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dimanche 10 septembre 2017

Découvertes, marathons, déceptions... Si on parlait séries ?

Habituellement, mon bilan annuel des séries intervient au cours du mois de juin. C'est donc un euphémisme de dire que j'ai un peu de retard et que, de fait, je ne vais pas pouvoir te parler des 45 séries, 56 saisons et 3453 épisodes (l'estimation est approximative) que j'ai vus au cours de cette saison 2016-2017.

Exceptionnellement, je vais donc laisser de côté les séries que je suis depuis 130 ans et dont la dernière saison n'a pas fondamentalement changé mon avis à leur sujet. Je vais ainsi pouvoir me concentrer sur certains shows que j'ai commencés (et pour certains, déjà terminés) et te dire si - selon mon humble opinion - ils valent le détour.



-   S É R I E S   E N   C O U R S   D E   D I F F U S I O N   -


OUTLANDER
(coeurcoeurcoeur)

[GARANTI SPOILER FREE]

Je crois que j'ai commencé en vraiment entendre parler d'Outlander quand j'ai commencé à voir fleurir les unboxings de colis envoyés aux booktubeuses par Netflix. Je n'y avais pas particulièrement prêté attention : ayant déjà des listes longues comme le bras de séries à regarder, j'évite de me renseigner sur tout ce qui me passe sous les yeux.
Puis Marion (ma fournisseuse officielle de musiques-qui-déboitent-ta-mère) a débuté une lente mais persistante campagne de persuasion en faveur de la série (des livres aussi, mais comme je ne m'y suis toujours pas plongée, on en reparlera un autre jour). Après des mois de résistance féroce, j'ai fini par craquer et j'avoue que je suis partagée entre deux opinions. 1) Pourquoi ai-je perdu mon temps à résister ? ou 2) pourquoi n'ai-je pas résister plus longtemps, histoire d'avoir plus d'épisodes à me mettre sous la dent ???
Je suis complètement tombée sous le charme de cette série. Principalement parce que Claire et Jamie forment le couple le plus adorable que j'ai vu depuis de nombreuses séries. Et aussi, je l'avoue, parce que le niveau de perfection atteint par le personnage de Jamie Fraser est assez hallucinant. En dehors des atouts non-négligeables venant d'être mentionnés, c'est en plus une très jolie série. Les décors et les costumes sont sublimes, l'ambiance, la bande-originale... Et puis tout ce petit monde est très attachant, ce qui facilite grandement le marathonage.
Outlander est vraiment un bel objet audio-visuel (non, je ne parle pas de Jamie). Si tu aimes l'Écosse et les écossais, les histoires qui t'immergent dans l'Histoire, l'automne, les forêts, la pluie et le whisky, je te conseille de ne pas passer à côté de cette série-bonbon qui te fera verser quelques larmes de toutes les émotions du kaléidoscope des sentiments. 




13 REASONS WHY
(c'est la déception)

[LÉGERS SPOILERS INSIDE]

Celle-ci, pour le coup, c'est de ma faute. Je savais que ce n'était pas pour moi, que j'allais passer la plupart du temps à lever les yeux au ciel et à soupirer de désespoir. Mais un buzz d'une telle ampleur sur internet me rend plus curieuse que Blair Waldorf devant un gossip qui lui échappe. J'ai donc regardé. En me disant que ce n'était pas pour moi, en levant les yeux au ciel et en soupirant de désespoir. Je vais pas revenir sur le débat de fond (sur la question de savoir si c'est ok de faire du suicide un sujet de teen-série) parce que ce n'est pas l'endroit et que je ne suis de toute façon pas sûre qu'il y ait de toute façon de bonne réponse. Mais la série en tant que série n'est vraiment pas très réussie à mon goût.
What.the.hell n°1 : Suis-je la seule à avoir trouvé l'ensemble du casting très incompétent ? Ce n'est pourtant pas une réflexion que je me fais souvent. Même si je sais apprécier les génies de la comédie, je me satisfais en général d'une simple crédibilité. Mais alors avec cette équipe de bras cassés au charisme de mollusque, je me suis demandée si tous ces gens avaient été payés. Je n'ai cru à AUCUN sentiment qu'on a essayé de me raconter.
What.the.hell n°2 : Le scénario était à mon sens assez bancal. Je comprends bien que tout le principe de la série (qui va tomber à l'eau dès la saison 2) repose sur le concept d'une raison / épisode mais c'est exactement pour cette raison que certains épisodes sont monstrueusement longs et chiants. Je comprends également que l'idée est de montrer que c'est l'accumulation de tout qui a conduit à ce résultat, et que dans le lot c'est important de montrer qu'il n'y a pas que les choses "graves" qui blessent mais aussi les choses qui semblent insignifiantes mais est-ce pour autant une bonne idée de consacrer un épisode entier à la publication d'un poème anonyme sans l'accord de son auteur ? Je ne crois pas.
What.the.hell n°3 : Alors pardon parce que la pauvre fille est morte et tant mieux si elle a permis d'améliorer quoi que ce soit pour les lycéens dans la même situation mais... Existe-t-il quelqu'un de plus antipathique qu'Hannah Baker ? Alors je suis peut-être (certainement même) très cynique mais j'ai trouvé que cette brave jeune fille n'avait pas beaucoup de jugeote. Être con n'est certes pas une justification suffisante pour le nombre de merdes qui lui arrivent mais tout de même. Si tu t'habilles en noir et que tu t'allonges sur l'autoroute en pleine nuit, il y a sans doute des chances pour que tu te fasses écraser. Après ce que j'en dis moi... Je trouve de toute façon son geste extrêmement cruel et égoïste. Sa petite vendetta n'était pas très utile, elle a pourri la vie d'une dizaine de gosses par vengeance et elle a ruiné celle de Clay pour... rien. 
J'ai toujours pour habitude d'aller au bout des séries que je commence mais je dois avouer que 13 Reasons Why challenge sérieusement ma discipline et j'envisage sérieusement l'abandon après cette première saison.



-   S É R I E S   T E R M I N É E S  (?)  -

GILMORE GIRLS
(MAIS C'EST SÉRIE EST GÉNIA... oh wait.)

