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jeudi 28 septembre 2017

Chronique d'une lectrice en colère : Lettre d'une inconnue - Stefan Zweig


Je ne crois pas avoir pour habitude de consacrer un article entier à une lecture qui m'a particulièrement déplu - du moins, je ne crois pas.  (Avec le recul, je ne suis pas complètement certaine que ce soit vrai.) Sauf, évidemment, quand j'ai été particulièrement agacée, comme je l'ai été par l'histoire que je te présente aujourd'hui. Je n'ai, bien entendu, rien à reprocher à la forme. Mais le fond. Mon dieu, le fond. Chronique.

Lettre d'une inconnue - Stefan Zweig
★☆☆☆☆

Quatrième de couv' : Un amour total, passionnel, désintéressé, tapi dans l'ombre, n'attendant rien en retrour que de pouvoir le confesser. Une blessure vive, la perte d'un enfant, symbole de cet amour que le temps n'a su effacer ni entamer. Une déclaration fanatique, fiévreuse, pleine de tendresse et de folie. La voix d'une femme qui se meurt doucement, sans s'apitoyer sur elle-même, tout entière tournée vers celui qu'elle admire plus que tout.

Je vais te livrer cette chronique telle que je l'ai écrite, à chaud, juste après ma lecture. Je t'avoue que je ne sais plus à quel point je spoile. Il se peut que l'on soit au courant de tout ça très vite au début de la lecture, il se peut aussi... que non. Quoi qu'il en soit, je parle de pas mal de détails contenus dans l'histoire, sois en averti(e). Sois averti(e) que cette lecture m'a passablement agacée aussi. Mais commençons.

Lettre d'une inconnue - Stefan Zweig

99% des histoires d'amour - fictives ou réelles - m'ennuient profondément. Parmi elles, 50% me mettent en colère : parce qu'elles sont malsaines, déséquilibrées, non-sincères ou que sais-je d'autre encore. 100% des gens qui me connaissent te diront que je ne suis pas romantique pour un sou. J'ai tendance à pense que je le suis, au contraire, un peu plus que tous les autres. Le 1% d'histoires d'amour qu'il reste, je cèderais sans problème un rein et un poumon pour être le témoin d'une seule seconde de ces précieuses relations. Je pensais que Lettre d'une inconnue appartenait à ces 1% d'histoires que j'allais idolâtrer. Mauvaise pioche. Elle fait finalement partie de celles qui m'ont le plus énervée.
Sur la couverture, on trouvait pourtant des adjectifs prometteurs "maturité", "amour désintéressé", "n'attendant rien en retour", "la voix d'une femme qui se meurt doucement sans s'apitoyer sur elle-même", etc. Quelle vaste plaisanterie.
L'âge où cette femme a été la plus mature a certainement été ses 13 ans. Ensuite, ce ne sont que des enfantillages d'une adulte incapable de se prendre en main. La nature même de sa confession est tout le contraire de désintéressé. C'est la définition même de l'acte de l'égoïsme. Son seul but est de hanter un homme qu'elle n'a su ni marquer, ni conserver de son vivant. Un homme qui n'avait par ailleurs rien demandé. Même si elle répète tout au long de sa lettre ne pas lui faire de reproches, c'est exactement ce qu'elle fait : lui lister tout ce qu'elle a fait et ressenti sans qu'il ne remarque jamais rien. Elle l'oblige à se remémorer tout ça pour le restant de sa vie, alors qu'elle n'a elle-même eu le courage de rien. Je ne sais pas pour toi, mais à mes yeux c'est égoïste et lâche.
Son amour pour l'enfant est sans doute pire que tout. Elle ne le considère qu'à travers le prisme de son père, comme un deuxième "lui" qu'elle peut finalement conserver, garder pour elle toute seule. Priver un enfant de l'un de ses parents, et un parent de son enfant, simplement pour conserver intact l'illusion d'un souvenir fantasmé est une fois de plus égoïste. Et cruel.
Pauvre écrivain anonyme. J'aurais aimé qu'il ne retrouve jamais cette lettre et qu'il ne respecte pas son dernier souhait. Oui je sais, c'est une fiction. Ça n'empêche pas qu'elle m'ait mise hors de moi.

Si tu as lu Lettre d'une inconnue, que tu sois d'accord ou non avec moi, tu es chaleureusement invitée à me donner ton avis ;-).




xoxo
Lily

dimanche 3 septembre 2017

Update lecture : Max, Liesel & Dor à l'appel !


Il me semble cohérent, après mes mois d'absence et compte tenu de la pile de livres lus qui s'est accumulée ces derniers temps sur le coin de mon bureau, de revenir avec un petit update lecture. Histoire, au moins, de vérifier ce que j'en ai retenu.



Max - Sarah Cohen-Scali 

Quatrième de couv' :  « 19 avril 1936. Bientôt minuit. Je vais naître dans une minute exactement. Je vais voir le jour le 20 avril. Date anniversaire de notre Führer. »
Max est le prototype parfait du programme « Lebensborn ». Des femmes sélectionnées par les nazis mettent au monde des purs représentant de la race aryenne, jeunesse idéale destinée à régénérer l'Europe.


Si je me suis penchée sur le cas de Max, c'est parce que je trouvais l'idée de base intéressante. Raconter l'histoire et suivre le destin de ce gamin né sans amour et dont toute la vie a déjà été programmée me semblait prometteur. Ça avait un petit côté Voldemort assez attrayant. Le problème est que j'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire et ce, majoritairement à cause du parti pris pour l'aborder. Le personnage principal est le narrateur et raconte son histoire en s'adressant au lecteur. Sauf qu'il commence avant sa naissance, parle au présent et utilise un vocabulaire d'adulte. Ce qui fait qu'on se retrouve avec un foetus qui nous parle de pureté de race, de guerre et de déportation. Alors je comprends bien le projet (personnifier l'idéologie, montrer qu'elle était inculquée aux individus dès la naissance (voire la conception),...), mais comme la narration manque de réalisme, je trouve que la première partie de l'histoire manque de crédibilité. De fait, et malgré le fait que je plaçais beaucoup d'espoirs littéraires dans le personnage de Max/Konrad, je n'ai pas réussi à lier quelque chose avec ce lui.
MAIS ! Tout n'est pas perdu. Le véritable intérêt de cet histoire pour moi, c'était Lucjan/Lukas. Un jeune ado qui arrive, il me semble, un peu avant la moitié du livre et qui va construire un lien particulier avec Max/Konrad. Le personnage de Lucjan/Lukas est beau, et la relation qu'il noue avec Max/Konrad l'est sans doute encore plus. La deuxième moitié du bouquin vaut donc le coup. Et si j'ai mis beaucoup de temps à rentrer dans l'histoire, j'ai en revanche été beaucoup touchée par sa fin.
Donc si la thématique te branche, j'ai plutôt envie de dire pourquoi pas ?



