusement. À leur retour, ils trouvent le village et leur hôtel déserts, sans âme qui vive. Sans doute la zone a-t-elle été évacuée : passé l'euphorie de s'en être miraculeusement sortis, vient, pour eux, la peur de subir une nouvelle avalanche. Le couple tente donc de fuir coûte que coûte. Mais la neige et le brouillard, entre autre, en ont décidé autrement. Bloqués, Zoe et Jake vont devoir rester dans ce village vidé de ses habitants, seuls au coeur du silence.


Indian Creek - Pete Fromm

Indian Creek - Pete Fromm - ★★☆☆☆

Il me semble que j'avais repéré ce bouquin dans un haul de booktubeuse. Je l'avais noté sans trop me poser des questions, en me disant que ce serait une lecture adaptée pour un hiver. Si j'avais cherché plus loin, peut-être que je me serais pas lancée.

Indian Creek n'est pas tellement ce à quoi je m'attendais. En gros, je m'attendais à des descriptions à couper le souffle accompagnées de réflexions psychologiques et philosophiques profondes sur la place de l'être humain dans l'univers, la solitude et le cycle de la vie des petits zosieaux. Quelque chose dans ce goût-là.
À la place, j'ai eu le récit d'un mec qui se faisait chier et trompait l'ennui en dépeçant des animaux. Je dois dire que ça m'a quelque peu saoulée, voire carrément dégoutée (et pourtant, je suis loin d'être vegan. Même pas végétarienne).

J'ai passé les trois quart du bouquin à m'ennuyer comme un rat mort en me demandant ce qu'il se passait dans la tête des américains (ou de celui-là, du moins). Il faut attendre le dernier quart du livre (et oublier la postface, qui n'a aucun intérêt) pour que l'auteur donne enfin l'impression d'apprécier et de respecter ce qui l'entoure. Je n'ai pas du tout accroché à la personnalité de Fromm et l'ensemble des personnes apparaissant dans le récit n'a provoqué chez moi que de l'antipathie. La seule que j'aimais bien, c'est Boone (c'est le chien).

Sur la quatrième de couverture de mon édition, le commentaire d'une certaine Christine Ferniot de "LIRE" précise que c'est "une oeuvre d'apprentissage d'une drôlerie irrésistible". Alors je veux bien qu'on ait tous des sens de l'humour différents, mais à mon sens ce n'était pas vraiment très drôle. Même pas souriant. Et je pense que je l'ai déjà dit ici, mais je ne suis pas très fan des arnaques à la quatrième.

C'était ma première lecture de nature writing et, ma foi, pour le moment je ne suis pas convaincue. Il y a d'autres que je veux tenter donc je verrai bien mais Indian Creek ne fera pas partie de mes recommandations pour le genre.

Synopsis : Le garde commença à parler de bois à brûler. Je hochais la tête sans arrêt, comme si j'avais abattu des forêts entières avant de le rencontrer.
- Il te faudra sans doute sept cordes de bois, m'expliqua-t-il. Fais attention à ça. Tu dois t'en consituer une réserve avant que la neige n'immobilise ton camion.
Je ne voulais pas poser cette question, mais comme cela semblait important, je me lançai :
-Heu... C'est quoi, une corde à bois ?
Ainsi début le long hiver que l'auteur s'apprête à vivre seul au coeur des montagnes Rocheuses, et dont il nous livre ici un témoignage drôle (LOL) et sincère, véritable hymne aux grands espaces sauvages. Captivant récit d'aventures et d'apprentissage, ce classique contemporain a étable Pete Fromm comme une des grandes voix de l'Ouest américain.




xoxo
Lily

dimanche 16 octobre 2016

❄ Ma PAL spéciale grand froid ❄

C'est bien le genre d'article que je n'aurais jamais pensé écrire avant de mettre un pied sur la blogosphère. D'une part, parce que je n'avais pas la moindre idée de ce que pouvait être une PAL et d'autre part parce qu'il ne me serait jamais venu à l'idée de faire attention à la saison pour choisir ma prochaine lecture.