[GARANTI SPOILER FREE]

Si je me suis lancée dans Gilmore Girls, c'est avant tout parce que je mourrais d'envie de voir baby-Jared Padalecki dans le premier rôle de toute sa carrière. Je m'attendais à une teen-série de facture classique, devant laquelle il serait plaisant de se poser un moment mais qui ne ferait pas de grandes étincelles. Verdict : Gilmore Girls fait plutôt partie du haut du panier de la teen-série. J'ai passé cinq saisons à m'insurger contre le monde entier. C'est vrai quoi, pourquoi personne ne m'avait prévenue que cette série était absolument géniale ? Quelqu'un aurait au moins pu m'envoyer un mémo ou un truc comme ça ! Certes, les scénarios sont pour la grande majorité sont ultra-classiques mais les personnages sont tous (TOUS) super bons. De Lorelai à Richard et Emily, en passant par Paris, Sookie, Kirk ou Madame Kim, il n'y a personne à jeter. Coeur sur Luke (évidemment) et mon petit Michel sarcastique et asocial. Il me semble que je n'avais encore jamais regardé une série où il n'y a AUCUN mauvais personnage.
...sauf que ça n'est vrai que pour les 5 premières saisons. Ensuite, Rory passe d'ado toute mignonne à jeune adulte insupportable et all hell breaks loose. J'ai trouvé les deux dernières saisons pénibles à suivre et assez redondantes. Elles ont même à mon sens un impact assez négatif sur le charme de la série. C'est bien dommage mais je ne regrette tout de même pas d'avoir découvert cette petite pépite.
Un mot sur Gilmore Girls - A Year in The Life : j'ai enchainé sur ce revival de 4 épisodes orchestré par Netflix. Comme globalement tout ce qui est signé de chez eux, je n'ai pas vraiment aimé. Je les ai trouvés longs (entre 1h20 et 1h40 par épisode), relativement dans la même veine que les deux dernières saisons et un peu décousus. Je suppose que si tu as suivi Gilmore Girls au moment de la sortie de la série, le petit coup de nostalgie bien placé peut faire plaisir. Enchainer les deux "séries" n'a en revanche pas grand intérêt.



DEXTER
(Plus de peur que de mal)

[GARANTI SPOILER FREE]

Dexter et moi, on se connait depuis quelques années déjà. J'ai commencé la série de manière très enthousiaste, je m'étais énormément - et sans doute un peu trop - reconnue en Dexter Morgan et, légèrement traumatisée par la fin de la saison 4, j'avais un peu abandonné en cours de saison suivante. Ensuite on m'a spoilé la fin (et allègrement fait comprendre qu'elle était naze) et j'ai donc eu un peu de mal à m'y remettre.
Je m'y suis finalement replongée (puisque j'en parle ici), j'ai à nouveau eu l'impression de trouver mon double émotionnel en Dexter Morgan et j'ai effectivement trouvé que la fin n'était pas à la hauteur du début. Mais disons qu'en dépit des trois dernières saisons, c'est une série qui vaut la peine d'être regardée. Si tu cherches une série au personnage principal culte, emblématique et bien construit ou si tu cherches une série procédurale/policière avec un twist intéressant, ça vaut le coup de se pencher sur Dexter. Au moins, tu es sûr(e) que les quatre premières saisons sont de grande qualité. En plus je n'ai pas trouvé la fin SI nulle. WTF sans doute, mais je m'attendais tellement à aberrations sur aberrations que je m'en contenterai.

Tu as vu ces séries ? T'en as pensé quoi ?
Tu regardes quoi en ce moment ?

Lily

dimanche 12 février 2017

BILAN de ma PAL d'hiver ❄ #1

Pardon, ça fait un peu 100 ans que j'ai disparu. J'avais prévu de revenir dans le courant du mois de janvier après ma pause annuelle, et je n'ai... absolument pas eu le temps.

En vérité, je n'ai eu que peu de temps, que je n'ai pas eu le courage de consacrer au blogging. J'ai bien pré-écrit quelques trucs, mais il me manquait surtout des photos, et sans lumière naturelle c'est assez compliqué (et moche).

Mais je suis là maintenant ! Enfin, j'espère que je suis là... (on y croit !)

Je commence donc cette année de blogging comme il faut avec un petit bilan de mes premières lectures de ma PAL d'hiver. À priori pas de grandes découvertes mais pas de grosses déceptions non plus. Je me suis énervée contre (presque) personne, donc c'est déjà un bon départ !

Débrief ;-)

La nuit des temps - Barjavel

La Nuit des Temps - René Barjavel - ★★★☆☆

J'ai débuté cette PAL d'hiver par la relecture d'un livre, qui, en principe, plait énormément. À ma première lecture, on m'avait surtout vendu l'histoire d'amour et celle-ci ne m'avait pas emballée outre mesure. À ma deuxième lecture, je ne me souvenais que vaguement des grandes lignes de l'histoire, j'ai donc décidé de l'aborder avec moins d'attentes.

Verdict, ça a un peu mieux fonctionné sur moi. Je me suis surtout intéressée à l'aspect scientifique et philosophique de l'histoire qui, à mon sens, est beaucoup plus pertinente que son histoire d'amour.
Barjavel utilise l'excuse d'une expédition scientifique qui-ne-vend-pas-beaucoup-de-rêve en Antarctique et l'occasion d'une découverte inattendue pour questionner nos certitudes sur l'humanité, sa chronologie et ce qu'on en fait. Le format roman/divertissement n'empêche pas l'auteur d'y glisser un regard sur le monde scientifique, la sphère philosophique et le rencontre des deux.

En bref, c'était une histoire assez sympa, un soupçon intéressante et qui se lit rapidement et sans effort. La Nuit des Temps ne me laissera pas un souvenir impérissable, mais si le bouquin est déjà dans votre PAL, profitez d'un hiver pour l'en sortir ;-).

Synopsis : Dans l'immense paysage gelé, les membres des Expéditions Polaires françaises font un relevé sous-glaciaire. Un incroyable phénomène se produit : les appareils sondeurs enregistrent un signal. Il y a un émetteur sous la glace...
Que vont découvrir les savants et les techniciens venus du monde entier qui creusent la glace à la rencontre du mystère ? 
La Nuit des temps, c'est à la fois un reportage, une épopée mêlant présent et futur, et un grand chant d'amour passionné. Traversant le drame universel comme un trait de feu, le destin d'Elea et Païkan les emmène vers le grand mythe des amants légendaires.


Au coeur du silence - Graham Joyce

Au Coeur du Silence - Graham Joyce - ★★★☆☆

Note avant de commencer : on se parle de cette couverture ? Ils avaient oublié les E dans le titre ou comment ça se passe ?

C'est le dernier livre que j'ai reçu dans le cadre de mon abonnement à Livre(s)-Moi. J'avais prévu de faire un débrief sur ce que je pensais des livres choisis et de l'ensemble de l'expérience mais la boîte a malheureusement fermé entre temps. Après Ce qui a dévoré nos coeurs et La Joie, que j'avais globalement beaucoup aimé, j'ai été un tout petit peu moins emballée par Au Coeur du Silence.

Je suis, de nature, pas très enthousiasme à tout ce qui ressemble à de la romance. Quand elle est intégrée à un autre genre, pourquoi pas, mais quand c'est le coeur du propos, bof. Mais celle-ci avait l'air d'être un petit huis-clos, recelait une sorte de mystère alors je me suis dit qu'il y avait matière à faire quelque chose d'un peu plus intéressant qu'une bête histoire d'amour.

Enfermer ce couple dans ce village désert et entouré de neige était une bonne idée dont le potentiel n'a pas été complètement exploité. J'attendais un peu plus de psychologie, plus de sentiments oppressants. L'histoire se traine ensuite un peu en longueur et le dénouement n'est pas plus original qu'imprévisible. Pour un lecteur attentif, les indices sont même identifiable dès la moitié du bouquin.