La Voleuse de livres - Markus Zusak 

Quatrième de couv' : Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, plus rares encore ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la mort s'est arrêtée. Est-ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt ? Ou sa force extraordinaire face aux événements ? À moins que ce ne soit son secret... Celui qui l'a aidée à survivre et a même inspiré à la Mort ce joli surnom : la Voleuse de livres...


Cela faisait une éternité que j'entendais parler de ce bouquin. Pour une mystérieuse raison, j'avais associé son histoire à celle du conte d'Andersen, La petite fille aux allumettes - alors qu'il n'y a pas grand rapport entre les deux (du moins, d'après ce que je me souviens de l'histoire d'Andersen). Toujours est-il que j'en avais de grandes attentes parce que tout le monde en disait beaucoup de bien. Après lecture, je reconnais bien volontiers que c'est une belle histoire... dans laquelle je ne suis pas vraiment rentrée. Le choix du narrateur était original, des personnages comme Max ou Rudy ou même Hans m'ont plutôt plu mais... je ne sais pas. Je n'ai pas réussi à m'intéresser ou à m'impliquer dans l'histoire et j'ai mis beaucoup de temps à terminer La Voleuse de Livres. D'accord il fait plus de 600 pages mais tout de même. Peut-être que c'est à cause de Liesel avec laquelle je n'ai vraiment pas accroché du tout ou que j'ai simplement lu ce livre au mauvais moment mais je n'en garderai pas un souvenir impérissable. Pas mauvais, certes, mais pas impérissable.



Le Passeur du Temps - Mitch Albom 

Quatrième de couv' : Un jour, Dor commença à compter. Les secondes, les minutes, les heures. Il fut le premier à mesurer le temps. Le premier à vouloir l'arrêter aussi... Ce crime lui a valu d'être exilé dans une caverne, condamné à écouter toutes les suppliques de ceux qui vinrent après lui - encore quelques minutes, quelques heures, quelques années... Mais aujourd'hui Dor peut se racheter, en allant à la rencontre d'une jeune femme, prête à mettre fin à ses jours, et d'un riche homme d'affaires malade, désireux, lui, de vivre éternellement. Pour les sauver, pour se sauver, Dor va devoir leur apprendre la vraie valeur du temps.


Le Passeur du Temps est un livre dont j'ai relevé le titre depuis un moment déjà. Principalement, je dois l'avouer, parce que j'aimais beaucoup l'esthétique des horloges présentes sur la couverture. Je l'avais un peu de mis de côté parce que le synopsis ne me tentait finalement pas tant que ça. Et puis, en zonant sur internet, j'ai lu l'avis d'un lecteur qui estimait que Le Passeur de Temps n'était qu'une mauvaise reprise de La Voleuse de Livres. Comme j'avais déjà prévu d'en lire un, je me suis dit que c'était pas une mauvaise idée de faire le second dans la foulée.
D'abord je n'ai pas bien vu le rapport entre les deux bouquins. D'accord le narrateur/fil rouge de l'histoire est une sorte de personnification d'un concept finalement assez abstrait mais en dehors de ça, il n'y avait pas grande pertinence à la comparaison.
Pour le reste, l'histoire est courte et facile à lire. Elle n'est pas mauvaise mais n'apporte pas grand chose non plus. J'ai trouvé le traitement des thématiques assez superficiel. Ce n'est donc à mon sens pas une lecture indispensable.


Et toi, dis-moi si tu as déjà lu ces livres, ce que tu en as pensé ou un peu tout ce qui te passe par la tête et dont tu as envie de me parler ;-).


Lily

dimanche 19 février 2017

J'ai enfin regardé... The Walking Dead ! [Garanti Spoilers Free]

Je sais, après (presque) 7 saisons, j'arrive un peu complètement après la guerre. Mais c'est aussi pour cela que j'adore les breaks d'été et d'hiver. Cela me permet de marathoner des trucs qui ont trois millions de saisons et de rattraper mon retard sans que me prenne 18 ans.

Et mon mois de décembre a clairement été accaparé par The Walking Dead. Comme je n'ai (encore) jamais ouvert la BD, je vais pour le moment me contenter de faire une review de la série télé. Pardon les puristes, dès que je débloque un budget bande-dessinée, je vous rejoins.

Réaction à chaud / Réaction à froid : La pré-écriture d'articles à l'avantage de permettre de m'avancer mais l'inconvénient de me laisser l'occasion de faire évoluer mon avis et de donner lieu à des nombreux updates. Dans l'article, je vous ai distingué ce que j'avais écrit directement après m'être mise à jour sur la série, et ce que j'ai ajouté quelques jours/semaines plus tard. Curieusement, mes réactions à froid sont beaucoup plus enthousiastes que mes réactions à chaud. Allez comprendre...



Si vous avez vécu dans une grotte ces dernières années, synopsis !
Rick Grimes, shérif de son état de son patelin, tombe dans le coma à la suite d'une fusillade sur un lien d'intervention. Il se réveille dans un monde complètement différent. Un virus pandémique a transformé la majorité de la population en zombies assoiffés de sang. Désormais, il n'a plus qu'un objectif : avec son groupe, survivre face à toutes les menaces, mortes ou vivantes...

Le Gros Plus
À mon sens, il n'y a pas de débat, la plus grande qualité de The Walking Dead réside dans ses personnages. Il y a un panel très varié et assez intéressant et plusieurs personnages à grand potentiel. En général, s'il y en a ne serait-ce qu'un dans une série, c'est déjà beaucoup. Là pour le coup, il a beaucoup de bonnes choses, de charisme et de caractères intéressants avec Rick, Daryl, Carol, Michonne... Même les secondaires ont de la substance et de la présence (pour qu'on puisse être triste quand ils meurent, exactement). Il y a plein de gens auxquels s'attacher et l'affection est facile pour cette grande famille reconstituée.
Rick par exemple, en tant que flic-héros, je pensais que j'allais le détester dès la première minute mais en fait il est cool. Vraiment cool. Et puis pardon, tout le monde le déteste, mais Negan ?! Au delà de mon amour pour Jeffrey Dean Morgan (qui est un putain de génie dans ce rôle), ce personnage est absolument extraordinaire. J'espère qu'il ne va pas mourir tout de suite parce que je l'aime beaucoup trop.

L'éventuel Moins
Réaction à chaud : Le point le plus discutable de la série est à mon sens le scénario. Il est très variable, passant de "OMG-épisode-trop-dingue" à "super-il-ne-s'est-rien-passé-depuis-une-demi-saison". L'un dans l'autre, le scénario reste assez primaire, alternant problèmes de survie et apparition de grand méchant. On est en pleine saison 7 et on a encore aucune idée de ce qui a déclenché l'épidémie par exemple, d'où elle vient ni qui l'a déclenchée. Dans le fond, ça tourne un peu en rond et ça reste un peu bourrin. Encore une fois, heureusement qu'il a de bons personnages et des acteurs qui tiennent la route pour maintenir l'intérêt de l'ensemble.