PAL HIVER Pile à Lire

Puis je me suis laissée prendre au jeu et je me suis rendue compte que lire en juillet une histoire qui se passe sous la neige, ce n'était pas exactement la même chose que de la lire en décembre ou en janvier. Toute au long de cette année, je me suis surprise à mettre de côté des livres, que je gardais pour "quand il ferait froid". Je ne fais pas encore tellement de différences entre l'automne et l'hiver. Tant que les températures ont suffisamment chuter pour se pelotonner sous deux plaids avec une tasse de thé ou de chocolat chaud, je suis satisfaite.

Il y a rien de fou et de foncièrement extravagant dans ce que je vais lire mais vu que c'est une première, je me suis dit que je pouvais partager.

Au coeur du silence - Les Fiancés de L'Hiver

Au coeur du Silence - Graham Joyce
C'est le troisième livre qui m'avait été envoyé via Livre-Moi(s), l'abonnement que j'avais testé pendant trois mois. Je l'avais reçu en plein milieu du printemps mais j'ai préféré le garder. Je comptais vous faire le débrief de ce concept après l'avoir lu, mais malheureusement, entre temps, l'aventure Livre-Moi(s) s'est terminée. Je n'attends pas énormément de cette lecture mais si déjà c'est une jolie romance avec beaucoup de neige, ce sera pas mal.
4ème de couv' : Zoe et Jake passent des vacances d'hiver idylliques dans les Pyrénées, amoureux comme au premier jour. Mais ils sont pris dans une avalanche et n'en réchappent que miraculeusement. À leur retour, ils trouvent le village et leur hôtel déserts, sans âme qui vive. Sans doute la zone a-t-elle été évacuée : passé l'euphorie de s'en être miraculeusement sortis, vient, pour eux, la peur de subir une nouvelle avalanche. Le couple tente donc de fuir coûte que coûte. Mais la neige et le brouillard, entre autres, en ont décidé autrement. Bloqués, Zoe et Jake font devoir rester dans le village vidé de ses habitants, seuls au coeur du silence.

La Passe-Miroir : Tome 1, Les Fiancés de l'Hiver - Christelle Dabos
Si vous êtes accoutumé(e) de la blogo et de booktube, vous n'êtes sans doute pas passé à côté de ce livre, lauréat du concours du premier roman jeunesse organisé par Gallimard. Même si, de ce que j'en ai vu, il a été unanimement apprécié, j'ai décidé d'attendre sa sortie poche pour l'acquérir, juste au cas où. Disons que je ne suis pas la première fan des romans jeunesse que tout le monde adore. Comme ça reste Gallimard et que l'univers a l'air plutôt construit, je place tout de même beaucoup d'espoir dans ce petit. Puis comme il y avait hiver dans le titre, il était tout désigné pour cette sélection.
4ème de couv' : Sous ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons, la jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel.


Harry Potter et l'enfant maudit couverture

Harry Potter et L'Enfant Maudit - J.K. Rowling, John Tiffany, Jack Throne
Que serait une saison automne-hiver sans un Harry Potter ? J'ai fièrement résisté à l'envie de lire cette pièce lorsqu'elle est sortie en version originale et j'ai patiemment attendu la sortie de sa version française. La raison principale était que je suis beaucoup familière avec le vocabulaire magique en français qu'en anglais. Sur un malentendu, j'aurais pu confondre Crucio et Accio, ce qui aurait sérieusement handicapé ma compréhension de l'histoire. La deuxième raison est bien entendu de ne pas déroger au dicton : Un Harry Potter lu en été et un Harry Potter moins bien apprécié.
4ème de couv' : Être Harry Potter n'a jamais été facile et ne l'est pas davantage depuis qu'il travaille au coeur des secrets du ministère de la Magie. Marié et père de trois enfants, Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, tandis que son fils Albus affronte le poids d'un héritage familial dont il n'a jamais voulu. Quand passé et présent s'entremêlent dangereusement, père et fils se retrouvent face à une dure vérité : les ténèbres surviennent parfois des endroits les plus inattendus.