En bref, ce n'était pas une lecture horrible mais Au Coeur du Silence est également loin d'être une lecture fantastique. La morale derrière le fin mot de l'histoire n'est pas idiote mais elle ne suffit pas pour que je vous recommande particulièrement cette lecture.

Synopsis : Zoe et Jake passent des vacances d'hiver idylliques dans les Pyrénées, amoureux comme au premier jour. Mais ils sont pris dans une avalanche et n'en réchappent que miraculeusement. À leur retour, ils trouvent le village et leur hôtel déserts, sans âme qui vive. Sans doute la zone a-t-elle été évacuée : passé l'euphorie de s'en être miraculeusement sortis, vient, pour eux, la peur de subir une nouvelle avalanche. Le couple tente donc de fuir coûte que coûte. Mais la neige et le brouillard, entre autre, en ont décidé autrement. Bloqués, Zoe et Jake vont devoir rester dans ce village vidé de ses habitants, seuls au coeur du silence.


Indian Creek - Pete Fromm

Indian Creek - Pete Fromm - ★★☆☆☆

Il me semble que j'avais repéré ce bouquin dans un haul de booktubeuse. Je l'avais noté sans trop me poser des questions, en me disant que ce serait une lecture adaptée pour un hiver. Si j'avais cherché plus loin, peut-être que je me serais pas lancée.

Indian Creek n'est pas tellement ce à quoi je m'attendais. En gros, je m'attendais à des descriptions à couper le souffle accompagnées de réflexions psychologiques et philosophiques profondes sur la place de l'être humain dans l'univers, la solitude et le cycle de la vie des petits zosieaux. Quelque chose dans ce goût-là.
À la place, j'ai eu le récit d'un mec qui se faisait chier et trompait l'ennui en dépeçant des animaux. Je dois dire que ça m'a quelque peu saoulée, voire carrément dégoutée (et pourtant, je suis loin d'être vegan. Même pas végétarienne).

J'ai passé les trois quart du bouquin à m'ennuyer comme un rat mort en me demandant ce qu'il se passait dans la tête des américains (ou de celui-là, du moins). Il faut attendre le dernier quart du livre (et oublier la postface, qui n'a aucun intérêt) pour que l'auteur donne enfin l'impression d'apprécier et de respecter ce qui l'entoure. Je n'ai pas du tout accroché à la personnalité de Fromm et l'ensemble des personnes apparaissant dans le récit n'a provoqué chez moi que de l'antipathie. La seule que j'aimais bien, c'est Boone (c'est le chien).

Sur la quatrième de couverture de mon édition, le commentaire d'une certaine Christine Ferniot de "LIRE" précise que c'est "une oeuvre d'apprentissage d'une drôlerie irrésistible". Alors je veux bien qu'on ait tous des sens de l'humour différents, mais à mon sens ce n'était pas vraiment très drôle. Même pas souriant. Et je pense que je l'ai déjà dit ici, mais je ne suis pas très fan des arnaques à la quatrième.

C'était ma première lecture de nature writing et, ma foi, pour le moment je ne suis pas convaincue. Il y a d'autres que je veux tenter donc je verrai bien mais Indian Creek ne fera pas partie de mes recommandations pour le genre.

Synopsis : Le garde commença à parler de bois à brûler. Je hochais la tête sans arrêt, comme si j'avais abattu des forêts entières avant de le rencontrer.
- Il te faudra sans doute sept cordes de bois, m'expliqua-t-il. Fais attention à ça. Tu dois t'en consituer une réserve avant que la neige n'immobilise ton camion.
Je ne voulais pas poser cette question, mais comme cela semblait important, je me lançai :
-Heu... C'est quoi, une corde à bois ?
Ainsi début le long hiver que l'auteur s'apprête à vivre seul au coeur des montagnes Rocheuses, et dont il nous livre ici un témoignage drôle (LOL) et sincère, véritable hymne aux grands espaces sauvages. Captivant récit d'aventures et d'apprentissage, ce classique contemporain a étable Pete Fromm comme une des grandes voix de l'Ouest américain.




xoxo
Lily

dimanche 2 octobre 2016

BILAN ! Mes dernières lectures ♡

Ne serait-il pas l'heure d'un petit bilan ? J'ai l'impression d'avoir galéré à trouver trois livres à chroniquer alors que je n'ai pas le sentiment de lire moins que d'habitude. C'est peut-être parce que j'ai passé beaucoup de temps à jouer aux trois épisodes de Golden Sun et que j'ai consacré des articles spécifiques à mes récentes lectures (comme ma relecture de la saga 4 filles et 1 Jean ou ma découverte des Somnambules). Mais ça y est, j'ai mes trois lectures (c'est mon quota pour un bilan), on peut donc commencer !


Le Temps de la Colère - Tawni O'Dell

Le Temps de la Colère - Tawni O'Dell ★★★★☆

Quatrième de couv' : Laurel Falls, Pennsylvanie. Depuis que sa mère est en prison, condamnée pour le meurtre de son marie, Harley Altmyer, dix-neuf ans, élève seul ses trois soeurs. Privé de repères, il fait front, la rage au coeur. Pour ne pas sombrer ou céder à son tour à la tentation de la violence, il ne lui reste que l'humour des désespérés, et le réconfort des bras de Callie, une voisine. Jusqu'au jour où la jeune femme est retrouvée assassinée dans les bureaux de la mine désaffectée. Un nouveau drame qui va obliger Harley à relire son histoire familiale et à découvrir peu à peu la vérité sur la mort de son père, vérité qu'il n'avait jamais voulu affronter...


J'ai l'impression que j'ai toujours un parcours particulier qui m'a amenée à un bouquin. En l'occurrence, j'ai entendu parler du livre Le Temps de la Colère par Jared Padalecki, un acteur que j'adore et pour lequel j'ai un immense respect. Même sans connaître ses goûts littéraires, j'y allais un peu les yeux fermés. J'aurais été extrêmement déçue de ne pas aimer mais en vérité j'avais confiance. 

Autant ne pas faire de suspense inutile, j'ai beaucoup aimé cette histoire ! 

Dans Le Temps de la Colère, le fond de l'intrigue est policier. Il y a un meurtre (et un autre plus antérieur) et le but de l'histoire est un peu de savoir qui a fait quoi et qui est réellement responsable. Dans le développement, c'est plutôt une histoire sur les liens du sang, les fratries et la place des enfants dans les affaires d'homicide dans l'environnement familial.
J'ai trouvé la construction du récit extrêmement bien fichue : les clefs de l'histoire nous sont distillées au fur et à mesure et ce qu'on pensait savoir au début est régulièrement remis en cause jusqu'au dénouement. Ça change des pseudos-révélations qu'on voit arriver avec des gros sabots à douze bornes. 
Pour ne rien gâcher, Harley et ses trois petites soeurs Amber, Misty et Jodie sont aussi intéressants que crédibles et rendent cette histoire d'autant plus bouleversante qu'ils sont attachants. 