Réaction à froid : ayant développé une obsession pour ce show entre le moment de l'écriture de cet article et sa publication, je me devais d'apporter quelques précisions. J'ai fait quelques recherches (ok, j'ai lu et écouté tout ce qu'il était possible de lire et d'écouter sur la série) et j'ai quelques éléments de réponses. Tout le monde s'en fout, mais ça me fait plaisir de les raconter.

D'abord le but de la série est moins à propos d'explorer les tenants et les aboutissants d'une épidémie qui transforme tout le monde en zombie que de raconter ce que l'être humain et les êtres humains sont capables (à la fois en terme de positif mais aussi en terme de noirceur) de faire et de devenir en cas de situations extrêmes, apocalyptiques. En ça effectivement, la série est très réussie. L'évolution psychologique du groupe dans son ensemble et dans son détail est intéressant à suivre et forme de grands personnages.

Ensuite, au niveau de la temporalité du scénario, le recul (et la fin de la saison 6 / première moitié de la saison 7) m'a fait prendre conscience que les lenteurs contribuaient finalement beaucoup au propos et à la qualité de la série. Les longueurs nous placent à la même hauteur que les personnages, font monter la tension et usent nos nerfs de la même façon qu'elles usent les leurs. Ça fait des épisodes où ils ne se passent pas grand chose mais ça préserve le réalisme de la temporalité et la psychologie. Bon à part la première moitié de la saison 4, qui était globalement juste chiante. À en croire les réactions de certains, c'est sans doute parfois un peu trop subtile pour le téléspectateur moyen de la série, mais je ne suis pas certaine que l'histoire y gagnerait à être racontée autrement.

Hashtag Squad.


Globalement, on j'en pense quoi ?
Réaction à chaud : Attention série addictive ! Je ne sais pas exactement pourquoi, mais je n'ai pas réussi à m'arrêter. Sept saisons en un mois, même si elles ne sont pas bien longues, ça fait quand même une bonne moyenne. Le rythme de la série est assez étrange. Il y a des épisodes très bien pensés et d'autres plus lents, plus passifs. Les uns et les autres incitent bizarrement toujours à en regarder plus, même si la qualité est parfois inégale. On pourrait sans doute aisément couper pas mal de choses sans toucher à la cohérence de l'histoire. Le piège, c'est que les scénaristes maitrisent très bien la technique du cliffanger. Ce qui parfois est top et d'autres fois légèrement exaspérant.

Objectivement, ce n'est pas la meilleure série du monde. Mais c'est aussi très loin d'être la pire. Dans un même temps, c'est probablement déjà culte. Alors à vous de voir.

Réaction à froid : j'ai marathoné la série au mois de décembre et écrit cet article dans le courant du mois de janvier. La série ne reprend qu'au mois de février (elle a déjà repris du coup, duh). Entre tout ça, je me suis surprise à beaucoup repenser à la série, elle ne quitte jamais vraiment totalement mon esprit. Malgré les quelques défauts du show, il est possible que tous ces gens m'aient beaucoup plus marquée que prévu. Attendez-vous sans doute à en entendre parler de nouveau ici ;-)

J'imagine que vous êtes beaucoup à regarder alors dites-moi ce que vous en pensez, où vous en êtes, votre perso préféré et tout ce que vous voulez ;-).





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xoxo
Lily

dimanche 12 février 2017

BILAN de ma PAL d'hiver ❄ #1

Pardon, ça fait un peu 100 ans que j'ai disparu. J'avais prévu de revenir dans le courant du mois de janvier après ma pause annuelle, et je n'ai... absolument pas eu le temps.

En vérité, je n'ai eu que peu de temps, que je n'ai pas eu le courage de consacrer au blogging. J'ai bien pré-écrit quelques trucs, mais il me manquait surtout des photos, et sans lumière naturelle c'est assez compliqué (et moche).

Mais je suis là maintenant ! Enfin, j'espère que je suis là... (on y croit !)

Je commence donc cette année de blogging comme il faut avec un petit bilan de mes premières lectures de ma PAL d'hiver. À priori pas de grandes découvertes mais pas de grosses déceptions non plus. Je me suis énervée contre (presque) personne, donc c'est déjà un bon départ !

Débrief ;-)

La nuit des temps - Barjavel

La Nuit des Temps - René Barjavel - 

J'ai débuté cette PAL d'hiver par la relecture d'un livre, qui, en principe, plait énormément. À ma première lecture, on m'avait surtout vendu l'histoire d'amour et celle-ci ne m'avait pas emballée outre mesure. À ma deuxième lecture, je ne me souvenais que vaguement des grandes lignes de l'histoire, j'ai donc décidé de l'aborder avec moins d'attentes.

Verdict, ça a un peu mieux fonctionné sur moi. Je me suis surtout intéressée à l'aspect scientifique et philosophique de l'histoire qui, à mon sens, est beaucoup plus pertinente que son histoire d'amour.
Barjavel utilise l'excuse d'une expédition scientifique qui-ne-vend-pas-beaucoup-de-rêve en Antarctique et l'occasion d'une découverte inattendue pour questionner nos certitudes sur l'humanité, sa chronologie et ce qu'on en fait. Le format roman/divertissement n'empêche pas l'auteur d'y glisser un regard sur le monde scientifique, la sphère philosophique et le rencontre des deux.

En bref, c'était une histoire assez sympa, un soupçon intéressante et qui se lit rapidement et sans effort. La Nuit des Temps ne me laissera pas un souvenir impérissable, mais si le bouquin est déjà dans votre PAL, profitez d'un hiver pour l'en sortir ;-).

Synopsis : Dans l'immense paysage gelé, les membres des Expéditions Polaires françaises font un relevé sous-glaciaire. Un incroyable phénomène se produit : les appareils sondeurs enregistrent un signal. Il y a un émetteur sous la glace...
Que vont découvrir les savants et les techniciens venus du monde entier qui creusent la glace à la rencontre du mystère ? 
La Nuit des temps, c'est à la fois un reportage, une épopée mêlant présent et futur, et un grand chant d'amour passionné. Traversant le drame universel comme un trait de feu, le destin d'Elea et Païkan les emmène vers le grand mythe des amants légendaires.


Au coeur du silence - Graham Joyce

Au Coeur du Silence - Graham Joyce - 

Note avant de commencer : on se parle de cette couverture ? Ils avaient oublié les E dans le titre ou comment ça se passe ?

C'est le dernier livre que j'ai reçu dans le cadre de mon abonnement à Livre(s)-Moi. J'avais prévu de faire un débrief sur ce que je pensais des livres choisis et de l'ensemble de l'expérience mais la boîte a malheureusement fermé entre temps. Après Ce qui a dévoré nos coeurs et La Joie, que j'avais globalement beaucoup aimé, j'ai été un tout petit peu moins emballée par Au Coeur du Silence.