S Abrams - La nuit des temps Barjavel

Relectures

La nuit des temps - René Barjavel
J'ai l'impression d'être passée à côté de ma première lecture de La Nuit des Temps et j'ai donc décidé de retenter l'expérience. Comme c'est un livre très apprécié par... tout le monde, je me dis qu'il doit valoir le coup et que le soucis venait de moi. À voir donc !
4ème de couv' : Dans l'immense paysage gelé, les membres des Expéditions Polaires françaises font un relevé du relief sous-glaciaire. Un incroyable phénomène se produit : les appareils sondeurs enregistrent un signal. Il y a un émetteur sous la glace... Que vont découvrir les savants et les techniciens venus du monde entier qui creusent la glace à la rencontre du mystère ? La nuit des temps, c'est à la fois un reportage, une épopée mêlant présent et futur, et un grand chant d'amour passionné. Traversant le drame universel comme un trait de feu, le destin d'Elea et de Païkan les emmène vers le grand mythe des amants légendaires.

S. - J.J. Abrams & Doug Dorst
J'ai eu envie de relire S. pratiquement si tôt l'avoir fini pour la première fois. Je crois que c'est le genre de bouquin qui mérite qu'on y revienne à plusieurs reprises pour le comprendre dans son intégralité et ses détails. Je ne sais par contre pas pourquoi je me suis dit que ce serait une bonne idée de le relire en automne/hiver. L'ambiance bibliothèque, peut-être.
4ème de couv' : Une étudiante ramasse un livre égaré. À l'intérieur, une série de notes révèlent un lecteur captivé. La jeune femme annote le livre à son tour, puis le repose à l'endroit où le lecteur inconnu l'a laissé. Ainsi commence un chassé-croisé qui va entrainer les deux étudiants - Eric et Jennifer - dans une aventure inouïe. L'auteur du roman est V.M. Straka, l'écrivain le plus énigmatique du XXème siècle. Il a fasciné des milliers de personnes avant de disparaître en 1946, sans que nul n'ait jamais découvert son identité. La clé de son mystère se trouve-t-elle dans son dernier ouvrage - Le Bateau de Thésée - que les deux étudiants passent au crible ? C'est l'histoire de S., un homme qui a perdu la mémoire et se retrouve embarqué de force sur un étrange bateau à l'équipage monstrueux, avec une seule idée en tête : survivre pour trouver qui il est. Eric et Jennifer sont prêts à tous les sacrifices pour lever le voile sur cet écrivain de génie. Ils ne sont pas les seuls...


Je ne sais pas si je vais tenir jusqu'à la fin de l'hiver avec cette sélection mais si ça me permet de repousser de deux ou trois mois l'achat de nouveaux livres, ça m'arrange pas mal !

Et vous ? Quelles lectures enneigées ou non avez-vous prévues pour les prochaines saisons ?




xoxo
Lily

dimanche 5 juin 2016

Page-Turner : vrai talent ou grosse arnaque ?

J'adore les romans de Guillaume Musso. Si, si c'est vrai. Bon, pas d'un point de vue littéraire en revanche, c'est vrai. Mais d'un point de vue de bloggeuse, je les adore. Ils me donnent toujours plein d'idées d'articles remplis d'ironie et, en l'occurrence, dénonciateur interrogateur. Pour l'anecdote, le synopsis revu et corrigé de Demain est l'article le plus consulté de ce blog. Oui, madame.

On est d'accord que, lorsqu'on décrit les romans de Guillaume Musso, le terme de page-turner est l'un des mots qui revient le plus souvent ? Pour les moins anglophiles d'entre nous, définition !
« Page-turner. Se dit d'un livre qui est tellement excitant qu'on souhaite le lire rapidement. »
 Définition traduite depuis dictionary.cambridge.org

Soit. Qu'est-ce qu'un livre excitant ? Selon ma propre vision, c'est un scénario bien construit, des personnages à la psychologie approfondie, un style soigné sans être lourd, le tout débouchant sur une lecture fluide et agréable. Autant dire que si un auteur remplit toutes ces cases, il devient l'équivalent d'un demi-dieu à mes yeux. Du coup, si je m'en tiens à la stricte définition, si on me parle de page-turner, je devrais m'attendre à retrouver tous ces ingrédients pendant ma lecture.