Le Temps de la Colère est le récit brut d'une histoire dure qui ne laissera personne indifférent.

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Argo - Antonio Mendez


Agro - Antonio Mendez ★★★☆☆

Quatrième de couv' : Le 4 novembre 1979, de jeunes islamistes prennent d'assaut l'ambassade des États-Unis à Téhéran et retiennent en otages des dizaines de fonctionnaires et diplomates américains. Six d'entre eux parviennent à fuir et trouvent refuge chez l'ambassadeur du Canada.
Pour les exfiltrer du pays, la CIA décide de mettre sur pied une opération d'envergure. À sa tête, Antonio Mendez, un agent chevronné, spécialiste des missions clandestines, qui imagine un scénario aussi spectaculaire qu'audacieux...

Autant être très honnête avec vous, ce livre vient des étagères de la maison d'édition où j'ai bossé et n'en est sorti que parce que son titre était curieusement proche de l'obsession que je cultivais déjà à l'époque... Depuis, Argo traine dans ma PAL en attendant son heure.

Celle-ci est arrivée parce que je cherchais une lecture "pause", genre bouquin court, facile et rapide à terminer. En dehors de ça, je n'attendais pas grand chose d'Argo. Pour tout dire, je savais à peine de quoi ça parlait. Ce n'est pas la découverte du siècle mais j'ai tout de même trouvé la lecture intéressante et sympathique. La crise des otages américains en Iran de 1979 à 1981 est un événement historique que je ne connaissais pas du tout, pas plus que l'opération montée pour extraire six de ces otages. Mieux connaître l'histoire de notre monde, même quand celle-ci est racontée par un ex-membre de la CIA, est sans doute à elle seule une bonne raison de lire un bouquin.

Mon seul reproche serait peut-être que l'histoire pure de l'opération Argo est un peu enrobée de la vie d'Antonio (l'ex-membre de la CIA en question). Certaines digressions étaient sans doute indispensables à la bonne compréhension du déroulement de l'opération mais d'autres sans doute un peu moins. J'en soupçonne certaines de n'être là que pour gonfler le nombre de pages du bouquin.
Il y a aussi un film qui a été fait sur le même sujet. Je n'ai pas encore eu le temps de le voir (et j'ignore si je l'aurais trouvé d'ici la publication de cet article), mais si le sujet vous intéresse, sachez qu'il existe.

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Chronique d'une Mort Annoncée - Gabriel Garcia Marquez

Chronique d'une Mort Annoncée - Gabriel Garcia Marquez ★★★☆☆

Quatrième de couv' : Les frères Vicario ont annoncé leur intention meurtrière à tous ceux qu'ils ont rencontrés, la rumeur alertant finalement le village entier, à l'exception de Santiago Nasar. Et pourtant, à l'aube, ce matin-là, Santiago Nasar sera poignardé devant sa porte. Pourquoi le crime n'a-t-il pas pu être évité ? Les uns n'ont rien fait, croyant à une simple fanfaronnade d'ivrognes ; d'autres ont tenté d'agir, mais un enchevêtrement complexe de contretemps et d'imprévus - souvent joyeusement burlesques - et aussi l'ingénuité ou la rancœur d'une population vivant en vase clos, ont permis et même facilité la volonté aveugle du destin.

Suite à ma première expérience particulière mais non moins intéressante avec Gabriel Garcia Marquez, j'ai décidé de récidiver avec une histoire un tout petit peu plus courte (à plus ou moins 300 pages près).

Pour moi, Chronique d'une Mort Annoncée doit davantage être prise comme un exercice littéraire à portée socio-philosophique que comme une lecture plaisir. Je ne peux pas vraiment dire si j'ai apprécié ou non parce que le texte est avant tout là pour être étudié. De fait, je ne sais pas trop quoi dire. Chronique d'une Mort Annoncée est construit comme une pièce de théâtre et propose des thèmes de réflexion sur la rumeur, la vérité et une certaine fatalité entre autres choses. L'assassinat dont il est question est raconté tellement de fois, de façons tellement différentes et par tant de personnes qu'il devient difficile de discerner ce qui relève de la réalité et ce qui doit rester dans la croyance. L'histoire m'a bizarrement fait penser au film Minority Report en soulevant notamment deux questions. Premièrement, pour arrêter un criminel, il faut avant tout qu'il soit devenu un criminel. S'il n'a encore rien fait, il est innocent. Mais quand il aura agi, il sera déjà trop tard. Quand faut-il alors l'arrêter ? Deuxièmement, est-ce en tentant de l'empêcher de survenir ou en le regardant arriver qu'un événement se produit et est-il seulement possible de l'empêcher, peu importe ce qu'on choisit ?
Je ne saurais pas dire beaucoup plus que ce fut une lecture intéressante mais qui ne changera probablement pas ma vie.

Je recommanderais cette lecture à celles et ceux qui aiment déjà l'univers de l'auteur, aux aspirants professeurs de littérature (et ma foi, à celles et ceux qui le sont déjà et qui ne l'ont peut-être pas lu) mais sans doute pas au reste du monde. Ce n'est sans doute pas la meilleure lecture pour débuter avec Gaby.

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Et vous, vous avez lu ces livres ? Ils vous tentent ?




xoxo
Lily

dimanche 24 juillet 2016

BILAN : Mes dernières lectures (si vous y trouvez une cohérence, prévenez moi s.v.p.)

Je dois confesser un mensonge et c'est à vous que j'ai menti. Je n'ai pas passé tout mon mois de juin à travailler. Parfois, entre minuit et une heure du matin, il m'arrivait d'avoir le temps de faire autre chose, comme prendre un bouquin pour lire. Je m'en excuse platement et pour me faire pardonner, je vous propose pas plus tard que tout de suite le bilan de ces lectures découvertes avec les yeux pas tout à fait en face des trous. Je leur ai bien cherché un point commun mais sans grand succès. Si vous repérez un, merci de lui faire savoir de se manifester de façon plus évidente la prochaine fois. Ça me ferait grand plaisir ;-). Ah si tiens, tous les prénoms des auteurs commencent par un C. Pure coïncidence sans intérêt.


Gossip Girl livre tome 1 - Cecily von Ziegesar
Bienvenue à New York, dans l'Upper East Side, où mes amis et moi vivons dans d'immenses et fabuleux appartements, où nous fréquentons les écoles privées les plus sélectes. Nous ne sommes pas toujours des modèles d'amabilité, mais nous avons le physique et la classe, ça compense.

Bienvenue dans un monde de jalousie, d'envie et de trahison où se nouent et se dénouent les amours et les amitiés - le tout sous l'oeil de lynx et la langue de p... de la mystérieuse Gossip Girl qui voit tout, entend tout et relate tout sur Internet.
Plat de résistance : le tour du pensionnat de la sublime Serena après un an d'absence ; elle est la fille que tous les garçons désirent et que toutes les filles désirent être. Le petit monde d'Olivia, son ex-meilleure amie, et de ses inséparables copines risque fort d'être chamboulé. Olivia n'aura plus la vedette, elle ne sera plus la plus belle, la plus convointée.
Un vent de folie va souffler sur le monde de scandale et de commérages de ces pauvres petites filles riches !