Je suis, de nature, pas très enthousiasme à tout ce qui ressemble à de la romance. Quand elle est intégrée à un autre genre, pourquoi pas, mais quand c'est le coeur du propos, bof. Mais celle-ci avait l'air d'être un petit huis-clos, recelait une sorte de mystère alors je me suis dit qu'il y avait matière à faire quelque chose d'un peu plus intéressant qu'une bête histoire d'amour.

Enfermer ce couple dans ce village désert et entouré de neige était une bonne idée dont le potentiel n'a pas été complètement exploité. J'attendais un peu plus de psychologie, plus de sentiments oppressants. L'histoire se traine ensuite un peu en longueur et le dénouement n'est pas plus original qu'imprévisible. Pour un lecteur attentif, les indices sont même identifiable dès la moitié du bouquin.

En bref, ce n'était pas une lecture horrible mais Au Coeur du Silence est également loin d'être une lecture fantastique. La morale derrière le fin mot de l'histoire n'est pas idiote mais elle ne suffit pas pour que je vous recommande particulièrement cette lecture.

Synopsis : Zoe et Jake passent des vacances d'hiver idylliques dans les Pyrénées, amoureux comme au premier jour. Mais ils sont pris dans une avalanche et n'en réchappent que miraculeusement. À leur retour, ils trouvent le village et leur hôtel déserts, sans âme qui vive. Sans doute la zone a-t-elle été évacuée : passé l'euphorie de s'en être miraculeusement sortis, vient, pour eux, la peur de subir une nouvelle avalanche. Le couple tente donc de fuir coûte que coûte. Mais la neige et le brouillard, entre autre, en ont décidé autrement. Bloqués, Zoe et Jake vont devoir rester dans ce village vidé de ses habitants, seuls au coeur du silence.


Indian Creek - Pete Fromm

Indian Creek - Pete Fromm - 

Il me semble que j'avais repéré ce bouquin dans un haul de booktubeuse. Je l'avais noté sans trop me poser des questions, en me disant que ce serait une lecture adaptée pour un hiver. Si j'avais cherché plus loin, peut-être que je me serais pas lancée.

Indian Creek n'est pas tellement ce à quoi je m'attendais. En gros, je m'attendais à des descriptions à couper le souffle accompagnées de réflexions psychologiques et philosophiques profondes sur la place de l'être humain dans l'univers, la solitude et le cycle de la vie des petits zosieaux. Quelque chose dans ce goût-là.
À la place, j'ai eu le récit d'un mec qui se faisait chier et trompait l'ennui en dépeçant des animaux. Je dois dire que ça m'a quelque peu saoulée, voire carrément dégoutée (et pourtant, je suis loin d'être vegan. Même pas végétarienne).

J'ai passé les trois quart du bouquin à m'ennuyer comme un rat mort en me demandant ce qu'il se passait dans la tête des américains (ou de celui-là, du moins). Il faut attendre le dernier quart du livre (et oublier la postface, qui n'a aucun intérêt) pour que l'auteur donne enfin l'impression d'apprécier et de respecter ce qui l'entoure. Je n'ai pas du tout accroché à la personnalité de Fromm et l'ensemble des personnes apparaissant dans le récit n'a provoqué chez moi que de l'antipathie. La seule que j'aimais bien, c'est Boone (c'est le chien).

Sur la quatrième de couverture de mon édition, le commentaire d'une certaine Christine Ferniot de "LIRE" précise que c'est "une oeuvre d'apprentissage d'une drôlerie irrésistible". Alors je veux bien qu'on ait tous des sens de l'humour différents, mais à mon sens ce n'était pas vraiment très drôle. Même pas souriant. Et je pense que je l'ai déjà dit ici, mais je ne suis pas très fan des arnaques à la quatrième.

C'était ma première lecture de nature writing et, ma foi, pour le moment je ne suis pas convaincue. Il y a d'autres que je veux tenter donc je verrai bien mais Indian Creek ne fera pas partie de mes recommandations pour le genre.

Synopsis : Le garde commença à parler de bois à brûler. Je hochais la tête sans arrêt, comme si j'avais abattu des forêts entières avant de le rencontrer.
- Il te faudra sans doute sept cordes de bois, m'expliqua-t-il. Fais attention à ça. Tu dois t'en consituer une réserve avant que la neige n'immobilise ton camion.
Je ne voulais pas poser cette question, mais comme cela semblait important, je me lançai :
-Heu... C'est quoi, une corde à bois ?
Ainsi début le long hiver que l'auteur s'apprête à vivre seul au coeur des montagnes Rocheuses, et dont il nous livre ici un témoignage drôle (LOL) et sincère, véritable hymne aux grands espaces sauvages. Captivant récit d'aventures et d'apprentissage, ce classique contemporain a étable Pete Fromm comme une des grandes voix de l'Ouest américain.




xoxo
Lily

dimanche 6 novembre 2016

Harry Potter et L'Enfant Maudit - Analyses, Avis et Verdict ! ⚡️

Je vous avoue que je ne suis pas des plus rassurées à l'idée de commencer cet article. Je vais tenter d'aborder tous les points prévus sans être complètement confuse, ce qui ne me semble pas une mince affaire.

Harry Potter et L'Enfant Maudit

J'ai attendu la sortie française de L'Enfant Maudit pour me lancer dans sa lecture pour les raisons que j'évoquais dans l'article sur ma PAL d'automne-hiver. Je ne regrette pas une seconde parce que, même si je pense que j'aurais finalement pu me débrouiller avec les termes magiques en langue originale, j'ai au moins eu le temps de me préparer mentalement. Parce que je ne m'attendais pas du tout à ça !

Débrief d'une lecture surprenante qui n'a pas manqué d'intérêt.

! SPOILERS ALERT !

Fanfiction & Mensonge en Quatrième de Couverture
La chose qu'on a le plus entendue à propos de L'Enfant Maudit, c'est que l'histoire tenait plus de la fanfiction que de la véritable suite. Je ne suis ni d'accord ni pas d'accord, principalement parce que je ne suis pas la plus grande experte en fan-fiction Harry Potter sur le marché. Les seules que j'ai lues remontent à pas mal d'années, quand, n'en pouvant plus d'attendre L'Ordre du Phoenix, je gérais ma frustration comme je pouvais. Mais les nombreuses références à l'oeuvre originale, le côté sequel et la possible renaissance du fantasme Dramione à travers leurs enfants ont par exemple beaucoup fait penser aux codes de la fanfiction plutôt qu'à une oeuvre originale.
J'ai plutôt tendance à penser que Scorpius et Rose rappelle davantage Severus et Lily que Drago et Hermione mais bon... Pour moi, l'effet fanfiction est surtout dû à la forme théâtrale du texte qu'à son fond (dans le sens où ce n'est pas le premier type de narration de la saga et qu'il est courant de trouver des fanfictions sous forme de poème, ou de Songfic par exemple), mais je reviendrai sur le côté pièce de théâtre plus tard.