Vous vous doutez bien qu'il y a un mais. Parce qu'une fois de plus, j'ai le sentiment qu'on m'arnaque.

Page-Turner Guillaume Musso L'instant Présent
4ème de couv : "Souviens-toi que l'on a deux vies. La seconde commence le jour où on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
Pour payer ses études d'art dramatique, Lisa travaille dans un bar de Manhattan. Elle y fait la connaissance d'Arthur Costello, un jeune médecin urgentiste. En apparence, il a tout pour plaire.
Mais Arthur n'est pas un homme comme les autres. Deux ans plus tôt, il a hérité de la résidence de son grand-père : un vieux phrase isolé dans lequel une pièce a été condamnée. Malgré sa promesse, il a choisi d'ouvrir la porte, découvrant une vérité bouleversante qui lui interdit de mener une vie normale.
Sa rencontre avec Lisa va tout changer et lui redonner une raison d'espérer. Dès lors, Arthur et Lisa n'ont qu'une obsession, déjouier les pièges que leur impose le plus impitoyable des ennemis : le temps.

Pendant ma lecture de L'instant Présent, je me suis posée une question à priori toute simple. Si la seule raison pour laquelle on tourne rapidement les pages de ces bouquins soit disant exceptionnels, c'est parce que ces dites pages sont... vides ? Procédons à un petit exercice.


SORTEZ VOS CALCULETTES ET OUVREZ VOTRE LIVRE À LA PAGE...
Voici la retranscription d'une page du roman de Guillaume Musso précédemment cité en version poche.


Pour les besoins de la démonstrations, je vous annonce que cet extrait compte 186 mots.

Comparons maintenant cet extrait à d'autres romans. Sans beaucoup de surprise, j'ai choisi une page d'Harry Potter à l'école des sorciers. D'une part, parce que l'exemple parle à un maximum de personnes. Tout le monde ou presque c'est ce que représente une page d'Harry Potter et combien de temps il met à la lire. D'autre part parce que HP, et son tome 1 notamment, est considéré comme de la littérature jeunesse (c'est marqué "À partir de 10 ans" sur la quatrième) et est donc réputé comme écrit plus simplement pour une lecture facile. Voici l'extrait :

Ça se voit à l'oeil mais pour l'exactitude, l'extrait compte 306 mots.

Dernière comparaison avec une page d'un roman de littérature adulte. J'ai choisi un extrait du livre Les Piliers de la Terre de Ken Follett, connu pour son caractère particulièrement dense.


La page fait 402 mots, soit plus de deux fois le nombre de mots contenus dans une page de L'Instant Présent de Guillaume Musso. Vous voyez où je veux en venir. La raison pour laquelle on lit plus vite un livre réputé "page-turner" n'a rien a rien a voir avec sa qualité ou son intrigue halentante. Elle tient simplement au fait que ces pages sont plus courtes. CQFD.


IL N'Y A PAS QUE LA TAILLE QUI COMPTE
Vous commencez à me connaître (je l'espère du moins), je ne suis pas venue vous présenter une démonstration mono-argumentée. Les chiffres sont pratiques pour marquer des points mais ils n'expliquent pas toujours tout. Mais j'ai d'autres atouts dans ma manche. Enfin au moins un. 

Parlons du fond plutôt que de la forme.

La majorité du contenu de L'Instant Présent est la répétition d'un même schéma. Tous les débuts et fins de chapitre, le personnage fait plus ou moins les mêmes choses et cherche surtout les mêmes choses. Au final, il n'y a qu'une partie de chaque chapitre qui est véritablement "inédite". À part si on est féru de descriptifs d'itinéraires new-yorkais, ou si on tient absolument à ne manquer aucun détail de la douche que prend le personnage principal ou de ce qu'il porte (même si ça n'a rien d'exceptionnel), il y a pas mal de lignes qui, naturellement, se survolent plutôt qu'elles se lisent.