GOSSIP GIRL, TOME 1 - Cecily von Ziegesar
★☆☆☆☆

Je vous avais parlé de Recyclivre pour la première fois il y a quelques mois. Depuis, j'aime beaucoup y faire un tour de temps en temps : je parcours les pages de la boutique et j'achète un ou deux bouquins qui m'attirent l'oeil. Comme ça ne coûte pratiquement rien et que ça participe à une bonne action, je ne culpabilise pas trop de la dépense. Ça me permet en plus de tomber ou de retomber sur des titres que je n'aurais pas forcément pensé à acheter autrement. La dernière fois que j'ai mis un pixel chez Recyclivre, j'ai repéré le premier tome de Gossip Girl, la série de livres à l'origine de la célèbre série TV. Je connais bien le show, mais j'avais encore jamais mis le nez dans les romans. J'avais bien une ou deux copines qui les lisaient au collège (CES TRUCS POUR DES COLLÉGIENNES ???), mais la seule chose que je savais, c'est qu'il y avait pas mal de différences avec la version télévisée.
Bref, j'étais curieuse, j'ai acheté.
Et alors, comment vous dire... Point positif : ça se lit extrêmement rapidement eeeet, ma foi, c'est tout. Même si Gossip Girl n'est pas ma série préférée, je l'ai tout de même suffisamment appréciée j'ai tout de même suffisamment crushé sur Chuck Bass pour la regarder 2-3 fois. Et puis j'adore regarder leurs fringues et pleurer sur ma carte bleue ensuite. En gros, Gossip Girl en série, j'aime bien. En livre par contre, c'est plutôt dégueulasse. J'ai trouvé ça vulgaire et malsain et surtout totalement exempt du vernis de classe distinguée octroyé par la série. Rares exceptions faites, les personnages avaient pour moi un bon fond (ou du moins, un pas trop mauvais) quand je les ai découverts à la télévision. J'ai pas du tout retrouvé ça dans le premier tome. Celui-ci était plutôt inutile, la présence de Gossip Girl elle-même assez pâlichonne et son style ferait probablement passer E.L. James pour un prix nobel de littérature.
En résumé : si vous ne vous êtes pas encore lancé(e), curieux/curieuse ou pas, NE LE FAITES PAS. Ça n'en vaut pas la peine. Je suis pour ma part tiraillée entre mon non-enchantement à l'idée d'abandonner quelque chose en cours de route et mon désir d'appliquer mon conseil un peu plus souvent.
Cecily von Ziegesar


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LE DÉFILÉ DES VANITÉS - Cécile Sepulchre
Que n'aurait pas fait Marine pour infiltrer le milieu glamour de la mode ? L'arrivée de la jeune stagiaire dans le célèbre magazine Luxe Addict bouscule le fragile équilibre de la rédaction. Entre la Provinciale ambitieuse et les Parisiennes blasées, c'est le choc des cultures. Futilités drôlissimes et coups de griffes rythmeront son initiation dans cet étrange univers...
Bienvenue dans le monde merveilleux des vanités !

LE DÉFILÉ DES VANITÉS - Cécile Sepulchre
★★★☆☆

Dix ans après la sortie du Diable s'habille en Prada en 2003 est sortie cette sorte de version parisienne du best-seller. J'ai souvent croisé le titre sans vraiment m'y intéresser (ou en m'y intéressant quand je n'avais pas un sou pour acheter ne serait-ce qu'une page) mais Le Défilé des Vanités continuait de squatter ma wishlist, j'ai donc décidé de l'en sortir. L'impression laissée par cette lecture relève davantage d'un document sur le fonctionnement de la rédaction d'un magazine de mode (comme un très long tweet de Loïc Prigent en moins percutant) que du véritable roman. C'est un peu moins glamour et paillettes que l'oeuvre de Weisberger, un peu plus trash et même carrément effrayant. Disons que t'as pas trop envie de tous laisser tomber pour te lancer dans une carrière dans la presse féminine en refermant le livre de Sepulchre. T'as même plutôt envie de ne plus en acheter un seul titre.
Je dois avouer que, même si j'ai trouvé l'ensemble intéressant - notamment dans les anecdotes les plus wtf - j'ai été moins emballée par le projet que par Le Diable S'habille en Prada, que j'aime toujours beaucoup même après de multiples relectures. Les personnages sont moins attachants et sans narrateur ou personnage principal, j'ai trouvé l'enchainement plus décousu. Le Défilé des Vanités est resté une lecture rapide et divertissante.
En résumé : Si vous cherchez un livre très romancé, glamour avec du vernis brillant, tournez-vous plutôt Le Diable s'habille en Prada, si vous ne l'avez pas déjà lu ;-). Si vous êtes plus intéressé(e) par l'aspect réaliste du milieu, les codes de fonctionnement et de hiérarchie, c'est sans doute Le Défilé des Vanités qu'il vous faut.
Cécile Sepulchre


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LA JOIE - Charles Pépin
Je lui dis que j'ai cette vie-là à aimer et que c'est bien assez. Je lui dis que je ne veux pas de son espoir parce que l'espoir est un poison : un poison qui nous enlève la force d'aimer ce qui est là.

Solaro traverse les épreuves de l'existence avec une force que les autres n'ont pas : il sait voir dans son quotidien la beauté de toute chose, et par là même réussit à en éprouver une certaine joie. Ce livre est son histoire, le roman d'un homme joyeux. C'est aussi une invitation à la réflexion, à comprendre cette force mystérieuse, qui à tout instant, peut rendre notre vie exaltante.

LA JOIE - Charles Pépin
★★★☆☆

La Joie est le deuxième livre que j'ai reçu dans le cadre de mon abonnement à Livre-moi(s). Pour être très honnête, quand j'ai ouvert l'enveloppe et découvert la quatrième de couverture, je me suis demandée pourquoi il avait été choisi pour moi. Je ne voyais pas tellement le rapport avec les indications que j'avais fournies à l'inscription. Avant de crier au scandale, je me suis tout de même dit que je pouvais lire le bouquin. J'ai lu et j'ai compris. Pas sûre que la team de Livre-moi(s) avait deviné autant sur ma personnalité mais toujours est-il que c'est plutôt bien tombé. Je ne sais pas si on peut dire que c'est une bonne lecture (dans le sens où elle serait divertissante et agréable) mais c'était en tout cas un livre très intéressant.
Le problème est que je ne suis pas d'accord avec l'auteur au sujet de son personnage principal. Selon Charles Pépin, la particularité de Solaro est qu'il est joyeux. Peu importe ce qu'il trouve en travers de son chemin (la mort, la faillite, la justice), il a la capacité de toujours voir le côté positif d'une situation. Je ne suis pas du tout d'accord. Pour moi, Solaro n'est pas heureux mais, subtilement, il n'est jamais malheureux. La nuance n'est peut-être pas énorme mais fait toute la différence. À mes yeux, Solaro est complètement indifférent à tout ce qui affecte la plupart des gens, ce qui, effectivement, lui permet d'apprécier le bon goût d'un café en n'importe quelles circonstances.  Ce qui le fait également passer, selon les situations, soit pour un doux bienheureux, soit pour un profond salaud. Déterminer s'il s'agit d'un don ou d'une malédiction reste, ma foi, à l'appréciation de chacun. Je reste pour ma part intimement persuadée que si quelqu'un n'avait jamais souffert, il accueillerait ce sentiment avec bénédiction.
En résumé : Je ne sais pas trop comment ni à qui recommander ce bouquin, ni même si j'ai vraiment envie de le faire. Si ce que j'ai raconté plus haut vous parle ou vous intéresse d'une quelconque manière, pourquoi pas. Si je me suis contentée de vous donner plus mal à la tête que ne le fais habituellement, le livre de Charles Pépin n'est peut-être pas tout à fait pour vous.