Harry Potter et L'Enfant Maudit résumé synopsis

Le problème n'est pas répondre à la question fanfiction ou non mais de parler du mensonge de la quatrième de couverture. Je crois que "LA huitième histoire" c'était un peu sur-vendre le cas. Sans compter que les trois quarts des médias (dont 99% ne connaissent pas grand chose à Harry Potter et n'avaient probablement lu le livre avant d'en parler) s'en sont donnés à coeur joie pour envoyer du "Retour du petit sorcier" et de "La magie continue", etc. Bref, tout pour nous faire croire que L'Enfant Maudit serait tout comme les sept tomes qui l'ont précédé. Sauf que.. Pas tellement. Il aurait sans doute été plus juste d'inscrire "UNE huitième histoire". Dans le sens où c'est une possibilité de ce que les années suivantes auraient pu être, de ce qui aurait pu se passer. Du genre que si on veut prendre le "Dix-neuf ans plus tard" de cette façon, on peut. Et si on veut s'imaginer autre chose, on peut aussi. Rien n'est gravé le marbre. Cette idée est pour moi renforcée et vérifiée par la thématique du Retourneur de Temps. Au sein même de L'Enfant Maudit, on a un aperçu de trois versions de ce qu'aurait pu être ce "dix-neuf ans plus tard" : celle qui est effectivement développée, celle dans laquelle Albus est un Gryffondor et Hermione professeur et celle dans laquelle Voldemort a triomphé.
Pour moi le but de L'Enfant Maudit n'est pas de dire "voici la suite de Harry Potter" mais de faire comprendre que grâce à la magie (du Retourneur de Temps), il y a une infinité de suites et d'issues possibles à la saga Harry Potter.


La pièce du théâtre était-elle une erreur ?
On ne va pas se mentir, L'Enfant Maudit possède son lot de défauts. Parmi le large éventail d'avis qu'il a reçus, tous plus différents les uns que les autres, on s'est bien rendu compte qu'il y avait eu quelques ratés.
La première chose que je remarque, c'est qu'il y a plus d'opinions négatives chez ceux qui ont lu la retranscription que chez ceux qui ont effectivement assisté à la pièce. Il est sans doute utile de rappeler qu'une pièce de théâtre doit être vue et non lue pour être pleinement appréciée. Je suis d'ailleurs persuadée que la pièce en elle-même est une vraie réussite du point de vue de la mise en scène et des effets spéciaux. Ceci étant dit, je ne crois pas qu'écrire une suite à Harry Potter sous la forme d'une pièce était un choix judicieux. C'était sans doute un challenge intéressant, un défi excitant pour ses auteurs mais certainement pas le meilleur moyen pour recréer l'univers d'Harry Potter. Cette forme qui, à l'écrit d'autant plus, met en valeur le dialogue, fait apparaître de grands absents dans L'Enfant Maudit. Ce qui m'a manqué dans cette lecture finalement, c'est tout ce qui fait qu'Harry Potter est devenu l'une de mes maisons : les lieux emblématiques, Poudlard, la Grande Salles, les salles communes, le Chemin de Traverse, le Pré-au-Lard, etc. Vous allez me dire, ils n'y étaient pas non plus dans Les Reliques de la mort, mais il y avait tout de même toute une ambiance, de feuilles mortes, de forêts, de neige, de feu de bois et de nature qui donne aux histoires un écrin incomparable. Cette lacune a, à mon sens, retiré un peu plus de magie à un scénario qui en manquait déjà cruellement.
En dehors de quelques voyages dans le temps (par ailleurs plus métaphysiques que magiques) et de quelques sorts anecdotiques, j'ai eu l'impression que L'Enfant Maudit était finalement assez pauvre en magie. Ce n'était sans doute qu'une question de moyens (techniques et financiers) par rapport à la mise en scène mais cela m'a manqué aussi. Avec Harry Potter, j'ai toujours eu l'habitude de m'émerveiller à chaque ligne, de m'exclamer "J'adore la magie" à chaque fois que je tourne une page et là... Je n'ai pas retrouvé ce sentiment.
Je crois que la même histoire racontée d'une autre façon, en roman par exemple, aurait donné un résultat très différent.


Pourquoi je suis tout de même contente que L'Enfant Maudit existe
Je ne sais pas si je suis la seule à avoir eu cette impression, mais je crois que J.K. Rowling avait envie de donner un peu de paix à ses personnages. Curieuse façon de le faire, je suis bien d'accord, mais je n'arrive pas à me défaire de cette idée. Qu'elle ait consacré l'histoire à la relation père-fils entre Harry et Albus signifiait au moins qu'Harry avait désormais une vraie famille. Après tout ce qu'elle a subi en tant que née-moldue, Hermione est finalement pleinement acceptée du monde de la magie en tant que Ministre. Drago est enfin libre d'agir comme il l'entend et de faire le bien pour le monde dans lequel vivra son fils.
Si ma théorie s'avérait exacte, ce serait sans doute un acte égoïste de la part de Rowling mais j'estimerais aussi qu'elle l'aurait bien mérité. Quand on a passé autant de temps avec des personnages et qu'on a traversé ce qu'elle a dû traverser en les écrivant et en leur donnant vie, on mérite bien un peu de paix.

La seconde raison pour laquelle je suis bien contente de l'existence de L'Enfant Maudit, c'est qu'il confirme ma démonstration au sujet d'Harry Potter et La Coupe de Feu. Après ma relecture du quatrième tome, je m'étais rendue compte que La Coupe de Feu était un tournant dans la saga et pas seulement du point de vue du retour de Voldemort. Comme c'était très long, je ne vais pas tout répéter ici mais si ça vous intéresse, je vous renvoie vers l'article en question. En choisissant de remonter le temps vers l'année de La Coupe Feu, on nous montre bien que le tome a été charnière dans la suite et le déroulé des événements. Le point n'a en tout cas aucun intérêt pour la qualité de l'histoire de L'Enfant Maudit mais je suis ravie qu'il apporte un argument de plus à ma démonstration.

La dernière raison rejoint un peu la première et s'appelle Severus Rogue (ou Snape, comme vous voulez). L'une de mes plus grandes frustrations à l'issue de la saga était que Severus ne sache finalement jamais que le petit fils de Lily Evans porte son prénom. Je sais, ça fait partie de sa destinée tragique mais j'ai une telle tendresse pour ce personnage que ça me brisait le coeur. Avec L'Enfant Maudit, je suis heureuse de savoir qu'il y a au moins une version de Severus qui a su. Je me dis que dans la mort, toutes les versions du personnages ont dû recevoir l'information par réalité interposée. Un truc comme ça. Bref, mon petit coeur a été un peu réparé.

« Si à Albus... Dis à Albus Severus... que je suis fier qu'il porte mon prénom. Maintenant, vas-y. Allez ! »

C'est niais au possible mais je suis contente. Merci L'Enfant Maudit.