Dans ce schéma narratif qui tourne en boucle, évoluent tout au plus 3 personnages. Il y en a bien quelques autres mais ce sont les seuls dont on s'intéresse à l'histoire et dont on suit la destinée jusqu'au bout. Trois personnages... Ce n'est vraiment pas lourd. Cherchez-en d'autres qui ne s'articulent qu'autour de trois personnages, je n'en connais personnellement pas des masses.

Je ne dis pas forcément qu'un scénario en boucle et un panel de personnages dépouillé débouchent nécessairement sur un bouquin de moindre qualité. Ça me semble simplement logique qu'un développement très simplifié entraine une lecture rapide.


EN CONCLUSION

Page avec 2 fois moins de mots qu'à l'accoutumée + Intrigue répétitive = Page-Turner. 

Équation démontrée par le théorème de Lily. Ça me donnerait presque envie de retourner en cours de maths. Presque j'ai dit.


J'attends évidemment vos réactions en commentaires, où j'espère poursuivre la discussion avec vous ;-).


xoxo
Lily

dimanche 6 décembre 2015

[AUTEUR] MARC DUGAIN : L'Insomnie des Étoiles & La Chambre des Officiers.

Hello les amis !

Ce dimanche, je vous propose un petit focus sur un auteur, Marc Dugain. Ce ne sont habituellement pas mes articles préférés, mais je me suis retrouvée à lire deux de ses titres en même temps. Peut-être connaissez-vous d'ailleurs La Chambre des Officiers de vos lectures de collège ou du lycée. Je m'arrêterai cependant plus longuement sur L'Insomnie des Étoiles, qui a davantage retenu mon attention. Dites-moi si vous connaissiez, ce que vous en pensez et si ça vous a donné envie de les lire!


L'insomnie des étoiles - MARC DUGAIN
4ème de couv': Automne 1945, alors que les Alliés se sont entendus pour occuper Berlin et le reste de l'Allemagne, une compagnie de militaires français emmenée par le capitaine Louyre investit le sud du pays. En approchant de la ville où ils doivent prendre leurs quartiers, une ferme isolée attire leur attention. Les soldats y font une double découverte : une adolescente hirsute qui vit là seule, comme une sauvage, et le corps calciné d'un homme. Incapable de fournir une explication sur les raisons de son abandon et la présence de ce cadavre, la jeune fille est mise aux arrêts. Contre l'avis de sa hiérarchie, le capitaine Louyre va s'acharner à connaître la vérité sur cette affaire, mineure au regard des désastres de la guerre, car il pressent qu'elle lui révèlera un secret autrement plus capital.

"Personnellement, je préfère voir des hommes s'aimer que s'entre-tuer.
-Mais cet homme là tuait, capitaine!
-Probablement parce qu'on l'a empêché d'aimer ou d'être aimé."

L'Insomnie Des Étoiles
Je ne sais pas très bien comment ce roman de Marc Dugain a débarqué chez moi. Il y était, je suis tombée dessus et son titre m'a immédiatement séduite. L'insomnie des étoiles a quelque chose de poétique, même si je n'ai pas tellement d'explication quant à son rapport au texte.

En matière de lecture, je n'aime pas trop utiliser le terme de "coup de coeur". C'est l'une de mes bizarreries parfaitement assumées. D'une part parce que l'expression ressemble à un label, et que je déteste classifier le monde dans des cases. Ensuite parce qu'être "un coup de coeur" ne renvoie à rien, ou, au contraire, à trop de choses différentes. Il y a les bloggeurs qui l'emploient trop souvent à mon sens, les booktubeuses qui l'attribuent à des titres qui ne le méritent pas. L'expression est trop subjective, repose trop sur l'affect pour que je la trouve très parlante, très révélatrice pour les lecteurs, les abonnés.