Charles Pépin

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Largo Winch - Jean Van Hamme
Tome 1, 2, 3, 4, 5 et 6
★★★★☆

Pour celles et ceux qui me suivent sur Twitter, vous savez que dans mes récentes lectures il y a, une nouvelle fois, les 6 romans de la saga de Largo Winch. Oui romans, vous avez bien lu. Comme je vous ai déjà parlé de mon amour pour Largo à de très nombreuses reprises, je ne vais pas recommencer ici (ce n'est pas l'envie qui m'en manque pourtant). Mais je suis une fille plutôt obsessionnelle-compulsive et vous n'échapperez tout de même pas à un ou deux (ou trois) articles à base de Winch d'ici deux semaines.

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On a fait le tour de ma pile à chroniquer ! Comme d'habitude, si vous avez lu certains de ces titres, s'ils vous font envie ou si vous avez une opinion sur quoi que ce soit, vous êtes plus qu'invités à la partager avec moi et avec toute âme perdue qui se promènerait par ici. 



xoxo
Lily

dimanche 10 juillet 2016

SÉRIES : saison 2015-2016, LE BILAN !

J'avais prévu de publier ce bilan juste à la fin de la saison 2015-2016, mais n'ayant eu que peu de minutes à moi depuis la fin du mois de mai, je me suis vue dans l'obligation de ne le sortir que... maintenant. Tout est encore d'actualité, les différentes fins de saisons remontent simplement à quelques semaines supplémentaires.

Il y évidemment des risques de spoilers partout. Si vous n'êtes pas un jour, imaginez que le regard d'un Basilic meurtrier vous attend à chaque ligne.
SUPERNATURAL SAISON 11 AVIS
SUPERNATURAL SAISON 11 AVIS
Supernatural est une série que j'adore littéralement, principalement grâce à son casting inégalable. En dehors de ça, c'est aussi l'une de mes séries préférées. Je vais pas mentir, Supernatural a beau être l'une des lumières de ma semaine et un vrai kiff à regarder, j'ai trouvé les saisons 9 et 10 un peu inégales scénaristiquement parlant. La saison 11, en ça, était bien meilleure. Il y a eu des épisodes et des arcs plutôt bien foutus, des choses qui ont avancé et, ma foi, le final avait le mérite d'être un peu différent des autres et d'amener le retour d'un personnage complètement inattendu (!!) qui me donne envie de connaître la suite (contrairement à la fin de la saison 10 qui m'avait bien moins plu par exemple). J'ai apprécié la vraie volonté de retrouver la véritable âme initiale de la série dans la construction de la saison. Il y a toujours des épisodes moins forts et moins utiles (mais toujours drôle) de chasse classico-classique mais dans l'ensemble j'ai trouvé la saison meilleure que les deux précédentes. De toute manière, c'est ma chouchoute. Chaque mention de Supernatural de ma part est accompagnée d'un ordre ferme et définitif incitant tout le monde à regarder. Même si les 11 saisons à se taper font peur, profiter des vacances pour tenter une ou deux saisons et attachez-vous comme il se doit aux frangins Winchester (comme s'il était possible de faire quoique ce soit d'autre).


ESPRITS CRIMINELS SAISON 11 AVIS
ESPRITS CRIMINELS SAISON 11 AVIS
Le cop-show entamait cette année sa 11ème saison. Je dois avouer qu'au bout d'autant d'épisodes, le propos des enquêtes m'intéresse moins que de retrouver mon équipe chérie. J'ai trouvé la saison globalement brouillon et inégale. Les épisodes qui sortent véritablement du lot ne sont pas plus de 2 ou 3. Le face-à-face de Reid avec une tueuse dans Entropy et les épisodes autour de Derek Morgan et de son départ. En dehors de ça, il n'y en a pas beaucoup qui me resteront en mémoire. L'arc principal (ou les arcs principaux ?) m'a laissée perplexe. J'étais okay pour m'engager dans cette histoire de Dirty Dozen avant de me rendre compte que c'était était bouclé avant la fin de la saison. S'en est suivi une période de flottement avant de déboucher sur les 2-3 épisodes de ce final ma foi plutôt intéressant, qui a le mérite de faire revenir à la surface l'intrigue non-terminée de Mr.Scratch. Hotch a-t-il le cerveau déglingé ? Oui ? Non ? Va-t-il complètement perdre la boule en saison 12 ? Perso, je croise les doigts dans ce sens.
Mon appréciation de la saison 11 est de toute façon à l'image de mon avis sur la série depuis quelques années. Certains scénarios ont de très gros potentiels de développement mais sont trop souvent sous-exploités ou bâclés. Les personnages représentent aussi une grande réserve d'exploitation et sont un peu "sacrifiés" au profit du format de la série. Les meilleurs épisodes sont ceux où les membres de l'équipe sont impliqués en tant que personnes en plus de l'être en tant qu'enquêteurs. La série se contente pourtant de les effleurer pour rester très proche du format initial 1 épisode = 1 enquête. Ce qui permet en effet au téléspectateur de rater quelques épisodes et de ne pas être trop perdu, voire (si ce sont des téléspectateurs de TF1) de les voir dans le désordre et d'arriver à faire semblant de suivre. Mais j'ai un peu plus d'espoir pour cette saison 12, donc prions pour qu'ils ne fassent pas n'importe quoi avec.


THE FLASH SAISON 2 AVIS
The Flash est l'une des jolies surprises d'il y a deux ans. Il y a énormément de personnages que j'adore, très peu que je n'aime pas et aucun que je déteste. La série est fun, calibrée et se regarde très bien, même si certains dialogues sont assez prévisibles. Il y a des tonnes de références plus ou moins geeks à mourir de rire. Tout en étant fin-du-monde-dramatique, l'ambiance reste légère, colorée et presque cartoonesque. J'attendais d'être convaincue par le scénario de cette saison 2 et, malgré quelques réticences, je me suis laissée embarquer par l'histoire racontée et les rebondissements inattendus. Ma théorie sur l'identité de Zoom est certes totalement tombée à l'eau (je vous avoue que j'aurais préféré que Zoom soit le Barry de Earth 2) mais cela m'a au moins permis d'être surprise. Bonne saison globalement donc, même si je ne sais toujours pas quoi penser du final. J'ai eu l'impression de regarder un épisode inspiré de Star Wars tout du long, quand Anakin glisse du côté obscur/perd Padme dans le processus. C'est une évolution du personnage de Barry qui ne me déplairait pas du tout.