Harry Potter et L'Enfant Maudit
Je trouve les intérieurs de couverture très réussis :)

Les WTF de L'Enfant Maudit
D'accord, d'accord, je l'admets ils sont nombreux. Outre le fait que Ron se retrouve affublé du QI d'un troll des montagnes (pour les besoins comiques du théâtre, je suppose) ou la sorcière aux bonbons qui se révèle être un humanoïde extrêmement flippant, il y a quelque chose que je n'ai toujours pas compris. C'est qui, L'Enfant Maudit ? Delphi ? Pour quelle raison ? D'accord elle est la fille de Voldemort et il y a une vague prophétie sur le retour de son père mais elle était obligée de rien. Elle n'est même pas mentionné par la prophétie. Elle aurait pu simplement choisir d'être du bon côté et oublier ses parents. Pour moi, elle n'est pas plus maudite qu'Harry était l'Élu, elle est simplement seule et/ou mauvaise.

L'autre WTF, c'est aussi qu'effectivement Voldemort ait eu un enfant. Je ne suis pas encore d'accord avec moi-même. Comme tout le monde, dans un premier temps j'ai trouvé ça très curieux et un peu n'importe quoi. Parce qu'on n'a pas plus envie d'imaginer la sexualité de Donald Trump que celle de Voldemort. Voldy c'est le grand méchant, celui de notre enfance de surcroît, c'est pas un personnage avec une vie sexuelle. En même temps... Je trouve que ce n'est pas si aberrant quand on sait que c'est avec Bellatrix. Comme je l'évoquais dans un tag précédent, je crois que Bellatrix aime vraiment Voldemort, à sa manière tordue, perverse et maléfique. C'est en ça que je trouve son personnage plus intéressant que ne le pense la plupart des gens. Évidemment il ne faut pas imaginer que Delphi soit un enfant de l'amour née d'une relation complice. Je la vois comme le résultat d'une relation sexuelle violente, à mi-chemin entre le viol et le masochisme, probablement amorcée par une puissante colère ou une jouissance de Voldemort. J'imagine que Bellatrix, se découvrant enceinte, s'est projetée en tant que reine de l'empire que Voldemort s'apprêtait à ériger et mère de l'enfant du Seigneur des Ténèbres. En ça, je ne trouve pas l'existence de Delphi très aberrante.
Même si, très honnêtement, je m'attendais à lire une histoire sur l'enfant maudit : Albus Severus. L'héritage de son père, saint parmi les saints, et de son double prénom aux lourds passifs me semblait un héritage suffisamment intéressant pour en faire un enfant maudit, d'une façon ou une autre. Quand ils ont commencé à parler de l'enfant de Voldemort, je pensais réellement que c'était lui. Genre qu'une trace de l'horcruxe avait subsisté en Harry ou que Ginny (à la place de la mère de Scorpius) avait été ramenée dans le passé et mise enceinte ou je ne sais quoi, mais je voulais vraiment que ce soit Al. Je crois d'ailleurs toujours qu'il est le véritable enfant maudit de l'histoire, même s'il n'a aucun lien avec Voldemort.

Moins significativement, il y a pas mal d'autres passages un peu étranges ou incohérents, comme lorsqu'on apprend que Pétunia a gardé et légué à Harry la couverture dans laquelle il est arrivé à Privet Drive (lol ?) ou que Drago a trouvé le golden trio "resplendissant" (à quel moment ?). Quand ce n'est pas le style qui semble complètement artificiel.

« Serpentard, c'est la maison du serpent, celle des forces du Mal... Ce n'est pas une maison pour sorciers courageux. »

Quel âge il a ? 5 ans ?

« Merci d'être ma lumière dans l'obscurité. »

Au secours, sortez les violons.


Bon alors, VERDICT ?!? (presque sans spoilers)
Ce n'est clairement pas un tome que j'intégrerais à mes futures relectures Harry Potter. J'irais toujours de L'Ecole des Sorciers aux Reliques de la Mort, comme d'habitude. Ce n'est pas pour autant que je ne relirai pas L'Enfant Maudit dans un autre cadre. Même si je me suis souvent demandée ce que j'étais en train de lire et que je pense avoir repéré un ou deux trips à l'acide, je n'ai pas vraiment envie de crier au scandale ou à l'arnaque. C'était surprenant et, notamment en ça, intéressant à décortiquer (je pense que vu la longueur de cet article, ça s'est vu).
Pour les puristes qui tiennent à préserver la saga telle quelle, ce n'est vraiment pas une lecture indispensable mais pour celles et ceux qui n'ont pas peur des hypothèses et des coins sombres à explorer, j'ai bien envie de dire pourquoi pas ! Si vous avez l'occasion de voir la pièce plutôt que la lire, je pense que ça doit valoir le coup.
Dernière chose : Scorpius, oublie Rose (et Albus) et épouse-moi.


Des questions ? Des réflexions ? Des réactions ? Des théories ?
L'espace commentaire est grand ouvert pour le débat !





xoxo
Lily

dimanche 2 octobre 2016

BILAN ! Mes dernières lectures ♡

Ne serait-il pas l'heure d'un petit bilan ? J'ai l'impression d'avoir galéré à trouver trois livres à chroniquer alors que je n'ai pas le sentiment de lire moins que d'habitude. C'est peut-être parce que j'ai passé beaucoup de temps à jouer aux trois épisodes de Golden Sun et que j'ai consacré des articles spécifiques à mes récentes lectures (comme ma relecture de la saga 4 filles et 1 Jean ou ma découverte des Somnambules). Mais ça y est, j'ai mes trois lectures (c'est mon quota pour un bilan), on peut donc commencer !


Le Temps de la Colère - Tawni O'Dell

Le Temps de la Colère - Tawni O'Dell 

Quatrième de couv' : Laurel Falls, Pennsylvanie. Depuis que sa mère est en prison, condamnée pour le meurtre de son marie, Harley Altmyer, dix-neuf ans, élève seul ses trois soeurs. Privé de repères, il fait front, la rage au coeur. Pour ne pas sombrer ou céder à son tour à la tentation de la violence, il ne lui reste que l'humour des désespérés, et le réconfort des bras de Callie, une voisine. Jusqu'au jour où la jeune femme est retrouvée assassinée dans les bureaux de la mine désaffectée. Un nouveau drame qui va obliger Harley à relire son histoire familiale et à découvrir peu à peu la vérité sur la mort de son père, vérité qu'il n'avait jamais voulu affronter...


J'ai l'impression que j'ai toujours un parcours particulier qui m'a amenée à un bouquin. En l'occurrence, j'ai entendu parler du livre Le Temps de la Colère par Jared Padalecki, un acteur que j'adore et pour lequel j'ai un immense respect. Même sans connaître ses goûts littéraires, j'y allais un peu les yeux fermés. J'aurais été extrêmement déçue de ne pas aimer mais en vérité j'avais confiance. 