Pourquoi je vous parle de tout cela maintenant? Tout simplement parce que j'ai eu envie de l'utiliser pour ce roman de Marc Dugain, et de manière inattendue. Du moins, si on excepte quelques décisions scénaristiques de la fin.
Je sors d'une petite panne de lecture romanesque et je n'ai choisi ce roman que sur la seule justification de la beauté de son titre. Autant vous dire que j'en avais aucune attente et que j'étais surprise de l'apprécier autant.  
Mon premier élan d'amour a été pour le capitaine Louyre, un personnage qui possède, en plus d'une finesse et d'une intelligence appréciables, une conscience philosophique développée. Tout au long du récit, ses réflexions sont pertinentes et intéressantes.

Le roman se situe juste à la fin de la guerre 39-45. Une petite ville allemande se retrouve annexée par un corps militaire français. Une confrontation des esprits s'engage entre ceux qui font parti du camp des "vainqueurs" et ceux qui sont clairement vaincus. Ce qui est assez surprenant et très bien mis en valeur par Dugain, c'est la mouvance de ces notions. Le peuple du pays vaincu n'en a pas forcément conscience et les stéréotypes de l'ennemi sont exacerbés.

Le coeur du livre est assez terrible, mais puisqu'il est majoritairement le récit d'événements qui se sont déroulés antérieurement à l'action, la terreur en devient très froide. Les citations, qui abordent entre autre des questions d'euthanasie, n'en sont pas moins terribles. Je vous en ai sélectionnées quelques unes, en espérant qu'elles vous mettront l'eau à la bouche (bien plus que mes longs discours indigestes).
"Le Reichleiter Bouhler et le docteur Brandt sont chargés, sous leur propre responsabilité, d'élargir les compétences de certains médecins qu'ils auront eux-même désignés, les autorisant à accorder la mort par faveur aux malades qui, selon le jugement humain, et à la suite d'une évaluation critique de l'état de leur maladie, auront été considérés incurables."
"Il fallait aussi recenser l'idiotie."
"Je dirai que chacun de nous possède un enthousiasme à tuer limité." 
De sa plume simple, accessible et non moins belle, soignée et choisie, Marc Dugain nous indique que le tortionnaire n'est pas un diable avec des cornes, une queue pointue et un rire diabolique. Il est l'homme next door, celui qui est convaincu d'agir pour le bien de son peuple et de son pays. Et ça, ça fait froid dans le dos.



La Chambre des Officiers - MARC DUGAIN
En 1914, tout sourit à Adrien, ingénieur officier. Mais, au début de la guerre, lors d'une reconnaissance sur les bords de la Meuse, un éclat d'obus le défigure. En un instant, il est devenu un monstre, une "gueule cassée".
Adrien ne connaître ni l'horreur des tranchées ni la boue, le froid, la peur ou les rats. Transféré au Val-de-Grâce, il rejoint une chambre réservée aux officiers. Une pièce sans miroir où l'on ne se voit que dans le regar des autres. Il y restera cinq ans. Cinq ans entre parenthèses. Cinq ans à pour penser à l'avenir, à l'après-guerre, à Clémence qui l'a connu avec son visage d'ange. Cinq and à nouer des amitiés déterminantes pour le reste de son existence...

La Chambre des Officiers
C'est un roman que j'avais lu au collège il me semble, et qui ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable. Je l'ai relu ici par curiosité, quand je me suis rendue compte qu'il était du même auteur que L'insomnie des Étoiles. Je suis moins dithyrambique à son sujet, bien que sa lecture me semble assez recommandable à tous. D'abord parce que ça montre ce qu'est réellement la guerre, les affrontements à l'arme lourde. Ce n'est pas seulement des images à la télévision et des frontières qui se déplacent. Si on zoome x1000 sur les images satellites, il y a des visages complètement détruits et des êtres humains qui doivent réapprendre à vivre différemment.