ARROW SAISON 4 AVIS
ARROW SAISON 4 AVIS
Je fais partie de ces personnes qui ont commencé par regarder The Flash avant de m'intéresser à Arrow. Je me suis penchée sur la série principalement parce qu'elle faisait partie du même univers et je voulais le connaître en entier. Et aussi parce que les interactions publiques entre Stephen Amell et Jared Padalecki/le reste du cast de Supernatural sont juste freaking adorables. J'ai regardé les 3 premières saisons d'Arrow l'été dernier. J'ai beaucoup aimé les deux premières saisons et j'ai adoré la troisième. Mais alors la quatrième. Je l'ai trouvée tellement longue, laborieuse et tirée par les cheveux que je n'en voyais plus le bout. Les flash-back sur Lian Yu sont devenus tellement confus que je les regarde sans les voir. J'ai bon espoir que ce ne soit qu'un petit raté dans le déroulé de la série et que la prochaine saison recommencera sur de meilleures bases. En ce qui concerne l'année qui vient de se passer, je suis en tout cas plutôt déçue, surtout après avoir autant apprécié les précédentes. À voir l'année prochaine du coup.


LEGENDS OF TOMORROW SAISON 1 AVIS
Comme je vous le disais en début d'année, j'ai regardé Legends of Tomorrow plutôt par contrainte que par réelle envie. Quand certains acteurs comme Wentworth Miller font partie du casting, je me pose rarement beaucoup de questions. Comme pour The Flash, je pensais que j'allais m'ennuyer à mourir pendant 75% du temps, en attendant désespérément les scènes où il fait son apparition. Même si la saison s'est révélée une bien moins mauvaise surprise que prévue, c'était tout de même un peu le cas. Le final m'a laissée franchement de marbre et le cliffhanger de fin ne m'a pas vraiment rendue impatiente de voir la saison 2 à la rentrée. Pire, on ne sait même pas si Wentworth sera présent au casting l'année prochaine. ...bon je viens d'aller fouiller un peu il sera bien présent, mais pas au casting principal. Et il devrait aussi refaire des apparitions dans The Flash ce qui est une bonne nouvelle. Je continuerai à regarder parce que je déteste abandonner les choses que je commence mais ce sera, à mon avis, sans beaucoup de passion.


LUCIFER SAISON 1 AVIS
LUCIFER SAISON 1 AVIS
J'avais fait un premier débrief de la première saison de Lucifer à mi-parcours et je dois dire que mon avis sur la question n'a pas tellement changé. Je regretterais d'avoir commencé si ce n'était pas pour le personnage de Lucifer Morningstar. Il est assez bon pour porter la série, mais je ne sais pas encore pour combien de temps. Je prévois finalement de regarder la saison 2 parce que je suis assez friande de ce genre de thématique biblico-mythologique mais ça reste un gros point d'interrogation pour moi. Je tiens en revanche à préciser que, parmi les 6 séries abordées dans cet article, 3 de leurs season finales se terminaient sur une maman. Du coup je me demande si j'ai manqué un truc, s'il y a une crise de la maternité parmi les scénaristes de séries américaines ou quelque chose de ce goût là. Je ne sais pas, éclairez-moi ;-)


J'ai eu l'idée de faire ce bilan comme un bilan livresque, en espérant que ce ne soit pas trop indigeste. J'imagine que personne (à moins de suivre exactement les mêmes séries que moi et dans ce cas là, je vous renvoie directement vers l'onglet Contact, pour décider de la date du mariage) n'aura lu cet article d'un bout à l'autre et que chacun se sera contenté de lire le débrief de la ou des série(s) qu'il suit. N'hésitez pas à partager vos opinions sur cette année 2015-2016, à me recommander de nouvelles séries ou à m'écrire bien ce que vous voulez ! 

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xoxo
Lily

dimanche 22 mai 2016

Bilan : Mes dernières lectures de femmes au pseudo d'homme (et une qui s'appelle toujours Louise)

C'est automatique, dès que j'ai 3 lectures terminées, j'ouvre un bilan. Ils peuvent parfois se retrouver espacés quand j'estime que les dites lectures méritent un article qui leur est entièrement consacré, comme pour Cent ans de Solitude ou Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers. Mais autrement 3 lectures = 1 bilan. Donc... Bilan !

Le Ver à Soie - Robert Galbraith
Owen Quine, écrivain célèbre, a disparu. Il venait d'achever son dernier manuscrit - un sulfureux roman à clé qui dresse le portrait au vitriol de son entourage. De quoi inquiéter bon nombre de personnalités en vue... C'est ce que pressent le détective privé, Comoran Strike, chargé de l'enquête.
Qui aurait intérêt à ce que Quine soit réduit au silence ? Lorsque Strike retrouve le cadavre de l'auteur, assassiné selon un rituel particulièrement atroce, il comprend qu'il a affaire à un tueur impitoyable, tel qu'il n'en a encore jamais rencontré dans sa carrière.

Le Ver à Soie - Robert Galbraith
★★★★☆

Aaaah Jo-chérie ♥ ! Vous savez combien j'aime cette femme et son talent, quelque soit le genre dans lequel elle officie. Qu'on se rassure tous tout de suite, c'est toujours le cas. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire Le Ver à Soie, à retrouver Strike et Robin et les grandes qualités de conteuse de Dame Rowling. Cependant, je dois avouer que pour la première fois, j'ai des réticences et des réserves vis-à-vis de certains aspects. L'enquête est toujours bien ficelée, il y a rien à dire sur la narration, l'intrigue et tout. Je suis plutôt du genre à me laisser porter par les romans policiers qu'à m'acharner à chercher le coupable mais pour Le Ver à Soie comme pour L'Appel du coucou, j'ai trouvé le dénouement intéressant, recherché et creusé, à des lieux des facilités évidentes qu'on trouve (trop) souvent des les romans à suspense. En dehors de toutes ces qualités non-négligeables, trois points "négatifs" à mon sens :

L'histoire d'amour qui se profile entre Strike et Robin, en passant par ce triangle amoureux avec Matthew, le fiancé de Robin. Je n'avais pas souvenir que cet aspect de leur relation était si important dans le tome précédent, mais c'est probablement parce que leurs rapports n'étaient pas aussi évolués alors (ou que j'ai une mémoire de poisson rouge). Quoi qu'il en soit, je mobilise toutes mes prières (qui seront inutiles, je n'en doute pas une seconde), pour qu'ils ne finissent SURTOUT PAS ensemble. J'adore leur relation telle qu'elle est, professionnelle et amicale et ça me rend dingue qu'on ne pense à développer une relation hétérosexuée que par son aspect romantique.