Autant ne pas faire de suspense inutile, j'ai beaucoup aimé cette histoire ! 

Dans Le Temps de la Colère, le fond de l'intrigue est policier. Il y a un meurtre (et un autre plus antérieur) et le but de l'histoire est un peu de savoir qui a fait quoi et qui est réellement responsable. Dans le développement, c'est plutôt une histoire sur les liens du sang, les fratries et la place des enfants dans les affaires d'homicide dans l'environnement familial.
J'ai trouvé la construction du récit extrêmement bien fichue : les clefs de l'histoire nous sont distillées au fur et à mesure et ce qu'on pensait savoir au début est régulièrement remis en cause jusqu'au dénouement. Ça change des pseudos-révélations qu'on voit arriver avec des gros sabots à douze bornes. 
Pour ne rien gâcher, Harley et ses trois petites soeurs Amber, Misty et Jodie sont aussi intéressants que crédibles et rendent cette histoire d'autant plus bouleversante qu'ils sont attachants. 

Le Temps de la Colère est le récit brut d'une histoire dure qui ne laissera personne indifférent.

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Argo - Antonio Mendez


Agro - Antonio Mendez 

Quatrième de couv' : Le 4 novembre 1979, de jeunes islamistes prennent d'assaut l'ambassade des États-Unis à Téhéran et retiennent en otages des dizaines de fonctionnaires et diplomates américains. Six d'entre eux parviennent à fuir et trouvent refuge chez l'ambassadeur du Canada.
Pour les exfiltrer du pays, la CIA décide de mettre sur pied une opération d'envergure. À sa tête, Antonio Mendez, un agent chevronné, spécialiste des missions clandestines, qui imagine un scénario aussi spectaculaire qu'audacieux...

Autant être très honnête avec vous, ce livre vient des étagères de la maison d'édition où j'ai bossé et n'en est sorti que parce que son titre était curieusement proche de l'obsession que je cultivais déjà à l'époque... Depuis, Argo traine dans ma PAL en attendant son heure.

Celle-ci est arrivée parce que je cherchais une lecture "pause", genre bouquin court, facile et rapide à terminer. En dehors de ça, je n'attendais pas grand chose d'Argo. Pour tout dire, je savais à peine de quoi ça parlait. Ce n'est pas la découverte du siècle mais j'ai tout de même trouvé la lecture intéressante et sympathique. La crise des otages américains en Iran de 1979 à 1981 est un événement historique que je ne connaissais pas du tout, pas plus que l'opération montée pour extraire six de ces otages. Mieux connaître l'histoire de notre monde, même quand celle-ci est racontée par un ex-membre de la CIA, est sans doute à elle seule une bonne raison de lire un bouquin.

Mon seul reproche serait peut-être que l'histoire pure de l'opération Argo est un peu enrobée de la vie d'Antonio (l'ex-membre de la CIA en question). Certaines digressions étaient sans doute indispensables à la bonne compréhension du déroulement de l'opération mais d'autres sans doute un peu moins. J'en soupçonne certaines de n'être là que pour gonfler le nombre de pages du bouquin.
Il y a aussi un film qui a été fait sur le même sujet. Je n'ai pas encore eu le temps de le voir (et j'ignore si je l'aurais trouvé d'ici la publication de cet article), mais si le sujet vous intéresse, sachez qu'il existe.

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Chronique d'une Mort Annoncée - Gabriel Garcia Marquez

Chronique d'une Mort Annoncée - Gabriel Garcia Marquez 

Quatrième de couv' : Les frères Vicario ont annoncé leur intention meurtrière à tous ceux qu'ils ont rencontrés, la rumeur alertant finalement le village entier, à l'exception de Santiago Nasar. Et pourtant, à l'aube, ce matin-là, Santiago Nasar sera poignardé devant sa porte. Pourquoi le crime n'a-t-il pas pu être évité ? Les uns n'ont rien fait, croyant à une simple fanfaronnade d'ivrognes ; d'autres ont tenté d'agir, mais un enchevêtrement complexe de contretemps et d'imprévus - souvent joyeusement burlesques - et aussi l'ingénuité ou la rancœur d'une population vivant en vase clos, ont permis et même facilité la volonté aveugle du destin.

Suite à ma première expérience particulière mais non moins intéressante avec Gabriel Garcia Marquez, j'ai décidé de récidiver avec une histoire un tout petit peu plus courte (à plus ou moins 300 pages près).

Pour moi, Chronique d'une Mort Annoncée doit davantage être prise comme un exercice littéraire à portée socio-philosophique que comme une lecture plaisir. Je ne peux pas vraiment dire si j'ai apprécié ou non parce que le texte est avant tout là pour être étudié. De fait, je ne sais pas trop quoi dire. Chronique d'une Mort Annoncée est construit comme une pièce de théâtre et propose des thèmes de réflexion sur la rumeur, la vérité et une certaine fatalité entre autres choses. L'assassinat dont il est question est raconté tellement de fois, de façons tellement différentes et par tant de personnes qu'il devient difficile de discerner ce qui relève de la réalité et ce qui doit rester dans la croyance. L'histoire m'a bizarrement fait penser au film Minority Report en soulevant notamment deux questions. Premièrement, pour arrêter un criminel, il faut avant tout qu'il soit devenu un criminel. S'il n'a encore rien fait, il est innocent. Mais quand il aura agi, il sera déjà trop tard. Quand faut-il alors l'arrêter ? Deuxièmement, est-ce en tentant de l'empêcher de survenir ou en le regardant arriver qu'un événement se produit et est-il seulement possible de l'empêcher, peu importe ce qu'on choisit ?
Je ne saurais pas dire beaucoup plus que ce fut une lecture intéressante mais qui ne changera probablement pas ma vie.

Je recommanderais cette lecture à celles et ceux qui aiment déjà l'univers de l'auteur, aux aspirants professeurs de littérature (et ma foi, à celles et ceux qui le sont déjà et qui ne l'ont peut-être pas lu) mais sans doute pas au reste du monde. Ce n'est sans doute pas la meilleure lecture pour débuter avec Gaby.

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Et vous, vous avez lu ces livres ? Ils vous tentent ?




xoxo
Lily

dimanche 18 septembre 2016

Les Somnambules découvrent aussi les secrets de l'univers !

Les Somnambules - Ophélie Pemmarty

Le titre fait évidemment référence au deuxième livre sur la photo, Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers. Ce livre qui avait fait son petit effet sur la blogo et dont j'avais fait chronique il y a quelques mois, m'a refait penser aux Somnambules d'Ophélie Pemmarty.
Je les connaissais déjà (de nom), parce qu'Ophélie est une copine avec laquelle je parle régulièrement d'écriture (et de fangirlisme). L'idée était de mettre les deux livres en perspective, histoire de profiter de la notoriété de celui édité chez PKJ pour mettre en lumière celui qui n'a pas les mêmes moyens de rayonnement. 
Aucun scrupule à me servir de grosses maisons d'édition pour aider les auteurs en auto-édition (même si Les Somnambules ont, en l'occurrence été publiés un moment aux Éditions Valentina) ;-).