La Chambre des officiers compte moins de 200 pages et l'écriture de Dugain toujours très accessible en fait une lecture rapide. Ce qui m'est apparu comme extraordinaire est la façon dont tout, même les événements les plus atroces, les épreuves les plus douloureuses, sont capables de s'encastrer dans un quotidien dont on peut revenir. En ça, la capacité de survie de l'être humain est incroyable. Il tombe, se relève, refait les mêmes erreurs et survit toujours.

Le hasard a fait que j'ai lu ce livre à un moment où il était le bienvenu. C'était juste après les attentats du 13 novembre et, malgré la difficulté de ce qu'elle raconte, La Chambre des Officiers porte un message très positif.
Je vous conseille d'aller y jeter un coup d'oeil si vous ne l'avez jamais fait et, si je ne vous ai moi-même convaincus, je vous laisse méditer sur l'une des citations que j'ai extraite :

"Ce qu'on avait imposé aux Allemands en cette belle journée de juin nous mettait à l'abri de la guerre pour toujours."  
On était en 1919. 


PS : Je vous rappelle qu'un concours est toujours en cours pour gagner un marque-page Gryffondor, directement issu du merchandising officiel. 

xoxo
Lily

dimanche 3 mai 2015

Vengeance en Prada : Chronique d'un deuxième tome raté.

Si vous étiez déjà là, vous vous souviendrez peut-être que le tout premier article littéraire de mon blog était consacré au titre Le Diable s’habille en Prada. A l’époque de cette lecture, je venais de débuter ma première réelle expérience professionnelle (en stage) et le deuxième tome en Prada s’apprêtait à sortir en librairie. Le choix du roman me paraissait tout indiqué.

Vengeance en Prada Weisberger


Un peu plus d’un an plus tard et de nouveau en recherche d’emploi (le monde du travail est sacrément bien fait, vous savez!), je me suis dit que, tout de même, il fallait que je lise cette suite. Comme le premier opus m’avait plutôt aidée à mieux appréhender mes premiers pas dans le monde du travail, ça ne me semblait pas idiot de lire le deuxième alors que j’étais à nouveau en galère. Même si tout le monde (ou presque) en avait dit du mal, il était désormais sorti en poche et je ne risquais donc plus grand chose. Du moins je ne risquais plus de chialer sur les environ 19€ que doit coûter le grand format. 

Eh bien vous savez quoi? Parfois, il est bon d’écouter ce que tout le monde raconte. 

dimanche 27 avril 2014

[J'analyse pour Vous] Demain (revu et corrigé) de Guillaume Musso.

Guillaume Musso Demain

Hello mes chéris !

Si votre estomac s'est remis de l'indigestion de chocolat du week-end dernier, je vais me permettre de le solliciter à nouveau pour faire travailler vos abdominaux (la fille qui s'enflamme et qui va probablement n'arracher qu'un sourire à deux pauvres zygomatiques).

samedi 8 mars 2014

[Je balance en Vrac] Aux royaumes des clichés, seuls ceux qui les dénoncent ont le droit de parole.

Une place à Prendre Rowling ou People or Not People Weisberger

Hello les chéris!
Je reviens aujourd'hui avec une nouvelle vidéo pour vous parler de mes favoris... Je déconne. C'est un clin d'oeil évidemment, je ne me moque pas du tout des youtubeuses beauté, je les adore. J'en suis de dizaines alors que je consacre en tout et pour tout 10€ par trimestre aux cosmétiques. Je suis comme ça, la logique m'habite!

Sens de l'humour de dépressive mis à part, j'inaugure aujourd'hui une deuxième catégorie de mon blog le "je balance en vrac!".

samedi 1 mars 2014

[J'analyse pour Vous] Mon conseil lecture pour stagiaire désespéré(e) (et bien plus si affinités!).

Vous vous apprêtez à survivre à quelques mois payés au lance-pierre, et comme je pense à vous petites lectrices (et petits lecteurs), je vous offre l'occasion de faire quelques économies. Parce que vous possédez certainement déjà ce dont je vais vous parler (empruntez-le à une copine et oubliez de lui rendre sinon, ni vu(e) ni connu(e) ;-)), vous n'aurez donc pas à dépenser un seul centime.

On dit merci qui?