La vision du monde littéraire. Avant de commencer Le Ver à Soie, j'étais super excitée à l'idée que l'enquête soit articulée autour du monde littéraire. J'espérais un regard sur l'écriture, réussir à lire la vision de Rowling sur le sujet entre les lignes. J'ai été déçue de voir qu'on s'arrêtait sur les aspects les moins reluisants du monde littéraire : les rivalités entre auteurs, les égos sur-dimensionnés des écrivains, etc. Ceci dit, j'aurais dû m'en douter vu qu'on aborde ces questions de la perspective de Strike, et j'imagine que c'est comme ça qu'il le perçoit majoritairement.

La sensation de longueur. Ce n'est vraiment qu'une impression parce que Le Ver à Soie est plus court que L'Appel du Coucou, et surtout c'est une impression paradoxale. Je pourrais lire du Rowling toute la journée sans problème mais j'ai eu l'impression que l'histoire du Ver à Soie se trainait un peu. En gros, selon mon impression, c'était agréable mais long. Je vous laisse avec ça, vous en pensez bien ce que vous voulez ;-).

J.K.Rowling

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Big Brother - Lionel Shriver
4ème de couv' : Femme d'affaires accomplie, mariée et belle-mère de deux ados, Pandora n'a pas vu son frère Edison depuis quatre ans quand elle accepte de l'héberger. À son arrivée à l'aéroport, c'est le choc : Pandora avait quitté un jeune prodige du jazz, séduisant et hâbleur, elle découvre un homme obèse, négligé, capricieux et compulsif.
Alors qu'elle l'accueille chez elle, les tensions montent entre lui et son mari, mince et sportif. Prenant des distances avec sa famille, elle choisit de l'aider à perdre du poids en lui faisant suivre un régime très rigoureux. Mais encore faudrait-il qu'Edison veuille s'en sortir.


Big Brother - Lionel Shriver
★★☆☆☆

Pour celles et ceux qui me rendraient visite hier pour la première fois, l'un de mes romans préférés au monde est signé Lionel Shriver. Forte de ce premier essai totalement convainquant, j'avais tenté un deuxième roman qui m'avait laissé un sentiment plus neutre et mitigé (Double Faute, pour celles et ceux que ça intéresse). Ma troisième expérience avec Lionel Shriver a été sur Big Brother et s'est révélé être... un petit désastre.

Le premier aspect qui m'a gênée est la configuration de la famille très (TROP !!) similaire à celle de Il faut qu'on parle de Kevin. Même les caractères des personnages sont assez semblables. Je ne vais pas rentrer dans les détails d'une comparaison qui n'intéresseraient que les gens qui ont lu les deux histoires (si c'est votre cas, n'hésitez pas à vous manifester vos impressions dans les commentaires ci-dessous), mais ça me gêne beaucoup quand des auteurs copient/collent des schémas d'un bouquin à l'autre.

Le deuxième aspect qui m'a gênée est... le reste. Le roman est divisé en trois parties. La première couvre la découverte de l'obésité du frère de la narratrice et la co-habitation avec sa famille. Celle-ci n'était pas inintéressante (dans le genre regard sur l'autre et état de l'Amérique profonde) quoi qu'un peu longuette. La seconde partie (je ne spoile rien, c'est sur la quatrième) raconte le régime draconien entreprit par le frère et la soeur. J'imagine que c'était censé être le coeur et le sel de l'histoire (enfin, c'est ce que j'attendais) et j'ai trouvé ça d'une platitude et d'une superficialité très... dommage. Je ne parlerai même pas de la dernière, qui ne contient que le dénouement et qui a achevé de m'affliger (non mais franchement, c'était quoi cette fin ???).

À mon sens, le roman n'est pas très bon du point de vue de son scénario et de son intrigue mais il n'était aussi pas du tout fait pour moi. Les différentes réflexions sur le poids, l'image de soi, les régimes & co peuvent être intéressantes à lire pour quelqu'un qui n'est pas à l'aise avec son corps. Pour ma part... je ne me sentais pas concerné. Je n'ai jamais fait de régime et je ne souffre d'aucun complexe (c'est rare pour une nana, je sais), ça ne m'apportait donc pas grand chose. Résultat, c'est un gros fail pour moi et je vous recommande pas de perdre votre temps avec. Vous avez mieux à lire, c'est certain.


lionel shriver


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Ce qui a dévoré nos coeurs - Louise Erdrich
4ème de couv' : Chargée de procédéer à l'inventaire d'une demeure du New Hampshire, Faye Travers remarque parmi une étonnante collection d'objets indiens du XIX ème siècle un tambour rituel très singulier. Émue et troublée par cet instrument, elle se prend à l'imaginer doté d'un étrange pouvoir : celui de battre au rythme de la douleur des être, comme en écho à la violente passion amoureuse dot il semble perpétuer le souvenir...

Ce qui a dévoré nos coeurs - Louise Erdrich
★★★★☆

De manière naturelle, je ne me serais peut-être jamais arrêtée sur ce roman de Louise Erdrich. Je ne connaissais pas le moins du monde cette dame, pas plus que ces oeuvres. Mais j'ai voulu testé le concept Livre-Moi(s) (je vous en reparlerai quand je serai venue à bout de mes 3 mois d'abonnement) et c'est le premier qui est arrivé dans ma boîte aux lettres. Comme je n'en savais absolument rien, j'ai lu la quatrième. Le synopsis ne me déplaisait pas mais ne me rendait pas dingue non plus. J'attendais de voir.

Ce qui a dévoré nos coeurs ressemble plus à quatre nouvelles assemblées plutôt qu'à un roman entier. Les récits tournent tous autour d'un même objet, un tambour qu'on imagine antique, magique et surtout mystérieux. Le lien est aussi fait à travers les familles et la transmission et l'héritage des traditions autour de l'instrument. 

J'ai mis quelques pages à rentrer dans la première partie du livre. Je me demandais où il voulait en venir, le rapport avec ce qui nous occupait. Ce n'est toujours pas ma partie préférée. Cet honneur revient certainement à la deuxième, qui relève davantage du conte et qui relate l'histoire de la création du tambour et les circonstances tragiques de son éveil. Pour moi c'est la partie la plus intéressante et constitue le coeur du bouquin. La troisième m'a un peu perdue, mais la dernière était une jolie conclusion, soignée et poétique. 

En vrai, je ne sais pas tellement comment vous parler de ce livre. Il ne m'a laissé que des impressions. L'impression d'un conte sur la culture amérindienne, l'impression d'une poésie onirique sur fond de légende, l'impression d'une odeur de bois, de poussières et de vieilles choses. Si ce sont des images qui vous parlent et vous attirent, je ne peux que vous conseiller Ce qui a dévoré nos coeurs. L'écriture est belle et la lecture facile. Pour le reste, j'imagine que c'est une question de sensibilité.


Louise Erdrich


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Si vous avez lu ces livres, dites moi ce que vous en avez pensés ! Ou s'ils vous tentent, tout ça.. Discutons-en chers amis !



xoxo
Lily