Si vous voulez vous épargner quelques lignes de mon blabla, la chronique comme ici.
Il faut savoir que malgré mon intérêt et ma curiosité pour Les Somnambules, l'histoire ne partait pas avec des points bonus. Les histoires d'ados et d'amours racontées à la première personne ne sont généralement pas celles avec lesquelles je suis la plus tendre. Et puis Quentin et Enzo ont agit sur moi comme une petite madeleine de Proust. Leur histoire m'a rappelé celles des fanfictions que je lisais par centaines quand j'étais ado, qui misaient tout sur l'amour et l'envie de voir ses personnages favoris vivre une histoire passionnelle, en faisant fi du reste.

Quentin et Enzo m'ont surprise par leur caractère attachant. Je me suis trouvée très vite en empathie avec eux et je les ai accompagnés avec beaucoup de plaisir pour un petit bout de leur chemin. Comme Ari et Dante lorsqu'ils ont découvert les secrets de l'univers, Les Somnambules ont le mérite d'exister dans une littérature adolescente qui manque cruellement de diversité dans ses romances. Benjamin Alire Saenz et Ophélie Pemmarty n'ont pas exactement le même genre de plume mais les liens qui unissent leurs garçons respectifs sont finalement plutôt similaires. L'amour d'Ophélie pour les mots et le soin avec lequel elle les choisit raviront à coup sûr les plus romantiques d'entre vous.

Une chronique ne serait pas mienne sans quelques critiques. Ma principale réserve va à la forme de narration choisie qui sonnait comme un journal intime sans en avoir l'air. J'ai trouvé que ça ne servait ni l'histoire, ni le texte. J'aurais peut-être préféré que le parti pris soit assumé jusqu'au bout et l'histoire racontée sous la forme d'un véritable journal intime. Ou même carrément écrite à la troisième personne, mais on n'a pas toujours ce qu'on veut dans la vie. Cela ne m'a pas empêché d'avoir beaucoup de mal à lâcher un premier tome finalement assez addictif. Ma deuxième (et plus petite) réticence va donc au deuxième tome, qui était à mon sens plus confus et moi pertinent sans pour autant être désagréable. Un peu comme la saison de trop d'une bonne série.

Pour celles et ceux qui ont la flemme de lire et sauteront directement à la conclusion
Je ne regrette pas du tout de m'être penchée sur le cas des Somnambules et je crois même que c'est une histoire qui aurait pu être défendue par une grosse maison d'édition, si celles-ci prenaient encore quelques risques. Heureusement que les petites (et l'auto-édition) sont encore là pour ça, et nous permettent de découvrir des auteurs différents.

Pour vous procurer l'intégrale des Somnambules ou consulter quelques avis supplémentaires, rendez-vous sur le site d'Ophélie Pemmarty !

Les Somnambules résumé synopsis Ophélie Pemmarty



xoxo
Lily

dimanche 4 septembre 2016

5 choses que j'ai apprises dans les romans pour ados

Je suis actuellement en train de relire la série Quatre filles et un jean. J'avais commencé à lire les premiers tomes à leur sortie au début des années 2000 et puis j'avais sûrement dû predre l'intérêt en grandissant. Tout récemment, je me suis aperçu qu'ils en avaient fait des films (en 2005 et 2008) donc je me suis dit que c'était l'occasion de relire (et de terminer) la série avant de jeter un oeil à leurs adaptations.

romans ados jeunesse
4ème de couv' (avec beaucoup de points de suspension...) : Ma première s'appelle Carmen. Elle est brune et trouve ses fesses un peu grosses. Très attachée aux gens qu'elle aime, elle se montre parfois d'une franchise désarmante. Elle a aussi un énorme problème avec son père...
Ma deuxième s'appelle Tibby. Elle ne fait pas son âge, ne s'habille pas très fille. Et si elle joue les rebelles, c'est pour mieux masquer sa grande sensibilité. Une rencontre inattendue va bouleverser sa vie...
Ma troisième s'appelle Bridget. Elle est blonde sexy, volontaire mais au fond si vulnérable. Quand elle veut quelque chose, elle l'obtient. Surtout s'il s'agit d'un garçon. Au risque d'aller trop loin...
Ma quatrième s'appelle Lena. Elle est brune, superbe. Timide et farouche, elle refuse souvent d'écouter ce que lui dit son coeur. Mais le soleil de Grèce va réveiller en elle des sentiments inconnus...
Mon cinquième est un jean. Symbole de leur amitié, il va passer de fille en fille. Il les accompagnera le temps d'un été, un été qui changera leurs vies pour toujours.
Mon tout est un roman drôle, sensible, intelligent où se mêlent subtilement les voix de quatre adolescentes qui rient, souffrent parfois, grandissent et nous séduisent...

De cette lecture, je n'ai pas tiré une critique, bien que ce soit des histoires d'une qualité tout à fait décente dans leur genre (pour les trois premiers tomes du moins).
Aujourd'hui, comme le précise le titre, je partage les petites leçons qu'on peut tirer des différents tomes de Quatre filles et un jean mais aussi globalement de tous les romans que je lisais quand j'étais ado (disons grossièrement dans les années 2000). Peut-être qu'ils ont changé depuis mais je suis beaucoup moins au fait.
À chacun de le prendre comme il le veut, au premier degré, au centième ou avec un gros fat LOL à la fin de chaque item.

N°1. La sportive populaire est toujours blonde. À part quand elle veut s'enlaidir et se teint les cheveux dans une couleur horrible - genre du châtain ou du brun - en général parce qu'elle a des problèmes avec un garçon.

N°2. Il y a toujours une mère célibataire. La plupart du temps, elle a eu un premier enfant (une fille) assez jeune, a divorcé rapidement et se recase maintenant que sa fille est ado. Elle se marie une deuxième fois à l'approche de la quarantaine et se retrouve enceinte (d'un petit garçon). Faire attention au père de l'ado, il cache toujours un secret à sa fille.

N°3. It's all about boys. Sans petit copain, la fille est forcément moins heureuse. CDFD, sans démonstration.

N°4. Le sexe c'est mal. Pratiqué en dehors d'une relation amoureuse sincère et sérieuse, il ne vous attirera que des ennuis. En vrai c'est plutôt l'inverse. Update : même pratiqué au sein d'une relation amoureuse sincère et sérieuse, c'est mal. Attendez donc le mariage, bande de débauché(e)s.

N°5. Le beau gosse est forcément un crétin. Surtout celui sur lequel vous fantasmez. Reportez-vous plutôt sur le looser chien fidèle pas sexy qui, lui, vous porte un amour sincère (cf. le point N°4).


Si vous avez tiré d'autres enseignements de vos lectures de livres pour ados, partagez-les avec moi ;-) !



xoxo
Lily